Étude multimodale des déplacements
Recueil des données de mobilité
La mission recueille les données nécessaires au diagnostic des déplacements, au recalage des modèles et à l’évaluation de solutions de circulation et d’aménagement. Au lancement, le titulaire vérifie les données et le périmètre, réalise une visite détaillée du secteur et remet sous deux semaines une note méthodologique précisant notamment les postes, dates, moyens, contrôles, reprises de mesures et protocole relatif aux données personnelles. Les phases sont soumises à validation du maître d’ouvrage.
- Enquête origine-destination aux dix portes du cordon, sans arrêt ni interview en tranche ferme : au moins 2 h le matin et 2 h 30 le soir (16 h 30–19 h). Elle distingue les principales catégories de véhicules et restitue matrices, cartes de flux, taux de transit et itinéraires. Tout relevé de plaques ou identifiant requiert la validation du protocole de protection des données ; l’anonymisation immédiate est privilégiée, sans conservation prolongée d’images ou de plaques complètes.
- Comptages automatiques pendant sept jours consécutifs aux dix portes, dans les deux sens, avec données horaires et journalières et classification au minimum des véhicules légers et poids lourds.
- Comptages directionnels sur trois carrefours et, si nécessaire, les carrefours complémentaires de la microsimulation : mouvements par direction, au moins 2 h 30 aux pointes du matin et du soir, catégories de véhicules, traversées piétonnes, files, attentes et blocages.
- Observations et comptages piétons et cyclistes, examen des continuités, traversées, conflits, dangers et accessibilité PMR ; analyse des lignes de transport collectif, fréquences, temps de parcours, régularité, retards et pertes de temps. Les mesures de temps couvrent les pointes et une période creuse de référence ; les données SAEIV de Tanlib sont exploitées lorsqu’elles sont disponibles.
Les enquêtes se tiennent en période scolaire, un mardi ou jeudi ouvré représentatif, hors congés, jours fériés, événements exceptionnels, chantiers perturbants et conditions météorologiques susceptibles de modifier les comportements. Les dates sont soumises au maître d’ouvrage au moins quinze jours avant. Les incidents affectant la représentativité sont consignés ; une mesure insuffisante du fait du titulaire ou de conditions qu’il aurait dû anticiper est recommencée à ses frais.
Diagnostic et modélisation de référence
Le diagnostic croise flux de transit, d’échange et internes, capacités et saturation des carrefours, files, temps et vitesses de parcours, transports collectifs, modes actifs et accessibilité, accidentologie, conflits d’usage, dessertes locales, livraisons, secours et sensibilité des voies résidentielles aux reports.
Le modèle macroscopique PTV Visum est recalé en situation actuelle 2026 à partir des données disponibles et des nouvelles mesures. Les corrections de réseau, zonage, matrices, affectations et paramètres sont documentées. Une référence « fil de l’eau » 2035 intègre les évolutions connues ou raisonnablement prévisibles ; les hypothèses distinguent opérations certaines, probables et incertaines, avec tests de sensibilité si une incertitude peut changer le classement des scénarios. Le modèle existant ne comporte pas de matrice de transports collectifs : l’analyse attendue porte notamment sur les pertes de temps de parcours des bus aux heures de pointe.
Scénarios, comparaison et programme d’actions
Les scénarios minimaux portent sur l’apaisement du bas de la route de Coulonges (sens unique à préciser, couloir bus susceptible d’accueillir les vélos sous réserve de sécurité et de largeur, maintien des accès riverains, livraisons et secours), des couloirs bus-vélos route de Coulonges et avenue de Nantes avec report envisagé par le Coteau-Saint-Hubert, et un barreau entre les réseaux de l’avenue de Nantes et de la route de Coulonges, avec examen éventuel de la route de Sérigny et des raccordements. S’y ajoute un protocole d’expérimentation réversible autour de Saint-Hubert, précisant sécurité, durée, information des usagers et indicateurs avant/après ainsi que les critères de poursuite, adaptation ou abandon.
Tous les scénarios sont modélisés aux horizons 2026 et 2035 ; une microsimulation est prévue pour ceux affectant sensiblement Saint-Hubert, l’avenue de Nantes, la route de Coulonges, Léon-Bourgeois ou les futurs raccordements du barreau. Les résultats comprennent notamment flux, mouvements, temps et vitesses, capacités, saturation, files, attentes, effets sur les bus, reports, accès locaux, livraisons, secours et sécurité des piétons et cyclistes. La comparaison couvre aussi nuisances, imperméabilisation, végétalisation, résilience, insertion urbaine, faisabilité, coûts d’investissement, fonctionnement et entretien. Le titulaire recommande un scénario ou une combinaison de mesures, puis propose des actions immédiates, expérimentations, aménagements à moyen terme, études complémentaires et modalités de suivi, avec pilote, partenaires, prérequis, ordre de grandeur financier, délai et indicateurs.
Une note d’opportunité sur la passerelle modes doux Sainte-Pezenne–Noron analyse bassins de rabattement, générateurs, bénéficiaires, gains de distance et de temps, potentiel de report modal, raccordements aux réseaux et conditions de réussite, dont sécurité, éclairage et accessibilité PMR. Elle comporte une carte, les flux actuels et potentiels et les études complémentaires à engager, ainsi qu’une stratégie de mobilisation des partenaires. La mission ne comprend pas les études techniques, environnementales, hydrauliques ou réglementaires de conception de l’ouvrage.
Tranche optionnelle et remises
La tranche optionnelle prévoit une enquête par interview de poids lourds entrants route de Coulonges, avec arrêt en présence des forces de l’ordre. Elle vise les véhicules de plus de 3,5 t, hors bennes à ordures ménagères ; elle se déroule une matinée de 7 h à 12 h, un jour moyen de semaine hors vacances scolaires, avec un taux d’interrogation attendu supérieur à 70 % des poids lourds interceptés. L’interview, conforme au décret n° 2006-235 du 27 février 2006, ne dépasse pas une minute d’arrêt. Le lieu précis et les conditions de sécurité sont définis avec le maître d’ouvrage ; balisage et signalisation conformes à la réglementation sont à la charge du bureau d’études.
Les remises incluent notes et protocoles, données brutes, contrôlées et redressées, matrices, cartes, diagnostics, modèles et rapports par phase, comparaison, recommandation, programme d’actions, synthèse décisionnelle et fichiers sources. Les rapports sont remis en PDF et formats bureautiques modifiables, les tableaux en XLSX et CSV, les données géographiques dans un format SIG ouvert et documenté, et les modèles avec fichiers sources, paramètres, réseaux, matrices et notices. Les licences nécessaires sont à la charge du titulaire ; les modèles doivent être reproductibles et compatibles avec une version courante de PTV Visum. Les documents de réunion sont transmis au moins cinq jours ouvrés avant la séance, les rapports soumis à validation au moins dix jours ouvrés avant la réunion correspondante, sauf accord différent. Le titulaire vérifie la qualité des données, respecte la sécurité des interventions sur le domaine public et remet un inventaire final des données et conditions de réutilisation.
Préparez votre dossier
Critères d'évaluation
| Pondération | Critère |
|---|---|
Marchés similaires
Autres appels d'offres proches encore ouverts.
Comptages, analyses et simulations dynamiques
Saint Etienne Métropole
Comptages, enquêtes et relevés de mobilité
Angers Loire Métropole · Ville d'Angers
Diagnostic trafic et sécurité de la Porte des Sorinières
DREAL Pays de la Loire
Posez vos questions sur le marché
Notre IA a lu l'intégralité du DCE et répond à toutes vos questions sur ce marché.