Désamiantage, déconstruction et dépollution des sols

Date limite
2 octobre 2026 à 10 h
Localisation
Venansault (85)
Durée
18 semaines, dont 5 de préparation; marché jusqu’à la fin de la garantie de parfait achèvement
Budget
Max: 290 000 €

Déconstruction sélective, désamiantage et dépollution d’un site immobilier

Les travaux portent sur un ancien garage automobile et deux maisons d’habitation. Ils comprennent la préparation et la sécurisation du chantier, le curage et le retrait des matériaux polluants, le désamiantage et le traitement du plomb, la démolition des bâtiments et ouvrages extérieurs, la dépollution des sols puis la remise en état de la plateforme et des mitoyens. Le titulaire doit notamment protéger les ouvrages conservés, assurer la stabilité des avoisinants et fournir les documents de fin de travaux et de traçabilité.

Préparation, curage et protections

Le titulaire établit les études et modes opératoires, le plan de retrait amiante, le PPSPS, les plans d’installation et de circulation, les plans d’exécution et le SOGED. Il réalise les DICT, investigations de réseaux, sondages nécessaires et constats des avoisinants. Le chantier nécessite notamment une clôture grillagée de 2 m, un portail d’au moins 5 m, le balisage des zones à risque et une base vie comprenant sanitaires, vestiaires, réfectoire et salle de réunion pour 10 personnes. Les réseaux conservés, les arbres remarquables, bornes de géomètre, coffrets et trois piézairs sont à protéger.

Le curage sélectif porte sur les éléments non structurels et non inertes, les encombrants et les équipements. Les déchets sont triés à la source et entreposés dans des contenants appropriés; leur stockage au sol est interdit, sauf autorisation pour les inertes triés et le bois. La dépose manuelle inclut notamment les menuiseries, équipements, canalisations non métalliques, néons, étanchéités et isolation thermique extérieure. Cette dernière est déposée manuellement, avec benne bâchée et contrôle quotidien de la dispersion des billes de polystyrène. Le brûlage sur site est interdit.

Les cuves et déchets spécifiques sont également traités : récupération spécialisée des fluides frigorigènes des appareils froids; vidange et nettoyage d’une fosse septique si découverte, avec démolition et remblaiement; dégazage des cuves, dont le démantèlement doit suivre sous 48 h, pompage des résidus pollués et évacuation en filière adaptée. Les cuves enterrées, fondations et radier sont retirés, les excavations remblayées et les ouvrages repérés au plan de récolement.

Désamiantage, plomb et stabilité des mitoyens

Tous les matériaux amiantés sont retirés avant démolition, à l’exception possible des gaines enterrées, traitées après démolition des superstructures selon les procédures prévues. Les travaux concernent notamment les enduits et colles, chapes, conduits, mitres, couvertures et bardages en amiante-ciment, ainsi que des débris mélangés à la terre. Pour ces débris, la terre sous-jacente est raclée sur 20 cm, avec une bande périphérique de 1 m. Des réserves de repérage peuvent nécessiter des investigations complémentaires et la mise à jour du plan de retrait. Les retraits de matériaux de niveaux de risque différents font l’objet de confinements et protections adaptés; les procédures comprennent notamment sas de décontamination, captage ou aspiration à filtration absolue, humidification et conditionnement sécurisé des déchets. Pour les retraits intérieurs de niveau 2, le renouvellement d’air est d’au moins 10 volumes par heure pour C < 3 300 F/L et 15 volumes par heure pour C > 3 300 F/L, avec dépression attendue de 15 Pa et jamais inférieure à 10 Pa. Pour le niveau 3, le renouvellement prévu est de 20 volumes par heure et la dépression doit rester supérieure à 15 Pa. La VLEP amiante est de 10 F/L sur 8 heures. Des mesures d’empoussièrement sont réalisées au démarrage puis au minimum chaque semaine par processus; les mesures environnementales sont réalisées chaque semaine et par typologie. Le seuil d’arrêt environnemental est supérieur à 5 F/L. Une inspection visuelle et des mesures de restitution précèdent la reprise des travaux dans les zones traitées.

Le retrait des produits contenant du plomb concerne les matériaux identifiés à plus de 1 mg/cm². Il implique évaluation des risques, balisage, isolement et décontamination des personnels, conditionnement séparé des déchets et protections respiratoires adaptées. Les valeurs indiquées sont une VLEP de 0,03 mg/m³ sur 8 heures et une valeur limite biologique à respecter de 150 µg/L.

Au droit des mitoyens, le titulaire réalise les sondages, études de structure et confortements nécessaires. Les découpes sont effectuées avec soin, par sciage ou carottages sécants; l’usage du BRH est proscrit pour la désolidarisation des fondations mitoyennes. Les planchers sont étayés avant intervention des engins, selon une note de calcul. Les protections doivent limiter les poussières, bruits, vibrations et infiltrations; les mitoyens sont bâchés et remis hors d’eau au fur et à mesure.

Démolition, sols et déchets

La démolition mécanique est effectuée avec une pelle à flèche de grande hauteur, dimensionnée pour des bâtiments d’environ 8 m au faîtage, et des outils permettant de séparer métaux, béton, parpaings et charpentes-couvertures. Le périmètre de sécurité doit atteindre la hauteur du bâtiment ou être complété par des protections antiprojection. Arrosage et brumisation sont prévus pendant l’abattage, le chargement et l’évacuation; le bruit est limité et l’usage du BRH réduit au minimum.

Les infrastructures sont démolies jusqu’à 2 m sous le point bas des bâtiments et ouvrages concernés; en limite du domaine public, la démolition est limitée à 10 cm sous le terrain naturel pour préserver trottoirs et réseaux. Les puits identifiés sont vidangés, démolis jusqu’à 2 m sous le terrain, remblayés par couches compactées de 30 cm et repérés au DOE. Les bétons impactés par les hydrocarbures sont séparés et évacués en filière adaptée; les quantités estimées comprennent quatre zones de béton à 8 m³ chacune et 5 m³ pour les murs et le radier de la fosse à huiles.

La dépollution des sols se fait par excavation des terres dépassant les objectifs de 500 mg/kg MS en HCT C10-C40 et 1 mg/kg MS en naphtalène. Les volumes estimés sont de 805 à 1 200 m³ pour les zones 3, A et C; 110 m³ pour la zone 4; 85 m³ pour les zones 1 et 6; 185 m³ pour les zones B, 2 et 5; et 105 m³ pour la zone D. Les terres de la zone A sont triées sur site en lots d’environ 100 m³; chaque lot fait l’objet d’une analyse composite de cinq sous-échantillons par un laboratoire agréé COFRAC ou équivalent, avec résultats sous 48 h. Environ 40 analyses des bords et fonds de fouille sont également prévues, avec nouvelles purges et analyses en cas de dépassement. Les remblais sont des matériaux sains caractérisés, posés sur géotextile classe IV et compactés par couches de 30 cm. Une unité mobile de désodorisation est disponible en cas de nuisances olfactives.

Le SOGED précise les modalités de tri, stockage, transport, filières et traçabilité. Le tri sur site porte au minimum sur les sept flux : papier-carton, métaux, plastiques, verre, bois, fraction minérale et plâtre. La réutilisation, le recyclage puis la valorisation matière sont privilégiés; les gravats inertes recyclables sont envoyés en plateforme de recyclage. Les déchets dangereux sont suivis sur Trackdéchets; les BSD, BSDA, bons de pesée et justificatifs des filières sont conservés et transmis. Les terres polluées sont transportées en camions bâchés.

Remise en état et livrables

Les excavations sont remblayées et la plateforme nivelée, sans mélange des terres polluées. Une zone de 72 m² est aménagée pour trois places PMR (4 × 6 m chacune), avec GNT B 0/31,5 sur au moins 30 cm, compactage et revêtement bicouche à l’émulsion de bitume gravillonnée 4/6 avec cloutage 10/14. Aucune portance n’est demandée pour cette plateforme. Des blocs d’enrochement d’environ 1,3 tonne chacun, de granulométrie 150/250 cm, sont espacés d’au plus 1,50 m et enterrés d’environ 30 cm aux endroits prévus.

Les reprises mitoyennes comprennent selon les zones chaînages, enduits hydrofuges, passivation des aciers sciés, étanchéité des soubassements et drains d’au moins 72 mm, posés avec une pente d’au moins 5 mm/m. Les ouvrages conservés et les abords sont remis en état. Le DOE inclut notamment plans de récolement géoréférencés, relevés et cubatures, analyses, résultats de contrôle, documents de sécurité et tableaux de traçabilité des déchets et terres évacuées. Il est remis en quatre exemplaires, dont versions informatiques; le chantier est livré nettoyé et débarrassé des déchets et installations.

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Critères d'évaluation

PondérationCritère

Visite de site

Optionnelle

Date(s)

17 septembre 2026 à 9h00

Lieu

Sur site, 30 rue Saint-André, Venansault

Modalités

Visite fortement conseillée. Aucune question ne sera traitée pendant la visite; les demandes de renseignements sont à transmettre selon la procédure prévue au règlement.

Échantillons

Requis

Modalités de livraison

À soumettre pendant la phase de préparation pour validation de la finition avant mise en œuvre.

Produits à fournir

  • Échantillons de teintes pour l’enduit de finition des mitoyens
    xPlusieurs pour chacune des portions 4, 5bis et 6; nombre selon la demande de la maîtrise d’œuvre et de la maîtrise d’ouvrage

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