Curage, désamiantage et déplombage
Curage sélectif et retrait des polluants
Le marché comprend le curage, le désamiantage en sous-section 3 et le traitement du plomb des trois bâtiments, selon les plans de repérage et les zones prévues au marché. Le bâtiment B et le bâtiment C sont concernés sur l’ensemble de leurs niveaux, sous réserve des zones indiquées « hors marché curage » ou « zone démolie – hors marché ». Pour le bâtiment A, les interventions sont ciblées sur les logements vacants; les parties communes sont traitées ultérieurement. Le site étant partiellement occupé, les travaux doivent préserver les accès et réduire les nuisances pour les occupants et le commerce.
Le curage distingue les zones hors risque (« curage vert ») des zones à risque amiante et/ou plomb (« curage rouge »), où s’imposent les protections, le confinement ou l’aspiration à la source et les filières de déchets dangereux. Le plomb étant relevé dans les trois bâtiments, la majorité du curage est annoncée en risque plomb. Les éléments amiantés doivent être retirés en SS3 avant les interventions de curage qui les concernent; les interventions préalables à proximité de matériaux à risque sont soumises aux mesures réglementaires correspondantes.
Curage et déposes
Avant déconstruction, l’entreprise réalise une DICT et fait neutraliser les réseaux concernés (gaz, électricité, chauffage, eau et ventilation), avec justificatifs des coupures. Aucun réseau ne doit être interrompu avant vérification de sa neutralisation; les dévoiements provisoires nécessaires sont compris. Le débarras porte aussi sur les encombrants, meubles, contenus des combles et panneaux de signalétique prévus au périmètre.
Les travaux comprennent notamment la dépose et l’évacuation des équipements électriques et courants faibles, des réseaux et appareils de chauffage/ventilation, des équipements de plomberie et sanitaires, des sols, revêtements muraux, faux plafonds, doublages, cloisons et menuiseries intérieures, selon les plans et les particularités des bâtiments. Les installations sont déposées après consignation; les matériaux conservés et les structures doivent être protégés. Les escaliers en bois du bâtiment B ne sont pas à curer. Les lisses et garde-corps concernés font l’objet de protections ou de remplacements provisoires selon le descriptif.
Les déposes de sols comprennent, selon les zones, les chapes et couches intermédiaires jusqu’au support spécifié; la dernière couche conservée doit permettre une circulation sûre. Des déposes partielles de planchers bois, sur une largeur de 70 cm, sont prévues pour observer solives et ancrages; des trémies provisoires sont sécurisées par panneaux OSB. Trois sondages destructifs complémentaires sont prévus dans le bâtiment B, d’environ 20 cm de diamètre, sans altérer les éléments porteurs ni l’étanchéité. Les mezzanines du bâtiment C sont déposées.
Après curage, les vides et percements susceptibles d’affecter l’étanchéité à l’eau ou à l’air sont repris; les planchers doivent rester accessibles sans danger. Les bâtiments conservés sont restitués hors d’eau et hors d’air. Les méthodes de déconstruction doivent protéger le public et les ouvrages conservés; le jet de déchets par les fenêtres, le concassage sur site et l’emploi d’explosifs sont interdits.
Traitement du plomb
Le repérage fait état d’une présence généralisée de plomb dans les trois bâtiments, sur des peintures de menuiseries, murs, plafonds et éléments métalliques, ainsi que dans certaines canalisations. Les unités de repérage au-dessus de 1 mg/cm² sont estimées à environ 160 en bâtiment A, 72 en B et 109 en C; le dossier retient le risque plomb au-dessus de 0,3 mg/cm². Le traitement vise le retrait des peintures ou des éléments plombés identifiés, sans garantir l’élimination du risque dans les substrats non traités.
Avant intervention, l’entreprise établit un mode opératoire par processus, validé par chantier test, réalise les mesures initiales « point zéro » et isole les zones. Pendant les travaux, elle limite les poussières, utilise un aspirateur à filtre THE et des EPI adaptés; le balayage est proscrit. Des tests lingettes hebdomadaires sont prévus, avec un objectif inférieur à 400 µg/m² aux points indiqués (base vie, tables et micro-ondes). Le contrôle atmosphérique initial des travailleurs vérifie notamment la limite de 0,03 mg/m³ en moyenne sur 8 heures. Après nettoyage, le contrôle surfacique au sol doit être inférieur à 1 000 µg/m²; les résultats sont transmis au CSPS et au maître d’ouvrage. Le chantier test et le suivi de l’air et des sols concernent chaque bâtiment.
Les déchets plombés sont emballés dans des sacs ou récipients étanches étiquetés, stockés sous clé et évacués au minimum chaque soir. Des analyses par lixiviation déterminent les filières: le dossier prévoit des centres agréés pour les débris et poussières dont la teneur en plomb lixiviable dépasse 50 mg/kg; il indique également des filières distinctes pour les résidus en dessous de ce seuil, les éléments intègres en bois, métal ou plâtre, et les matériaux minéraux intègres dont la teneur est inférieure à 0,5 mg/kg.
Désamiantage et contrôles
Les repérages identifient notamment une plaque bitumineuse sous évier en bâtiment A (1 unité); en bâtiment B, des dalles et colle bitumineuse sur environ 18 m², des bandes et enduits de jointoiement sur environ 5 m², un enduit sur environ 24 ml, du linoléum sur 5 m² et du mastic bitumineux sur charpente métallique sur 50 ml; en bâtiment C, de la colle sous carrelage sur environ 5 m², des dalles jaunes et leur colle sur 12 m², ainsi qu’un conduit de fibrociment en toiture (1 unité). Des locaux n’ont pas pu être visités et certains repérages sont des prérapports; les réserves et investigations complémentaires doivent donc être prises en compte.
La prestation inclut les études, le plan de retrait et de confinement, les installations, les protections, l’enlèvement des matériaux repérés, le nettoyage, la surveillance métrologique, l’évacuation des déchets et le repli. Le plan de retrait est soumis aux intervenants concernés et transmis aux organismes de prévention un mois avant le début des travaux. Les zones sont balisées, calfeutrées et confinées, notamment par polyane de 200 µm. Pour les zones de niveau 2, la dépression requise est de 20 Pa et le renouvellement d’air de 6 volumes par heure; les eaux de douche sont filtrées successivement à 50, 25 et 5 µm avant rejet. Le sas de décontamination comprend normalement 5 compartiments et 2 douches; un sas à 3 compartiments est prévu lorsque la configuration ne permet pas le sas à 5 compartiments.
Les contrôles d’empoussièrement comprennent un point zéro avant travaux, des mesures périodiques pendant les travaux (notamment au poste, dans les zones concernées et à l’environnement des travaux), puis les contrôles de fin d’intervention. Une période minimale de 12 heures sans intervention précède les mesures libératoires META 24 h; le résultat attendu est inférieur à 5 fibres/L. Les mesures de fin de chantier après déconfinement doivent également être inférieures à 5 fibres/L. Deux étapes de contrôle visuel sont prévues, dont un contrôle par un intervenant indépendant missionné par le maître d’ouvrage avant restitution de la zone. Les bordereaux de suivi des déchets amiante, certificats d’élimination, résultats de contrôles et dossier de fin de travaux sont à remettre.
Chantier, déchets et restitution
L’entreprise prévoit les installations, clôtures, signalétique, accès, éclairage, cantonnements et moyens de sécurité nécessaires. Elle organise le tri à la source, le stockage séparé des déchets dangereux et non dangereux, les enlèvements et leur traçabilité. Les déchets amiantés sont conditionnés et stockés dans une zone dédiée fermée; les bordereaux et justificatifs sont transmis au maître d’œuvre et au maître d’ouvrage. Les déchets dangereux sont suivis sur la plateforme Trackdéchets lorsque prévu. Les bennes et déchets sont évacués vers des filières adaptées; tout recours à l’enfouissement requiert l’accord préalable du maître d’œuvre et la justification de l’absence d’une filière de traitement ou de valorisation.
Le dossier fixe un objectif HSF de revalorisation de 70 % des déchets générés et de 100 % pour les verres plats. La réception suppose le repli des installations, l’état des lieux après travaux, la remise du DOE et des enregistrements relatifs aux déchets, une visite contradictoire et la levée des réserves.
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Critères d'évaluation
| Pondération | Critère |
|---|---|
Visite de site
Date(s)
12 octobre 2026 à 14h30 ou 15 octobre 2026 à 9h30
Lieu
31 rue Louis Blanc, 75010 Paris
Modalités
Visite obligatoire; se munir de l’attestation de visite, à faire signer par HSF. Les questions éventuelles sont à adresser ensuite via AWS; le représentant présent ne répond pas aux questions pendant la visite.
Échantillons
Modalités de livraison
Le cadre du mémoire technique demande d’indiquer les délais de présentation des « Témoins ». Les produits concernés, quantités, échéances précises, modalités de livraison et d’acceptation ne sont pas précisés.
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