Réparation ponctuelle des chaussées par enrobé projeté
Réparation localisée des chaussées
L'accord-cadre porte sur des réparations ponctuelles de chaussées sans destruction du revêtement existant, par fabrication et projection sur site d'un mélange de gravillons et d'émulsion de bitume. Les dégradations visées comprennent notamment les fissures, le faïençage, les joints longitudinaux ouverts, les pelades, les arrachements, les déformations peu importantes, les nids-de-poule, les flaches, les affaissements localisés de faible profondeur, les couronnements de tampons et les érosions de rives.
Organisation et moyens
Les prestations comprennent l'amenée et le repliement de l'enrobeur-projeteur et du matériel de compactage, les approvisionnements, la mise à disposition de l'équipe, les transferts entre chantiers, la signalisation réglementaire, la protection éventuelle des ouvrages, clôtures et véhicules proches, ainsi que la remise en circulation et la remise en état des lieux. Les interventions peuvent être réalisées de jour ou de nuit, par ateliers dédiés composés d'un chef d'équipe, d'ouvriers qualifiés en projection d'enrobé et d'un chauffeur de compacteur. Une journée représente 7 heures effectives, ravitaillements en eau et en gravillons compris.
L'enrobeur-projeteur doit notamment :
- produire 5 à 10 tonnes d'enrobé en 7 heures de travail effectif ;
- disposer d'au moins 2 trémies pour deux coupures granulaires, de 3 m³ minimum chacune, d'une cuve à émulsion de 4 000 litres minimum et d'une capacité en eau de 500 litres minimum ;
- maintenir le liant à température constante 24 h/24, comporter un bras d'application arrière et un bras télescopique orientable réunissant soufflage, projection d'émulsion et projection de gravillons ;
- disposer de compteurs digitaux étalonnés et d'un système de géolocalisation des zones traitées ;
- avoir été étalonné dans les douze mois précédant l'utilisation.
L'atelier de compactage comprend un cylindre mixte bille-pneus d'au moins 1 m de largeur. Le titulaire assure la signalisation du chantier mobile, les demandes d'arrêtés de circulation et le dossier d'exploitation sous chantier. Le personnel porte les équipements de protection individuelle requis ; les véhicules et engins sont équipés conformément aux règles de signalisation et de visibilité applicables.
Préparation et mise en œuvre
Les surfaces sont nettoyées par soufflage à l'air comprimé ou balayage soigné afin d'enlever les matériaux non adhérents, poussières, eau stagnante et débris végétaux. Si le soufflage génère trop de poussières, il est remplacé par un nettoyage à l'eau sous pression suivi d'un soufflage. Un léger décaissement manuel ou mécanique des bords francs peut être réalisé si nécessaire.
L'émulsion de bitume chaude est pulvérisée uniformément au fond et sur les bords de la cavité à raison de 800 g/m². L'enrobé à l'émulsion est ensuite projeté par couches successives jusqu'au niveau de la chaussée existante, avec une granularité adaptée, pour éviter les surépaisseurs et les flaches résiduelles. Les granulats les plus gros sont utilisés dans la partie inférieure lorsque les dommages sont plus importants, puis la granularité fine en finition.
- Pour une dégradation de moins de 4 cm mesurée à la règle de 3 m : une passe de 4/6 suivie d'une finition 2/4 peut être réalisée.
- Pour une dégradation de plus de 4 cm : au moins deux passes, avec une première passe structurante de 4/6 à 6/10, suivie d'une finition 2/4.
- Une fine couche finale de gravillons secs, sans émulsion, est appliquée pour éviter le collage des pneus.
- Un chauffage de la zone peut être réalisé pour améliorer la prise et limiter les rejets.
- Le compactage est effectué au rouleau à pneus ou à la plaque vibrante ; il peut être exigé sur les zones à fort trafic ou à forte déclivité.
Le balayage des gravillons rejetés est réalisé dans un délai de 7 à 15 jours après l'intervention. Les résidus de curage et les rejets excédentaires sont collectés et évacués vers un centre de traitement agréé aux frais de l'entreprise. Les dispositifs d'écoulement des eaux, notamment caniveaux, avaloirs et grilles, doivent rester dégagés.
Matériaux et contrôles
Les émulsions sont fournies avec une attestation de conformité CE de niveau 2+ en cours de validité pour chaque approvisionnement. Le liant est une émulsion cationique à rupture rapide, classique à 65 % ou 69 % de bitume pur résiduel, ou élastomère à 69 % ou 72 % de bitume élastomère. L'émulsion élastomère est obligatoire sur les voies supportant un trafic supérieur ou égal à T3 et à partir du 1er octobre sur toutes les voies. Le liant est fabriqué à partir de bitume 70/100 ou 160/220 ; sa température maximale de stockage est de 70 à 80 °C, avec relèvement possible d'environ 20 °C pour un stockage inférieur à 24 heures. Le dosage est de 6 à 8 % de bitume résiduel et la température ambiante minimale d'épandage est de +5 °C.
Les granulats, entièrement concassés et issus de roche massive ou alluvionnaire, respectent la norme NP P 18-545 de septembre 2011. Une fiche technique produit est fournie par origine et par coupure, avec les caractéristiques LA, MDE et PSV. Les granularités possibles sont 4/6 et 6/10 selon la dégradation, et 2/4 en couche de roulement. L'angularité des gravillons et sables d'extraction alluvionnaire destinés aux couches de roulement est de code Ang 1. Les approvisionnements en granulats sont également accompagnés d'une attestation CE de niveau 2+ en cours de validité.
Le maître d'ouvrage peut faire réaliser des essais sur les matériaux et fournitures par le laboratoire de son choix, accéder aux usines de fabrication et effectuer les prélèvements utiles. En cas de résultats insuffisants, l'entreprise doit démontrer par de nouveaux essais à sa charge la conformité des approvisionnements modifiés.
Le rendu final doit présenter une surface dure, dense et homogène, sans rejet autour de la zone traitée ni ressuage en période chaude, et ne présenter aucune réapparition de pathologie sous trafic mécanique lourd pendant les 3 mois suivant l'intervention. Un bilan d'intervention consigne la localisation, la date, les heures, les conditions atmosphériques, les caractéristiques des constituants et les tonnages mis en œuvre.
Déchets et documents
Le titulaire collecte, transporte, entrepose, trie et évacue les déchets. Il remet un SOGED avec l'offre, le révise si nécessaire et le fait approuver et signer. Ce document décrit l'inventaire et les quantités estimées, le stockage, les filières, les prestataires, les justificatifs, les actions de réduction et de sensibilisation, le tri et les contrôles.
Un pré-tri distingue les déchets dangereux, inertes et non dangereux. Le réemploi, la réutilisation, le recyclage et la valorisation sont recherchés avant l'élimination, dans cet ordre de priorité. Les déchets sont caractérisés, stockés, étiquetés et transportés conformément à la réglementation ; les certifications d'acceptation préalable et les documents des exutoires sont transmis. Les bordereaux de suivi, justificatifs de traitement ou de valorisation, factures et BSDD sont conservés et transmis au maître d'ouvrage. Le repliement, le nettoyage et la remise en état des emplacements sont compris dans l'exécution. Les DOE/DIUO sont remis au plus tard un mois après la réception, sauf exigence particulière du bon de commande, avec au minimum un exemplaire papier, un PDF/A et, pour les plans, un DWG.
Préparez votre dossier
Critères d'évaluation
| Pondération | Critère |
|---|---|
Marchés similaires
Autres appels d'offres proches encore ouverts.
Travaux d'enrobés projetés
Conseil Départemental du Var
Réparations ponctuelles de chaussées par enrobé projeté
Département de la Charente-Maritime
Travaux routiers et enduits superficiels d’usure
Communauté de Communes Chabris – Pays de Bazelle
Posez vos questions sur le marché
Notre IA a lu l'intégralité du DCE et répond à toutes vos questions sur ce marché.