Redéfinition de l’AAC du captage de Boisaudier

Date limite
23 novembre 2026 à 12 h
Localisation
Neuillé (49)
Durée
15 mois maximum (objectif d’étude) ; affermissement de la tranche optionnelle sous 60 jours calendaires à compter de l’origine du délai de la tranche ferme
Budget
Non précisé

Une étude hydrogéologique pour redéfinir l’aire d’alimentation du captage

La tranche ferme comprend l’analyse du bassin versant et la délimitation de l’AAC, sa vulnérabilité et les activités susceptibles de présenter des risques pour la ressource. L’étude s’appuie sur la bibliographie et les données disponibles, complétées par des investigations de terrain. Le titulaire justifie les méthodes, les hypothèses, la robustesse des données et les incertitudes.

Caractérisation hydrogéologique. L’analyse couvre le forage et ses caractéristiques, les résultats de pompage disponibles, les protections existantes, l’historique de la qualité de l’eau sur 10 ans et les évolutions des paramètres, molécules et pics de pollution. Elle décrit les contextes géologique, hydrogéologique, hydrologique et climatique, les aquifères et leurs relations, les limites et écoulements, les sols, les éléments hydrauliques et topographiques ainsi que la vulnérabilité.

Deux cartes piézométriques nouvelles sont prévues, en hautes et en basses eaux. Les mesures s’appuient sur les puits investigués en 2009 et 2010 (57 ouvrages) et intègrent les piézomètres du SMBAA. Le nivellement altimétrique et la mesure des niveaux sont réalisés sur les ouvrages utilisés, avec des relevés d’une même campagne regroupés dans un laps de temps court. La DPGF prévoit un forfait de 60 points pour le nivellement et les mesures. Les campagnes sont à prévoir de préférence en février/mars 2027 pour les hautes eaux et en septembre/octobre 2027 pour les basses eaux ; leur calendrier est à valider en tenant compte de la recharge de la nappe après la sécheresse de l’été 2026.

Délimitation et vulnérabilité. Le titulaire justifie la délimitation de la zone d’influence, de la zone d’appel et du bassin d’alimentation, établit les isochrones de 50, 100, 200 et 365 jours et hiérarchise les zones contributives. Il propose un ajustement aux limites parcellaires ; une parcelle intersectant l’AAC est intégrée si au moins 20 % de sa surface est comprise dans celle-ci. Les limites sont présentées au comité de pilotage (CoPil) pour validation et soumises à l’avis d’un hydrogéologue agréé. La cartographie de vulnérabilité suit la méthode DRASTIC ; une autre méthode doit être justifiée dans l’offre. La carte SIG fournit une valeur de vulnérabilité comprise entre 0 et 4 et précise sa validité et sa fiabilité.

Occupation des sols et risques. Le recensement localise notamment zones bâties, constructibles et économiques, cultures et assolements, prairies, boisements, cultures pluriannuelles et maraîchage. Les activités existantes et futures connues susceptibles d’affecter la qualité ou la quantité d’eau sont recensées, notamment à partir d’enquêtes auprès des communes, des services concernés, des SPANC et des exploitants. L’étude estime les parts de surfaces agricoles, boisées et urbanisées, examine la texture et la capacité d’infiltration des sols et inventorie les forages de l’AAC. Elle produit une hiérarchisation des problématiques et une cartographie des zones prioritaires.

Tranche optionnelle n° 1 : piézomètres complémentaires. Le programme de base prévoit 6 piézomètres de 20 m, soit 2 dans chacune des 3 zones où les données de niveau d’eau sont insuffisantes. Le CoPil valide leur emplacement. Le titulaire peut proposer un nombre différent, à justifier, et adapter les profondeurs aux résultats de l’étude. La conception respecte la norme NF X10-999 (BRGM/RP-57843-FR, 2009). La tranche inclut le nivellement et les mesures en hautes et basses eaux, l’intégration des résultats aux nouvelles cartes, ainsi que des fiches techniques numériques et papier indiquant notamment implantation, coordonnées Lambert 93 et NGF 92, code BSS et coupes technique et géologique. En amont, le titulaire identifie les parcelles susceptibles d’accueillir les ouvrages, propose leur méthodologie de réalisation et contacte la Communauté d’Agglomération et les élus concernés. Le BPU prévoit aussi des prix unitaires pour des piézomètres supplémentaires de 20 à 30 m et de 30 à 40 m, des mesures supplémentaires et des réunions en visioconférence ou en présentiel.

Documents et réunions. Les phases donnent lieu aux cartes, tableaux et rapports attendus ; le rapport final détaille les investigations, conclusions et propositions. Les rapports sont fournis en WORD et PDF et les données cartographiques en Shapefile (QGIS), conformément à INSPIRE, avec un exemplaire papier des éléments prévus. Le titulaire prépare et organise les réunions : lancement, avancement et validation de l’étude hydrogéologique, de la délimitation de l’AAC, de la vulnérabilité, puis de l’occupation des sols et des activités à risques. Le CCTP en prévoit au minimum cinq. Les convocations et documents supports sont transmis aux membres du CoPil au moins 7 jours ouvrés avant chaque réunion ; les supports sont préalablement validés par le maître d’ouvrage et son assistant.

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