Maintenance et création de systèmes de vidéosurveillance

Date limite
19 octobre 2026 à 15 h
Localisation
Seine-Maritime (76)
Durée
1 an initial (04/01/2027–31/12/2027) ; 3 reconductions tacites d’1 an ; maximum 4 ans, jusqu’au 31/12/2030
Budget
Max: 2 000 000 €

Périmètre et organisation

Le marché couvre un parc décrit comme comprenant 420 adresses vidéosurveillées, 1 432 caméras et 120 locaux stockeurs. Il associe des prestations forfaitaires récurrentes et des interventions ou fournitures commandées à prix unitaires.

Audit et maintien en condition

Un audit détaillé de chaque site, avec photographies, doit analyser l’état et l’adéquation des installations. Un rapport réutilisable au format Excel ou Word présente les défauts et, si nécessaire, des pistes de modernisation : résolution, passage de l’analogique à l’IP, illumination minimale, capteur, compensation du contre-jour, objectif, compression H.264/H.265 et images par seconde. L’étude comprend aussi une solution de stockage hors site et sa comparaison en coût global avec le stockage local.

La maintenance préventive comprend le contrôle visuel, les réglages et réparations mécaniques mineures, la mise à jour des logiciels et firmwares, le réglage de l’heure, le nettoyage et dépoussiérage, ainsi que le contrôle et le remplacement éventuel des filtres, bulles et protections. Le marché prévoit environ 200 filtres par an, un carnet d’entretien dans les locaux stockeurs et une intervention sur chaque site une fois par année civile, avec planning fourni en début d’année. Deux sites désignés bénéficient d’un suivi renforcé mensuel et d’un reporting détaillé ; un stock critique y comprend 2 caméras, 1 enregistreur, 1 switch, 1 moniteur et 1 souris.

La maintenance curative comprend diagnostic sur site, réparations mécaniques ou électroniques, échanges de composants, remise en service et contrôle du fonctionnement. Le délai d’intervention annoncé est de 48 h les jours ouvrés. Les réparations et remplacements dus au vandalisme sont exclus du forfait de maintenance et font l’objet de postes unitaires dédiés. Le BPU distingue les interventions sous 48 h en journée (8 h–18 h) et celles de nuit, week-end et jours fériés. Un stock suffisant de pièces critiques doit permettre de maintenir l’enregistrement ; le reporting des interventions est systématique.

Connectivité, exploitation et renouvellement

La prestation forfaitaire assure le visionnage à distance par abonnement internet ou reprise de l’abonnement existant, avec le débit maximal permis par les lignes desservant les sites équipés et les services techniques. La récupération des 30 derniers jours de sauvegarde est prévue en fin de marché.

La solution de visionnage centralisé peut être un poste informatique ou un système propriétaire. Si un poste est retenu, il comporte au minimum deux écrans plats de 24 pouces. Le système doit permettre le visionnage simultané et synchronisé de plusieurs caméras en Full HD, disposer d’une connexion internet distincte du réseau de l’acheteur et permettre une extension du stockage garantissant 30 jours d’enregistrement quel que soit le nombre de caméras. La plateforme harmonise l’exploitation et l’importation des images ; le CCTP cite HIK-Connect. Une formation d’une journée est prévue si nécessaire et les codes administrateur sont remis à l’acheteur.

Le remplacement à neuf, sous réserve d’accord, peut inclure caméras et supports, interfaces, réseau et paramétrage, génie civil si nécessaire, enregistreurs, logiciels et licences, masquage, câblage cuivre ou optique, raccordements électriques, disjoncteurs et mises à la terre. Les caméras sont réglées pour permettre les finalités autorisées, notamment la lecture des plaques et l’identification des personnes ; elles sont installées à au moins 2 m de hauteur. Les dômes répondent notamment aux minima 5 mégapixels (2560 × 1920), optique 2,8–4 mm, H.264/H.265, IK10, IP67 et débit vidéo de 32 Kbit/s à 8 Mbit/s. Les modèles antivandales et extérieurs comportent notamment une résolution de 5 mégapixels, une protection IK10 et IP67 et un zoom numérique d’au moins ×4 ; leurs optiques prescrites sont respectivement de 2,8–4 mm et 2,8–12 mm. Sur les sites sensibles, un boîtier inox à vis antivandales est prévu si techniquement possible ; les composants des caméras doivent pouvoir être remplacés séparément. Les caméras analogiques disposent d’une protection d’objectif en polycarbonate de 8 mm avec film antigraffiti.

Les caméras factices sont posées à l’extérieur avec un panneau dissuasif fourni par l’acheteur. Les caméras extérieures sont équipées de supports adaptés à leur implantation. Les enregistreurs sont évolutifs, consultables en local et à distance, conservent au moins 30 jours en qualité maximale, protègent les accès par mots de passe individuels et permettent l’export sans dégradation. Les équipements sont protégés contre les surtensions ; les flux exportés sont en H.264/H.265 et cryptés, avec logiciel de décryptage fourni par le stockeur.

Le câblage prévoit au maximum trois caméras par alimentation et une longueur maximale de 80 m en câble RJ catégorie 6 pour les caméras IP. Les câbles sont encastrés lorsque possible ou protégés contre le vandalisme. La signalétique réglementaire est fournie et posée dans chaque zone vidéoprotégée ; la réponse précise caractéristiques, matériaux, dimensions, couleurs, pictogrammes et fixations. Les baies murales de type serveur sont dimensionnées selon la charge ; les dimensions indicatives sont 500 × 600 × 450 mm, avec fixations mécaniques inox. Le déplacement et le raccordement des stockeurs comprennent câblage, accessoires, goulottes, alimentation et mise à la terre ; les traversées de parois doivent préserver la protection incendie.

Dépose, livrables et postes unitaires

Les équipements hors service sont déposés puis conservés par le maître d’ouvrage ou évacués après tri sélectif, avec taxes de gestion des déchets et reprises de second œuvre nécessaires. Le dossier des ouvrages exécutés comprend plans mis à jour, schéma de principe, notices des appareils, d’exploitation et de maintenance, fiches d’autocontrôle et procès-verbaux d’essais ; il est remis deux semaines avant la réception des opérations préalables. Un DIUO décrit les opérations et moyens de maintenance. Les équipements installés bénéficient d’une garantie d’un an à compter de la réception ou de la mise en exploitation sans réserve selon les stipulations applicables.

Le BPU comprend notamment postes informatiques, licences, caméras, enregistreurs 16, 32 et 64 canaux, disques durs de 4, 8 et 12 To, baies, switches, câblages, filtres, protections et main-d’œuvre. Il comporte une ligne de licence annuelle de logiciel d’exploitation « type Adobe Creative Cloud Pro », tandis que le CCTP cite HIK-Connect comme plateforme actuelle. La DPGF chiffre l’abonnement internet à 120, 122 et 124 unités, cette dernière ligne étant libellée « année 3 + 3 mois (15 mois) » ; elle chiffre la maintenance à 120, 123 et 126 stockeurs pour les années 1, 2 et 3. Les réunions de suivi sont mensuelles et durent environ une heure.

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À fournir sur demande du maître d’ouvrage pour arrêter le choix des fournitures ; les matériels mis en œuvre doivent être conformes aux échantillons acceptés. La clause prévoit également des échantillons en vue des essais du marché.

Produits à fournir

  • Échantillons, modèles ou maquettes des fournitures demandés pour le choix du maître d’ouvrage

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