Gestion de la ripisylve et traitement des atterrissements
Objet et périmètre des interventions
Le marché porte sur le traitement des atterrissements et la gestion de la végétation de la ripisylve, afin d’améliorer la capacité hydraulique du lit mineur, de favoriser le transport solide et de maintenir des faciès écologiques diversifiés. Les interventions combinent travaux sur la végétation, les embâcles et les déchets, et remaniement des matériaux minéraux.
Le découpage présente des incohérences à clarifier avant réponse : une clause annonce une tranche ferme et trois tranches optionnelles, alors que seuls TO1 et TO2 sont ensuite détaillés. Les surfaces annoncées sont de 15 608 m² pour la tranche ferme, 5 144 m² pour TO1 et 1 316 m² pour TO2 ; le total du DEQT pour la tranche ferme est toutefois de 14 990 m².
Végétation, souches et bois
Le traitement est adapté au niveau de végétalisation : broyage des formations ligneuses de moins de 15 cm de diamètre, abattage des arbres lorsque nécessaire, ou éclaircie sélective. Pour cette dernière, l’intensité prévue est de 1/5 à 1/3 du peuplement, avec marquage et choix des arbres à conserver ou à couper. La végétation de moins de 20 cm peut être gyrobroyée sur les atterrissements moyennement végétalisés.
Le dessouchage vise l’extraction d’un maximum de racines. Selon les contraintes du site, les souches sont broyées ou évacuées ; 5 à 15 % peuvent être laissées en place ou réinjectées dans le lit mineur, après validation de la maîtrise d’œuvre. Les rhizomes de cannes de Provence peuvent être extraits, triés et évacués pour limiter leur expansion.
- Les rémanents fins sont broyés sur place ou en haut de berge ; les copeaux sont répartis uniformément, sans tas. Le bois mort de moins de 10 cm peut être laissé en morceaux de moins de 50 cm uniquement sur les cours d’eau de forte largeur.
- Les bois sont façonnés en billons de 2 m et débusqués quotidiennement vers des dépôts accessibles aux camions. Les troncs de plus de 50 cm de diamètre sont évacués ; ceux de 15 à 50 cm sont laissés à disposition des riverains pendant trois semaines, puis évacués s’ils n’ont pas été récupérés. Aucun bois ni rémanent ne doit rester sur place en fin de chantier.
- Les embâcles et amas situés dans une emprise de 10 à 15 m depuis la limite de l’eau sont démantelés et triés ; le traitement au-delà de 15 m n’est pas compris dans la prestation rémunérée au linéaire. Les bases de petits embâcles stables peuvent être conservées sur demande de la maîtrise d’œuvre.
Matériaux, chenaux et déchets
La scarification est réalisée en passages croisés : d’abord dans le sens de l’écoulement, puis perpendiculairement au lit mineur, sur au moins 50 cm de profondeur. Un régalage homogène peut déplacer les matériaux excédentaires vers des zones déprimées de l’atterrissement. Certains matériaux peuvent être réinjectés en glacis fusible, sans modifier notablement les profils en long ou en travers. Les chenaux secondaires existants ou à créer peuvent être scarifiés et surcreusés sur environ 4 m de large, avec des berges brutes en V, une pente abrupte et un rendu aussi naturel que possible.
Les détritus non végétaux sont extraits, triés et évacués vers des filières adaptées de recyclage ou des décharges contrôlées ; ils ne doivent être ni brûlés, ni broyés, ni laissés sur place. Les matériaux minéraux associés aux embâcles sont régalés aux endroits indiqués.
Organisation, moyens et contrôles
La prestation comprend notamment l’installation et le repli du chantier, le balisage, le piquetage, le marquage des travaux, les panneaux d’information rigides d’au moins format A1 à déplacer selon l’avancement, ainsi que la remise en état des accès et emplacements utilisés. Le titulaire fournit un planning phasé, la liste des intervenants et leurs qualifications, les coordonnées du chef de chantier, les matériels et engins mobilisés, et tient à disposition un état quotidien des effectifs. Les réunions hebdomadaires de chantier sont obligatoires ; les tronçons sont validés au fur et à mesure. La réception intervient après remise au propre des lieux.
Les moyens peuvent inclure du matériel de bûcheronnage, des treuils, broyeurs forestiers, tracteurs forestiers, porteurs, pelles mécaniques, bulldozers et camions. Les postes complémentaires prévoient notamment une benne 6x4, des pelles à chenilles de moins de 10 t ou de 10 à 20 t, un ouvrier spécialisé, un skidder à double treuil de plus de 150 cv, un porteur de plus de 100 cv et un broyeur forestier à marteaux fixes de plus de 200 cv. Le traitement des atterrissements relève d’une obligation de résultat ; les moyens retenus sont soumis à validation de la maîtrise d’œuvre et les travaux sous-estimés ne donnent pas lieu à surcoût.
Le calendrier des pièces est également discordant : une échéance demande la réalisation avant le 26 février 2027, tandis qu’une autre indique le 15 décembre 2027 et une réalisation au cours de la saison 2026. Le calendrier souhaité mentionne par ailleurs novembre 2026 à février 2027, alors que la période d’intervention du CCTP est fixée du 15 septembre au 15 décembre.
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Critères d'évaluation
| Pondération | Critère |
|---|---|
Visite de site
Date(s)
13 octobre 2026 à 10 h 00
Lieu
Parking du château de Bonnafous, Villesèques-des-Corbières (11)
Contact
AEF Expertises
Modalités
Visite facultative. Les candidats qui ne s’y présentent pas peuvent justifier autrement de leur connaissance approfondie du projet et du territoire par une note particulière pouvant remplacer l’attestation de visite.
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