Exploitation et maintenance des installations CVC

Date limite
17 novembre 2026 à 16 h
Localisation
Ville-la-Grand (74)
Durée
12 mois initiaux ; 3 reconductions tacites de 12 mois ; non-reconduction notifiée 90 jours calendaires avant l’échéance
Budget
Max: 150 000 €

Périmètre et organisation

Le marché confie l’exploitation, la conduite et la maintenance des installations de chauffage et des équipements CVC des établissements publics communaux. Il comprend un volet P2 forfaitaire pour l’exploitation courante, la surveillance, l’entretien et la maintenance préventive et corrective, et un volet P3 exécuté par bons de commande pour le gros entretien, le renouvellement, la rénovation ou le remplacement des équipements. Les énergies et l’eau nécessaires au fonctionnement des installations sont fournies par l’acheteur.

Le périmètre comprend notamment chaudières et brûleurs, pompes à chaleur, équipements de production et distribution de chauffage, émetteurs, installations électriques et de régulation, automatismes, GTB et télégestion associée, CTA, VMC, extracteurs, climatisation, circuits frigorifiques, production et distribution d’ECS, traitement d’eau et équipements de chaufferie, sous-station et locaux techniques. Il inclut aussi, selon les équipements présents, cheminées et conduits, réseaux et robinetteries, postes de détente et de comptage gaz non loués à GRDF, puisards et pompes de relevage.

Exploitation, entretien et interventions

Le P2 couvre la conduite et la surveillance, la maintenance préventive systématique et conditionnelle, la maintenance corrective et curative, l’astreinte, le dépannage et les petites réparations. L’entretien comprend notamment les contrôles, réglages, graissages, ramonages, nettoyages, vérifications des dispositifs de sécurité et de régulation, remplacement de consommables relevant du forfait et tenue des journaux de bord. Hors saison de chauffe, il comprend aussi la mise au repos, le nettoyage des installations et des locaux sous responsabilité contractuelle, le ramonage complet et les vérifications destinées à repérer les détériorations.

Pour les CTA et aérothermes, les opérations couvrent notamment filtres, ventilateurs et moteurs, batteries, registres, condensats, récupération d’énergie, automatismes et contrôles de débits, pressions, températures et pertes de charge. Pour les VMC, elles couvrent les caissons, courroies, filtres, bouches, débits, bruits, vibrations et réglages. Le nettoyage approfondi des réseaux aérauliques, le remplacement d’équipements principaux et les réparations importantes peuvent relever du P3.

La maintenance des installations de climatisation inclut, lorsqu’elles existent, les équipements frigorifiques, compresseurs, échangeurs, condenseurs, évaporateurs, tours de refroidissement, réseaux et organes de régulation. Elle comprend notamment les contrôles d’étanchéité, réparations de fuites et charges de fluide frigorigène prévues au périmètre, ainsi que nettoyage, détartrage, remplacement de filtres et petites réparations. Pour les pompes à chaleur, le titulaire contrôle les paramètres et organes, nettoie les éléments accessibles, réalise les réglages et corrige les défauts relevant de la maintenance courante ; le remplacement d’un compresseur ou d’un équipement principal et les réparations importantes relèvent du P3.

Le P3 fait l’objet d’un bordereau de prix unitaires couvrant des organes de chauffage, plomberie, régulation, pompage, ventilation, VMC et climatisation : circulateurs, pompes de relevage, vannes, sondes, moteurs, ventilateurs, variateurs, filtres, raccords, tuyauteries et isolants, entre autres. Les dimensions et plages indiquées comprennent notamment des filtres plans G4 de 287 × 592 × 48 mm et 592 × 592 × 48 mm, des filtres poches F7 de 592 × 592 × 360 mm et 592 × 592 × 600 mm, des gaines de Ø125 à Ø315 mm, des bouches de ventilation de Ø80 à Ø160 mm et des tuyauteries cuivre de Ø15 à Ø54 mm. Le bordereau prévoit aussi, selon les lignes, des réseaux acier, multicouche, PEHD et gaz avec leurs plages de diamètres ou DN propres.

Confort, eau chaude et contrôles

Les températures contractuelles des locaux sont mesurées au centre de la pièce, à 1,50 m du sol. Le tableau prévoit les consignes occupation / inoccupation (nuit et week-end) / congés scolaires suivantes : locaux d’enseignement, bibliothèques, administration, logements, ateliers légers et salles polyvalentes : 19 / 16 / 8 °C ; locaux médicaux et sociaux, foyers de personnes âgées et crèches : 20 / 16 / 8 °C ; dépôts : 14 / 12 / 8 °C ; cuisines, laveries, vaisselle et sanitaires : 16 / 12 / 8 °C ; réserves de cuisine : 5 / 5 / 5 °C ; accès, halls, dégagements, circulations et escaliers : 16 / 12 °C / non chauffé ; ateliers lourds et gymnases : 16 / 12 / 8 °C ; vestiaires de gymnase : 19 / 16 / 8 °C. Une marge de régulation de 0 °C en moins et 1 °C en plus est indiquée. Pendant le nettoyage des locaux en congés scolaires, la température est maintenue à 16 °C, sauf administration et logements. Les consignes sont à maintenir tant que la température extérieure n’est pas strictement inférieure à −5 °C ; au-delà de cette limite, elles peuvent être abaissées de 0,5 °C par degré d’écart, dans la limite de 3 °C sous la consigne.

L’ordre écrit de mise en route ou d’arrêt de tout ou partie du chauffage doit être suivi sous 24 heures. La production d’ECS est maintenue à 55 °C au départ, avec retour de boucle supérieur à 50 °C et stockage à 55 °C au minimum ; le titulaire veille aux sécurités anti-brûlure. Les non-conformités ECS incluent une température inférieure à 55 °C ou supérieure à 65 °C pendant plus de quatre heures consécutives en période d’occupation, ou une interruption de plus de douze heures consécutives.

Les contrôles comprennent notamment les analyses d’eau froide, d’ECS et d’eau de chauffage, les contrôles de combustion des chaudières gaz au moins deux fois pendant la saison de chauffe, les vérifications des installations électriques de chaufferie, des disconnecteurs, des clapets EA et des dispositifs réglementaires. Le titulaire réalise les actions de prévention de la légionellose, dont les contrôles et analyses, le suivi des températures, les purges, détartrages et désinfections ; en cas d’analyse positive, il met en œuvre les actions curatives prévues, telles que choc thermique ou chloré. Les adoucisseurs et traitements filmogènes comprennent la surveillance, le suivi de l’eau, l’approvisionnement en sel et produits de traitement et l’entretien courant.

Suivi, documents et prise en charge

Le titulaire met en place un outil de gestion électronique de documents et de maintenance accessible de manière sécurisée par serveur web. Les informations doivent pouvoir être exportées en formats tableur et traitement de texte. Les techniciens saisissent les interventions sur tablette ou matériel équivalent ; l’outil est mis à jour dans les 24 heures suivant l’intervention. Il conserve notamment plannings, historiques, interventions d’astreinte, renouvellements, contrôles, analyses, procès-verbaux et relevés de compteurs. Les consommations de chauffage, ECS et eau froide sont suivies et comparées aux exercices précédents ; toute dérive ou surconsommation anormale est signalée, avec ses causes identifiables et les mesures correctives proposées.

Les livrables comprennent rapports mensuels et annuels, comptes rendus détaillés d’intervention, planning P2, relevés de compteurs, résultats d’analyses, certificats de ramonage, rapports de contrôle et propositions d’amélioration énergétique, technique et environnementale. Les journaux de chaufferie et carnets sanitaires sont tenus à jour ; les mentions génériques « RAS » ou équivalentes ne sont pas admises. Les schémas hydrauliques, aérauliques et électriques sont vérifiés, créés ou actualisés et remis en PDF et DWG ; les schémas hydrauliques et aérauliques sont au format A3 minimum et plastifiés pour affichage en chaufferie ou sous-station.

Au démarrage, un état des lieux contradictoire de prise en charge, des procès-verbaux, carnets, instructions, analyses d’eau et reportage photographique sont demandés. Le CCTP prévoit un état des lieux de prise en charge sous trois mois, un relevé exhaustif des équipements sous quatre mois à compter du début du marché, la mise en place de l’outil de gestion sous trois mois, le planning d’entretien P2 sous deux mois et la vérification ou création des schémas sous quatre mois. Les dispositions du CCTP indiquent par ailleurs des échéances différentes pour certains rapports annuels : au plus tard le 15 juillet dans une clause, avant la fin septembre dans une autre, et le 1er septembre dans le tableau des livrables.

Une permanence téléphonique reçoit les urgences 24 h/24 et 365 jours par an, sans répondeur automatique, et trace les appels jusqu’au règlement du problème. En cas de panne ou trouble de fonctionnement, le délai d’intervention est de trois heures, y compris samedis, dimanches et jours fériés. En fin de marché, le titulaire prépare l’état des lieux contradictoire et transmet au pouvoir adjudicateur et au titulaire entrant les informations, historiques, documents et moyens d’accès nécessaires à la continuité de l’exploitation.

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Critères d'évaluation

CritèrePondération

Visite de site

Optionnelle

Date(s)

Non précisé

Lieu

Non précisé

Contact

Steliana KODRA

Modalités

Visite optionnelle. Si elle est effectuée, l’attestation de visite complétée doit être jointe à l’offre.

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