Études diagnostic assainissement du système Largentière-Chassiers
Diagnostic global du système d’assainissement
L’étude porte sur l’ensemble du secteur desservi par l’assainissement collectif : collecteurs et réseaux d’eaux usées, réseaux unitaires, bassins versants drainés, rejets et établissements industriels, artisanaux ou agricoles générant une pollution particulière. Elle vise à quantifier les désordres, identifier leurs origines, définir les travaux correctifs, réduire les rejets au milieu naturel et les surconsommations énergétiques, et proposer un diagnostic permanent.
Le périmètre technique comprend notamment 9 702,6 m de réseaux à Largentière et 5 312,45 m à Chassiers, avec les postes de relevage, déversoirs d’orage, stations et ouvrages associés.
Phase 1 — Acquisition et analyse des données
Le titulaire collecte et analyse les documents de récolement, plans, études, relevés hydrauliques et pluviométriques, données de consommation, documents réglementaires et diagnostics antérieurs. Il vérifie les plans et l’existence des regards, boîtes de branchement, conduites et ouvrages non répertoriés, en listant les ouvrages non reconnus et les motifs.
Les données recueillies doivent être compatibles avec le SIG Géoardèche et intégrables dans la base du SEBA. Les réseaux publics et privés sont repérés, caractérisés et cartographiés avec diamètres, matériaux, profondeurs, sens d’écoulement, branchements, ouvrages spéciaux et zones non raccordées. Les plans provisoires sont établis à une échelle minimale de 1/1 000 ; les plans définitifs sont fournis en 6 exemplaires ainsi qu’en formats DWG et SHP avec base de données associée.
La phase comprend également :
- l’analyse du fonctionnement et de l’efficacité de la station d’épuration, de ses capacités résiduelles organiques et hydrauliques et de ses améliorations possibles ;
- la vérification des ouvrages en temps sec et par temps de pluie, avec calculs, notes, croquis et caractéristiques des collecteurs, postes, déversoirs, clapets et vannes ;
- le recensement des rejets directs, leur origine, la nature des effluents, les zones desservies et les coordonnées GPS en RGF93-CC45 ;
- les planches photographiques des ouvrages, anomalies et points de rejet ;
- les enquêtes sur les établissements, gros consommateurs et collectivités, avec fiches d’activité, volumes, pollution, destination des rejets et traitements ;
- l’identification des désordres, rejets non conformes, insuffisances hydrauliques, débordements, inondations et dépôts ;
- un rapport de synthèse, les priorités d’action et la programmation des mesures complémentaires.
Phase 2 — Campagnes de mesures
Une campagne estivale de 3 semaines, une campagne hivernale de 4 semaines et une semaine complémentaire proposée séparément sont prévues. Le dispositif minimal comprend 10 points à Largentière et 4 points à Chassiers. Les équipements doivent être entretenus, nettoyés après chaque pluie et régulièrement relevés ; toute mesure inexploitable par défaut d’entretien ou de suivi est refaite aux frais du prestataire.
Les mesures de pollution sont réalisées en continu pendant 24 heures, avec prélèvements proportionnels aux débits et constitution d’un échantillon diurne de 6 h à 22 h et d’un échantillon nocturne de 22 h à 6 h. Au moins un bilan 24 heures est réalisé par campagne à la station d’épuration. Les analyses portent sur la DBO5, la DCO, les MES, le NGL, le NH4+, le NTK et le phosphore total ; les flux sont calculés par période et par point.
Les débits sont mesurés en continu pendant au moins 24 heures au moyen de déversoirs à paroi mince et de débitmètres. Les résultats sont dépouillés sous forme d’histogrammes avec valeurs instantanées et cumulées, et les enregistrements sont annexés au document final. Les campagnes identifient et quantifient les eaux claires parasites permanentes et temporaires, les taux de dilution et les apports par mètre linéaire.
Le suivi des événements pluviaux comprend les débits aux principaux points, les débordements des déversoirs d’orage, les fréquences de fonctionnement, l’installation d’un pluviomètre, l’observation d’au moins 6 événements pluvieux dont 3 représentatifs avec une intensité supérieure à 5 mm/jour, et l’estimation annuelle des flux de pollution rejetés par temps de pluie. Les déversoirs sont équipés de détecteurs de surverse et le premier flot d’orage est caractérisé sur la DBO5, la DCO, les MES, le NTK et le phosphore.
Les recherches d’eaux claires parasites sont menées de nuit et par temps de pluie, avec mesures tous les 4 à 5 regards et mesures intermédiaires lorsque les débits sont importants. Les mesures sont interrompues en cas de pluie, neige ou fonte et réalisées après au moins 5 jours sans précipitations significatives, inférieures à 3 mm/jour. Les résultats sont présentés en tableaux classés par densité d’apport et en plans, avec apports journaliers en m³/j et débits ponctuels en m³/h et m³/j.
Le taux de collecte est évalué par les enquêtes, les volumes enregistrés et les flux mesurés, puis critiqué et estimé par secteur. Un rapport de synthèse permet de sélectionner les secteurs à examiner en phase 3.
Phase 3 — Études complémentaires
Les tests à la fumée repèrent les anomalies d’origine pluviale, après information du maître d’ouvrage, des services communaux, du SDIS, de l’exploitant et de la population. Les résultats sont interprétés dans un rapport en 5 exemplaires, avec photographies couleur, localisation parcellaire et report des anomalies sur les plans.
Les inspections télévisées ciblent les tronçons retenus après la phase 2 et réalisés en conditions de nappe haute après nettoyage. Le titulaire prépare les éléments techniques de consultation, accompagne sur le terrain l’entreprise spécialisée et interprète les rapports de contrôle caméra transmis par celle-ci. Une modélisation hydraulique peut être demandée sur une partie du réseau selon les résultats des phases précédentes.
Phase 4 — Conclusions et programmes de travaux
L’étude produit un bilan des actions déjà engagées et un programme chiffré au niveau APS portant sur le fonctionnement en temps sec, le fonctionnement par temps de pluie, le stockage ou traitement des eaux pluviales et les performances de collecte et de traitement.
Les propositions comprennent la réduction des eaux claires parasites, l’amélioration du taux de collecte, les extensions, modifications, dédoublements, branchements, suppressions de rejets directs et mesures possibles sur les parties privées. Les ouvrages et travaux sont cartographiés, caractérisés et chiffrés. Les actions sont hiérarchisées par catégories et priorités, avec analyses coût/efficacité : coût par m³/jour d’eaux claires éliminé ou coût par pollution éliminée.
Les programmes intègrent les débits mensuel, annuel et décennal, les extensions urbaines, l’acheminement des pollutions vers le traitement, l’évacuation des eaux pluviales hors des réseaux d’eaux usées et les objectifs de qualité des cours d’eau. Le schéma de traitement comporte des plans, les rendements nécessaires, les investissements, les coûts d’entretien et de fonctionnement et les amortissements. La proposition pluriannuelle couvre 5 à 7 ans et précise les améliorations attendues sur les flux polluants, le taux de dilution et les performances de traitement.
Phase 5 — Diagnostic permanent et livrables
Le titulaire remet plusieurs hypothèses techniques et économiques pour le diagnostic permanent, notamment avec radar, débitmètre, sonde à ultrasons ou mesures ponctuelles. Un comparatif présente les technologies, la précision des mesures, les avantages et les inconvénients.
Les rapports provisoires sont transmis avant les réunions du groupe de suivi, qui comprend au moins 5 réunions. Le rapport final rassemble les investigations, plans, mesures, analyses, conclusions et propositions. Les documents définitifs sont fournis en 6 exemplaires, dont 1 support informatique ; les plans sont remis en PDF, DWG et SHP, avec un rapport synthétique destiné au maître d’ouvrage.
Le titulaire assure les dégagements, nettoyages, ouvertures de tampons, équipements, manœuvres nécessaires, fournitures d’énergie, matériel de sécurité et signalisation. Il maintient la permanence du service d’assainissement et respecte les règles applicables aux interventions sur voirie, réseaux et propriétés privées, notamment l’autorisation écrite des propriétaires lorsqu’aucune servitude n’est établie, le contrôle de l’atmosphère et la signalisation réglementaire.
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