Étude hydrologique et gestion de sites de carrières

Date limite
13 novembre 2026 à 12 h
Localisation
Charente (16)
Durée
12 mois (ferme) ; options 6, 3 et 3 mois, affermissables sous 1 an après réception de la ferme ; total estimé : 20 mois (RC), maximum estimé : 24 mois (CCTP)
Budget
Non précisé

Bilan hydrologique et scénarios de gestion

La mission étudie le bilan hydrologique d’un ancien site d’extraction, la dynamique d’infiltration de son plan d’eau et le transfert potentiel de l’eau vers des résurgences. Elle propose ensuite des aménagements et règles de gestion conciliant écrêtement des crues, soutien d’étiage et préservation de la biodiversité.

Phase 1 — Infiltration et transferts

Le prestataire établit une méthode pour estimer les volumes infiltrés et réalise le bilan hydrologique. Si un suivi sur un cycle hydrologique complet est nécessaire, il définit les besoins d’instrumentation (type de matériel, implantation et fréquence de mesure) ; la fourniture et l’installation du matériel ne sont pas à sa charge. Une suspension du marché peut être prévue si l’acquisition des données prend du temps.

Il vérifie aussi la connexion entre le plan d’eau, le karst et les sources, et appréhende les temps de transfert dans la mesure du possible. L’état des connaissances doit couvrir les indices géologiques et hydrogéologiques, les archives et informations disponibles, l’existence de puits ou piézomètres et la possibilité d’une campagne piézométrique, ainsi que les gouffres et pertes proches. La méthode peut comprendre un traçage, dont le protocole est à définir et la mise en œuvre à la charge du prestataire. Un traçage complémentaire d’une perte en rivière proche peut être chiffré en option. Les résultats servent à évaluer le bénéfice du site pour le soutien d’étiage.

Phase 2 — Gestion du plan d’eau

Le prestataire recherche un compromis entre protection contre les inondations, soutien d’étiage et biodiversité, et fournit un avant-projet avec schémas de principe. Les aménagements existants comprennent une prise de remplissage automatique de 2 L/s et un ouvrage de crue comportant une buse de 20 m de long et de Ø 800 mm, dont le bas est à 84 m NGF, contre 85,2 m NGF pour les habitations concernées. La rivière de jonction comprend des blocs calibrés de 600 à 800 kg et des blocs verticaux destinés à dissiper l’énergie du courant.

L’étude doit localiser, dimensionner et chiffrer un déversoir de crue en amont de la zone habitée, en remplacement ou en complément de la buse actuelle, et examiner l’augmentation de sa capacité de transit. Elle étudie également une restitution artificielle du stock vers la rivière, par pompage, rejet ou autre aménagement, et en chiffre le volume mobilisable. Les modalités de gestion précisent les débits et périodes de lâcher, le niveau maximal d’abaissement, les plages de battement compatibles avec la biodiversité et les usages, ainsi que l’instrumentation de suivi. Un protocole expérimental peut être proposé.

Phases optionnelles — Bassins et sites voisins

La phase 3 porte sur l’avant-projet d’un second bassin de stockage et d’écrêtement des crues et sur sa gestion. La zone d’intérêt couvre environ 33 ha ; la surface en eau maximale envisagée est d’environ 15 ha et, avec une profondeur moyenne supposée de 5 m, le stockage estimé est de l’ordre de 750 000 m³, à préciser. Une zone d’environ 10 ha est écartée car un projet de remblaiement et d’installation photovoltaïque n’est pas compatible avec la mise en eau. L’étude définit les modalités de remplissage et de vidange, dimensionne les aménagements, chiffre les travaux et vérifie la compatibilité réglementaire, notamment avec le PPRI et l’absence d’incidences négatives sur les zones à enjeux hors zone rouge. Elle définit aussi le niveau minimal à maintenir en hiver, les seuils de remplissage, les débits et périodes de lâcher, les indicateurs de suivi et le volume utile mobilisable ; un protocole pluriannuel peut être proposé.

La phase 4 réplique la méthode d’étude de l’infiltration sur un site voisin, pour un site. La phase 5 réplique l’avant-projet et la définition des modalités de gestion sur un site voisin.

Livrables et données

Les livrables comprennent rapports, plans cotés, documents cartographiques, recueils photographiques, cahier de suivi de chantier et dossiers réglementaires conformes aux spécifications du code de l’environnement. Les fichiers informatiques sont fournis dans leur format d’origine modifiable et en PDF ; les plans sont adaptés à la réalisation et au suivi du chantier. Les supports de réunion sont soumis à validation préalable ; les rapports sont transmis trois semaines avant leur présentation.

Les données géographiques et cartographies sont en Lambert 93 ; les données géographiques sont fournies dans un format compatible Esri .shp et les documents cartographiques dans un format compatible QGIS .qgs version 2.8. Les données doivent être structurées de manière évolutive, avec un identifiant unique par objet et sans doublons ; les nouvelles données numérisées comportent des métadonnées selon le profil français de la norme EN-ISO 19115:2005. Les noms de fichiers, dossiers et champs ne comportent ni espaces ni accents.

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