Essais et contrôles des réseaux d’eau potable
- Date limite
- 24 novembre 2026 à 12 h
- Localisation
- Eure-et-Loir (28)
- Durée
- 1 an dès l’OS prescrivant le démarrage ; 3 reconductions tacites de 12 mois (4 ans max), dénonciation ≥ 3 mois avant anniversaire
- Budget
- Max: 150 000 €
Contrôles et essais des canalisations
Les contrôles portent sur les réseaux d’adduction d’eau potable, neufs avant réception ou existants dans le cadre de leur surveillance, de leur diagnostic ou de travaux de réfection, renouvellement, redimensionnement et extension. Le CCTP prévoit, dans l’ordre, le contrôle du compactage, les essais de pression, les essais bactériologiques ou de potabilité, puis la vérification de la protection cathodique. Cette dernière est réalisée lorsque la canalisation possède un dispositif anticorrosion ou sur demande du maître d’ouvrage.
Compactage. Le contrôle couvre le remblai, la zone d’enrobage, le lit de pose et le fond de fouille jusqu’à 30 cm sous le lit de pose, sauf refus à l’enfoncement. Les sondages sont réalisés à 15 cm de la paroi de tranchée et, autour des regards, à 0,30–0,50 m de leurs parois extérieures. Le minimum prévu est d’un essai tous les 50 m, d’un à chaque traversée de route et d’un pour cinq branchements, avec essais supplémentaires si le maître d’ouvrage ou le maître d’œuvre le demande. La mesure est faite au pénétromètre selon NF P 94-063 ou NF P 94-105. Aucun essai pénétrométrique n’est réalisé dans les zones en matériau autocompactant lié ou en gravette ; un rapport expliquant le choix du matériau est alors fourni. Les carottages sont rebouchés.
Le BPU distingue les profondeurs < 2 m, de 2 à 5 m inclus et > 5 m. Le DQE indique respectivement 5, 1 et 0 unité.
Pression et étanchéité. Les canalisations neuves ou existantes sont testées sur leur linéaire, par tronçons de 2 km maximum. La prestation comprend les fournitures et dispositifs nécessaires à l’essai. Les tests ne sont pas réalisés lorsque l’air est sous 0 °C ou lorsque les conditions météorologiques risquent de fausser les mesures ; la température de l’air et, si possible, de l’eau est relevée. Le manomètre est étalonné au moins une fois par an par un organisme accrédité. Pour l’eau potable, le contrôle des épreuves sous pression doit être confié à un organisme indépendant de l’entreprise, choisi par le maître d’ouvrage.
La pression d’épreuve est déterminée conformément au fascicule 71 et à la NF EN 805, en tenant compte de la pression maximale de calcul, du coup de bélier et de la pression admissible des équipements. Le protocole varie selon le matériau : procédure particulière pour le PEHD, avec notamment une relaxation d’au moins 60 min et une phase principale de 30 min ; pour les autres matériaux, la baisse de pression attendue ne dépasse pas 20 kPa après une heure selon les critères décrits. Le procès-verbal consigne notamment le tronçon, la durée et la pression d’épreuve, le matériel, les résultats, la conformité et la date d’étalonnage.
Le BPU distingue les diamètres nominaux (DN) 0 < DN ≤ 150, 150 < DN ≤ 300 et 300 < DN ≤ 600 ; le DQE prévoit 2, 1 et 0 unité.
Potabilité et bactériologie. Après rinçage et nouveau remplissage, les prélèvements sont effectués après au moins 6 h de tranquillisation et au plus tard 24 h après le nettoyage et la désinfection. Pour les conduites de diamètre > 250 mm, 12 à 24 h sont recommandées si les délais le permettent. Les prélèvements suivent la FD T90-520 ; les analyses sont confiées à un laboratoire agréé par le ministère de la Santé. Le programme porte notamment sur le chlore, la turbidité, l’aspect/couleur/odeur/saveur, le pH, l’ammonium, les nitrites, le fer si nécessaire, la conductivité et les paramètres bactériologiques. Parmi les seuils indiqués : pH entre 6,5 et 9, augmentation de turbidité < 0,5 NFU, conductivité de 180 à 1 000 μS/cm, ammonium et nitrites < 0,1 mg/l ; absence de coliformes, d’E. coli et d’entérocoques dans 100 ml. Les analyses sont communiquées au maître d’œuvre et intégrées au dossier des ouvrages exécutés ; les résultats complets sont annoncés sous 72 h.
Le BPU distingue DN ≤ 300, 300 < DN ≤ 500 et 500 < DN ≤ 800 ; le DQE prévoit 3, 0 et 0 unité.
Protection cathodique. Selon le dispositif, le contrôle peut inclure les mesures de potentiels à courant nul, établi et coupé, la vérification du transformateur/redresseur, de sa tension de sortie et du courant de protection, ainsi que des raccordements, de l’isolement et de la continuité électrique. L’intervention est réalisée par du personnel certifié et/ou habilité et donne lieu à un procès-verbal. Le DQE indique 0 forfait pour cette vérification.
Organisation, sécurité et livrables
Les demandes écrites précisent les essais, les délais, la date, le lieu, un schéma et, le cas échéant, le caractère urgent ou les besoins préalables d’hydrocurage et de pompage. Le devis est transmis sous 5 jours ouvrés ; l’intervention est prévue sous 6 jours ouvrés au maximum, ou sous 48 h pour une urgence. Les prix unitaires couvrent notamment les installations de chantier, l’amenée et le repli du matériel et la signalisation. Le DQE prévoit une installation forfaitaire pour compactage, pression et potabilité ; aucune quantité n’est renseignée pour l’installation de protection cathodique.
Les interventions sur réseau mobilisent au minimum deux personnes. Pour le travail en espace confiné, le personnel est formé et habilité CATEC ou équivalent ; chaque équipe dispose d’un détecteur quatre fonctions (H₂S, oxygène, explosivité, monoxyde de carbone), régulièrement étalonné. Les dispositifs de signalisation et de déviation, la préparation du chantier, la sécurité, les autorisations nécessaires et la remise en état des lieux sont à la charge du titulaire.
Chaque fiche de contrôle comprend notamment le type et la date d’essai, le contexte, l’entreprise de travaux, la référence du chantier, le repérage des tronçons et un plan des réseaux contrôlés. Les rapports de compactage comprennent le positionnement des sondages, leurs résultats et une photo. Les essais de pression font l’objet d’un procès-verbal établi en présence du maître d’œuvre et de l’entreprise. Le rapport de synthèse rassemble les rapports, fiches d’essais, éventuelles fiches de non-conformité et une synthèse récapitulative ; le CCTP prévoit deux exemplaires papier et un fichier .doc ou .pdf.
Les délais de remise des résultats varient selon les pièces : l’acte d’engagement prévoit une première synthèse de compactage sous 2 jours ouvrés, une synthèse bactériologique sous 3 jours ouvrés (sous réserve de la réponse du laboratoire) et un rapport final sous 5 jours ouvrés. Pour les fiches de non-conformité, l’acte d’engagement et la clause opérationnelle indiquent 3 jours ouvrés, tandis qu’une autre clause du CCTP indique 7 jours calendaires après les essais ; ce délai est à clarifier. Le CCTP prévoit également un rapport de synthèse sous 15 jours après le dernier test.
Préparez votre dossier
Critères d'évaluation
Marchés similaires
Autres appels d'offres proches encore ouverts.
Tests préalables à la réception des réseaux d’assainissement
EPT Paris Est Marne & Bois
Contrôles et inspections des réseaux d’assainissement
Les Sables d'Olonne Agglomération
Essais et contrôles de réseaux d’eau et d’assainissement
CA du Pays de Saint-Omer
Posez vos questions sur le marché
Notre IA a lu l'intégralité du DCE et répond à toutes vos questions sur ce marché.