Tests préalables à la réception des réseaux d’assainissement

EPT Paris Est Marne & Bois
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Date limite
9 novembre 2026 à 12 h
Localisation
Val-de-Marne (94)
Durée
12 mois à compter du 1er janvier 2027 ; 3 reconductions tacites d’1 an ; maximum 4 ans, opposition au moins 2 mois avant échéance
Budget
Max: 500 000 €

Contrôles indépendants avant réception

Le titulaire réalise les examens et essais permettant d’éclairer l’acceptation ou le refus des travaux d’assainissement neufs ou réhabilités. Les contrôles sont ordonnés selon le type de chantier et l’avancement des travaux ; plusieurs déplacements peuvent être nécessaires pour une même opération. Des essais ponctuels peuvent aussi être commandés indépendamment de travaux de création ou de réhabilitation.

Contrôles selon les ouvrages

  • Travaux en tranchée, pour les collecteurs de diamètre inférieur ou égal à 1 600 mm : contrôles de compactage, vérification visuelle ou télévisuelle de l’écoulement et des ouvrages, puis essais d’étanchéité.
  • Réhabilitation sans tranchée jusqu’à 1 600 mm (collecteurs et ovoïdes équivalents), par chemisage polymérisé en place, tubage avec ou sans vide annulaire ou remplacement par éclatement : inspection visuelle/télévisuelle et essais d’étanchéité ; pour le chemisage, essais de flexion trois points en laboratoire, à raison d’une série par tir de gaine.
  • Collecteurs de diamètre supérieur à 1 600 mm ou équivalents : compactage pour les travaux en tranchée ouverte et contrôle visuel pour toutes les opérations. Le contrôle d’étanchéité s’applique sauf aux travaux par tunnelier avec pose de voussoirs, aux tubages en béton projeté et aux collecteurs ovoïdes avec banquette ou ouvrages en encorbellement.

Les contrôles de compactage sont effectués après remblayage et avant inspection et étanchéité. Ils vérifient les épaisseurs de couches, les objectifs de densification et les zones défectueuses, au moyen d’un pénétrodensitographe étalonné annuellement. Les minima comprennent un essai par tronçon ou au moins tous les 50 m en réseau gravitaire, un contrôle des remblais d’un branchement sur 5 et d’un dispositif d’accès ou de contrôle sur 3, ainsi qu’un contrôle près de chaque poste de relèvement ou de refoulement. En réseau sous pression ou sous vide, un contrôle est réalisé tous les 50 m. Les résultats anormaux donnent lieu à une fiche de non-conformité et à des contre-essais selon les cas ; les contrôles nécessaires après réparation sont aux frais de l’entreprise de travaux.

Les vérifications d’écoulement et de pente se font visuellement ou par télévision sur réseau propre, après injection d’une quantité d’eau limitée. Les inspections couvrent 100 % des canalisations, branchements, regards, boîtes et ouvrages visés ; les réseaux et ouvrages doivent être entièrement nettoyés par hydrocurage avant inspection. L’examen recherche notamment défauts d’assemblage, de géométrie, d’étanchéité visible ou de structure, obstructions, anomalies des branchements, regards et équipements. Les caméras d’inspection télévisée sont adaptées aux diamètres, avec tête pivotante (360° autour de l’axe et au moins 180° perpendiculairement) et inclinomètre ; les observations et vidéos sont enregistrées et repérées.

Essais d’étanchéité et chemisage

Les essais sont effectués après compactage et inspection, après remblayage complet. Ils couvrent 100 % des tronçons gravitaires, regards et boîtes, ainsi que les branchements ; les canalisations de diamètre supérieur à 1 000 mm font aussi l’objet d’essais joint par joint. Les conduites et ouvrages sous pression sont testés sur l’ensemble des conduites, robinetteries, branchements et accessoires. Les réseaux gravitaires sont testés à l’air (méthodes LB, LC ou LD) ou à l’eau (méthode W) ; les réseaux sous pression à l’eau. Les essais respectent notamment les normes NF EN 1610 et NF EN 805.

Pour les essais à l’air des collecteurs et branchements, les paramètres prévus sont : LB, 50 mbar et chute admissible de 10 mbar ; LC, 100 mbar et 15 mbar ; LD, 200 mbar et 15 mbar. Pour les essais à l’eau, la durée est de 30 min ± 1 min ; les seuils de variation sont de 0,15 L/m² de surface mouillée pour les canalisations et branchements et de 0,40 L/m² pour les regards. Pour les conduites sous pression, la chute admissible est de 20 kPa sur l’essai général de 30 minutes. Pour le polyéthylène, la pression de service doit être d’au moins 600 kPa pendant 30 minutes, puis le contrôle se poursuit jusqu’à 90 minutes après isolation.

Pour les chemisages continus polymérisés en place, le contrôle comprend l’examen des notes de calcul, procédures et demandes d’agrément des fournitures, puis le suivi intégral d’une opération : étapes horodatées, préparation et mise en œuvre de la gaine, polymérisation, étanchéité et prélèvement d’un échantillon. Après travaux, l’échantillon prélevé fait l’objet d’essais de flexion trois points en laboratoire et le collecteur d’une inspection télévisuelle.

Organisation, livrables et contraintes

Le titulaire prend en charge la reconnaissance du site, les démarches administratives liées aux interventions, la signalisation et la protection du chantier, la planification des contrôles, l’amenée et le repli du matériel, ainsi que l’obturation, la dérivation ou la régulation des effluents si nécessaire. Il fournit l’eau nécessaire aux essais d’étanchéité et à l’hydrocurage. Le dégagement et la mise à niveau des tampons sont exclus, sauf indication contraire.

Chaque contrôle donne lieu à des comptes rendus ; les rapports comprennent les résultats par ouvrage, les plans ou schémas de repérage et, pour les inspections, les enregistrements vidéo et photographies. Les rapports sont remis en deux exemplaires papier et deux supports informatiques. Les anomalies sont signalées le jour même ; les courbes ou photos concernées sont transmises sous 12 heures au plus tard. Les résultats conformes sont communiqués sous 12 heures, puis confirmés par un rapport succinct sous une semaine ; le rapport définitif est remis au plus tard trois semaines après le dernier essai.

Les contrôles sont réalisés par une entreprise indépendante de celle chargée des travaux et, le cas échéant, de la maîtrise d’œuvre. L’accréditation COFRAC est requise pour les prestations concernées, sauf l’exception prévue pour certaines installations d’assainissement non collectif de charge brute de pollution organique inférieure ou égale à 1,2 kg/j de DBO5. Le titulaire respecte la Charte nationale de qualité des réseaux d’assainissement ; les opérateurs intervenant en espace confiné possèdent le CATEC et ceux réalisant les essais de compactage l’AIPR.

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