Essais et contrôles de réseaux d’eau et d’assainissement
- Date limite
- 13 novembre 2026 à 12 h
- Localisation
- Pas-de-Calais (62)
- Durée
- 1 an initial (01/01–31/12/2027 ; départ à notification si postérieure au 01/01) ; 3 reconductions tacites de 1 an ; maximum 4 ans
- Budget
- Max: 880 000 €
Mission de contrôle indépendant
La prestation porte sur les contrôles préalables à la réception de travaux de réseaux d’assainissement et d’eau potable : compactage des tranchées, vérification des écoulements, inspections visuelles et télévisuelles, essais d’étanchéité et curage. Le titulaire doit être accrédité COFRAC pour la réception de travaux neufs, être rigoureusement indépendant de l’entreprise de travaux et du maître d’œuvre, et signaler tout lien éventuel avec l’entreprise exécutante avant le début de sa mission.
L’intervention comprend le planning établi avec le maître d’œuvre et l’entreprise, la reconnaissance du site, les démarches administratives, la participation aux réunions, la signalisation et la protection du chantier, ainsi que l’amenée, l’installation et le repli du matériel. Des prélèvements d’échantillons témoins peuvent être organisés pour aider au contrôle ou fiabiliser les résultats. L’accessibilité aux ouvrages de visite (dégagement des tampons) et leur mise à niveau sont exclues.
Compactage et essais sur les sols
Les contrôles de compactage concernent l’ensemble des tranchées d’eaux usées (collecteurs gravitaires, refoulements et branchements) et d’eau potable. Les appareils prévus sont le pénétrodensitographe et le pénétromètre dynamique à énergie constante ; l’emploi d’autres outils doit être justifié. Les matériels doivent permettre, de préférence, le contrôle des épaisseurs de couches et la comparaison aux droites de référence et limites, conformément aux normes XP P 94-063 ou NF P 94-105. Les objectifs de densification renvoient aux normes NF P 98-331 et NF P 98-115 :
- Fc = 95 % OPM et m = 97 % : objectif Q2 ; Fc = 96 % OPN et m = 98,5 % : Q3.
- Fc = 92 % OPN et m = 95 % : Q4 ; Fc = 87 % OPN et m = 90 % : Q5.
Une planche d’étalonnage est réalisée au début du chantier, avant le remblaiement ; son rapport indique l’épaisseur des couches et le nombre de passes nécessaires. Les contrôles interviennent après remblayage, avant les essais d’étanchéité et l’inspection télévisée, et si possible avant la réfection définitive des voiries. Ils doivent couvrir la totalité des remblaiements : au minimum un point par tronçon et un contrôle tous les 50 m. Les points sont réalisés en flanc de canalisation, à 15 cm de sa paroi extérieure, jusqu’au niveau inférieur du lit de pose ou de la substitution. Pour l’eau potable, le nombre de points est de 1 pour un linéaire inférieur à 10 m ; 2 entre 10 et 30 m (1 tous les 15 m) ; 4 entre 30 et 100 m (1 tous les 25 m) ; 1 tous les 25 m entre 100 et 500 m ; et 1 tous les 50 m au-delà de 500 m. Pour les réseaux d’eaux usées et pluviales : au moins un contrôle par tronçon et tous les 50 m, un contrôle tous les 3 regards à 50 cm de leur paroi et un contrôle tous les 5 branchements. Le maître d’œuvre et l’entreprise participent au repérage des conduites et ouvrages enterrés ; les avant-trous nécessaires et le rebouchage, y compris l’injection d’émulsion de bitume si nécessaire, sont à la charge du prestataire.
Les analyses de classification GTR comprennent le prélèvement sur site et les essais adaptés : teneur en eau par étuvage à 105 °C jusqu’à masse constante (deux pesées séparées d’une heure ne différant pas de plus de 0,1 %), granulométrie par tamisage (écart maximal de 2 % entre la somme des masses Rn et Tn et Ms), valeur au bleu de méthylène, Proctor normal, IPI et ICBR après immersion de l’éprouvette pendant 4 jours. Les essais de plaque lourde utilisent une plaque circulaire rigide de 60 cm, une réaction d’environ 13 tonnes et deux cycles successifs : 70 kN (250 kPa) au premier chargement, puis 56 kN (200 kPa) au second, jusqu’à stabilisation ; les mesures permettent de calculer EV1 et EV2. L’essai dynamique léger utilise une masse de 10 kg et une plaque de 30 cm : 3 impacts de mise en place puis 3 impacts exploités pour déterminer Evd, convertible en EV2 et en indice CBR.
Écoulement, étanchéité et inspections
Le prestataire maintient l’écoulement pendant l’intervention sans provoquer de remontées chez les abonnés ni de rejet dans le milieu récepteur ; un pompage de dérivation peut être nécessaire, sous réserve de l’approbation du maître d’œuvre et du maître d’ouvrage. Les essais d’étanchéité portent sur les ouvrages d’eaux usées construits : collecteurs principaux gravitaires et de refoulement, collecteurs de branchement, regards et boîtes de branchement. Les essais à l’air sont préconisés ; en cas de litige, seuls les essais à l’eau font foi. Sous nappe phréatique, seuls des essais à l’eau sont réalisés. Les essais à l’air suivent EN 1610 (protocoles LB, LC ou LD) et sont effectués indépendamment des regards et boîtes. Si le résultat est dans une zone d’incertitude, le test à l’eau est à la charge du titulaire, sans rémunération supplémentaire. Le protocole des essais à l’eau doit respecter NF EN 1610 de décembre 1997, NF EN 805 de février 2025 et le fascicule 71 ; les volumes d’eau d’appoint sont mesurés et enregistrés et la pression maintenue constante. Le maître d’ouvrage fournit l’eau ; l’amenée d’eau, les tuyaux et les éventuels travaux de démolition ou terrassement relèvent du prestataire.
Les inspections caméra concernent les collecteurs et branchements neufs d’eaux usées et pluviales ; le descriptif détaille le passage sur l’ensemble du réseau d’eaux usées posé, collecteurs, regards et branchements. L’inspection des collecteurs est réalisée avec un chariot automoteur et une caméra couleur à tête rotative, dotée d’un système d’évaluation de la pente et de l’ovalisation. Elle suit les codages NF EN 13508-2 +A1 et se déroule d’aval en amont, d’axe en axe de regard, avec repérage depuis le tampon d’origine. Chaque joint est examiné circulairement ; chaque anomalie fait l’objet d’une photographie, d’un commentaire et d’un repérage en distance. Pour faire ressortir contre-pentes et flaches, une quantité d’eau suffisante est introduite depuis le regard amont ; les hauteurs d’eau sont relevées et photographiées. Les contre-pentes sont qualifiées de défaut grave et doivent figurer au rapport. L’enregistrement informatique porte en incrustation le sens, la date, la rue et le défilement de la distance.
Les branchements, d’une longueur moyenne de 3 à 15 m, peuvent être inspectés depuis le collecteur principal avec un système adapté (caméra satellite ou principale articulée, entre autres), ou depuis la boîte en limite de propriété avec une caméra sur chariot ou à avancement manuel. Les équipements doivent permettre l’inspection des collecteurs de diamètre minimal 160 et des branchements de diamètre minimal 125 ; le repérage de l’arrivée en limites publique et privée est proposé. Les inspections visuelles couvrent les boîtes de branchement, les regards, les canalisations visitables et les ouvrages annexes, dont les postes de refoulement. Les anomalies donnent lieu à une fiche avec commentaire et croquis des arrivées et départs, profondeurs sol-radier, niveau maximal d’imprégnation du béton et position des défauts. Un hydrocurage dynamique complet est impératif avant l’inspection des collecteurs ; les moyens sont adaptés au diamètre, à l’état supposé et à l’accès, afin de permettre la progression normale de la caméra. Aucune indemnité n’est due si le chariot est bloqué ou si la caméra doit s’arrêter à la suite d’un curage déficient.
Comptes rendus et dossiers
Les protocoles sont validés par le maître d’œuvre. Le prestataire expose les résultats aux partenaires à la fin des essais et signale toute malfaçon, même si elle n’entraîne pas un résultat négatif. La prestation donne lieu à un procès-verbal général et à un dossier de contrôles de compactage, d’étanchéité et d’inspection télévisée ; les documents peuvent être regroupés à la demande du maître d’ouvrage ou du maître d’œuvre. Le dossier complet est remis en 3 exemplaires. Les résultats non satisfaisants font l’objet de fiches de non-conformité ; après réparation par l’entreprise de travaux, les contrôles des parties défectueuses sont renouvelés à la charge de cette entreprise jusqu’à obtention de résultats satisfaisants.
Le dossier de compactage comprend notamment les conditions et résultats des essais, le schéma du réseau, les caractéristiques du pénétrogramme, le diamètre, le fil d’eau, les matériaux de remblai, le repérage des sondages, leurs résultats, les anomalies différenciées par couleur et l’écart aux normes. Chaque essai indique obligatoirement « compactage acceptable » ou « non acceptable » ; le rapport caractérise les défauts, leur importance, leur cause et leur risque d’évolution. Le dossier d’étanchéité décrit les conditions de réalisation et donne les résultats par tronçon, regard et branchement, avec valeurs de fuite tolérées et mesurées ; il comprend une synthèse des non-conformités et un schéma du réseau au format A3 minimum. Le dossier caméra comprend les rapports photographiques, les observations codées, les repérages des anomalies, branchements, joints, regards et tronçons non inspectés, ainsi qu’un plan de synthèse. Un enregistrement informatique de l’inspection est fourni en 1 exemplaire.
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