Entretien des toitures-terrasses
- Date limite
- 25 novembre 2026 à 12 h
- Localisation
- Non précisé
- Durée
- 12 mois ; 3 reconductions expresses de 12 mois ; 48 mois maximum
- Budget
- Max: 1 600 000 €
Maintenance des toitures-terrasses et de leurs équipements
Le marché couvre les toitures plates ou à faible pente, accessibles ou non, y compris les balcons, ainsi que les accès techniques, évacuations pluviales, relevés d’étanchéité, acrotères, coupoles, dessertes et dispositifs de sécurité associés. Le patrimoine représente environ 70 000 m² d’étanchéité, donnée indicative non contractuelle, avec des systèmes bitumineux, PVC, FPO, végétalisés et en bac acier.
Les résidences sont réparties entre un régime de maintenance préventive et curative et un régime exclusivement curatif, selon la liste patrimoniale annexée. Aucune maintenance préventive systématique n’est due au forfait pour les résidences relevant uniquement du curatif.
Prestations préventives
Pour les sites concernés, chaque terrasse fait l’objet d’une inspection complète semestrielle, programmée entre mars et avril puis entre septembre et octobre. Le planning annuel est transmis au plus tard le 31 janvier ; chaque campagne est confirmée trois semaines à l’avance et un report doit être justifié, avec proposition d’un nouveau créneau sous 48 heures.
L’inspection comprend le parcours de la toiture et l’application d’une check-list de 54 points portant notamment sur l’étanchéité, les gravillons, joints, accessoires, dispositifs de sécurité, évacuations et végétalisation. L’entretien courant inclut le nettoyage des naissances, siphons, trop-pleins et chéneaux, l’élimination des mousses et lichens naissants et le ramassage des débris.
Les petites réparations pendant l’inspection comprennent le patching de membrane jusqu’à 1 m², la remise en place de gravillons déplacés jusqu’à 1 m², le serrage des fixations et une reprise ponctuelle de joint silicone jusqu’à 0,5 ml. S’ajoutent la vérification visuelle des lignes de vie, ancrages, garde-corps, échelles, accès et serrures, ainsi que le contrôle des dates et étiquettes d’inspection. Si une inspection réglementaire du dispositif de sécurité date de plus de 12 mois, un devis de contrôle par organisme agréé est établi.
Sur les toitures végétalisées, le contrôle porte notamment sur une couverture de sédum d’au moins 80 %, les adventices, le substrat et l’irrigation. Le retrait du surplus de substrat est limité à 50 litres par terrasse et par passage et à 100 litres par terrasse et par année civile ; toute accumulation anormale nécessitant une reprise structurelle ou agronomique est signalée.
La corrosion légère, sur une surface inférieure à 0,2 m², est traitée par nettoyage mécanique localisé et peinture anticorrosion compatible, dans la limite de 0,5 m² cumulés par terrasse et par an. Les corrosions importantes, perforantes ou structurelles donnent lieu à une proposition de travaux distincte.
Interventions curatives et réparations
Le titulaire met à disposition un numéro unique d’appel 24 h/24 et 7 j/7 et assure une astreinte dont le coût est inclus au forfait global. Le délai d’intervention est de 24 heures au maximum pour un désordre courant et de 4 heures pour un sinistre susceptible de compromettre la sécurité ou d’aggraver rapidement les dommages. Une urgence implique la mise en sécurité du site et, si nécessaire, une mise hors d’eau provisoire le jour même. Les désordres sont classés urgents, prioritaires ou à programmer ; la criticité proposée par le titulaire est validée par le pouvoir adjudicateur.
Les seuils curatifs forfaitaires sont de 5 m² cumulés de patching de membrane par terrasse et par année, 10 m² de remise en état de gravillons, 4 ml de joints de dilatation et 3 accessoires remplacés. Pour les terrasses de plus de 500 m², les seuils sont majorés : patching de 1 m² par tranche de 100 m² au-delà de 500 m², gravillons de 2 m² par tranche de 100 m², joints de 1 ml par tranche de 200 m² ; le seuil d’accessoires reste inchangé. Ces seuils s’apprécient aussi au regard de l’accessibilité et de la nature du désordre.
Une réparation immédiate doit être ponctuelle, réalisée sans outillage lourd ni matériau complexe, sans démontage d’ouvrage et en moins de 45 minutes par un opérateur. Le dépassement d’un seuil, une durée supérieure, le recours à plusieurs compagnons ou à un équipement spécifique fait basculer l’intervention hors forfait. Les prestations hors forfait nécessitent une validation préalable et un bon de commande, sauf procédure d’urgence ; les réparations non prévues au bordereau donnent lieu à un devis sous 48 heures. Le titulaire informe le maître d’ouvrage et transmet le devis dans les cinq jours ouvrés lorsque les critères de réparation immédiate ne sont pas réunis.
La recherche de fuite non destructive suit, jusqu’à identification de l’origine, l’ordre suivant : inspection visuelle approfondie, fumigène, caméra thermique ou hygrométrique, gaz traceur, tests de mise sous pression, puis épreuve par mise en eau. Le recours à une méthode de niveau supérieur doit être techniquement justifié ; l’usage simultané de plusieurs techniques est motivé dans le rapport. La main-d’œuvre, le déplacement, la préparation de zone, l’installation des équipements, les essais et l’analyse des résultats sont inclus dans le forfait curatif tant que l’intervention reste dans les seuils définis.
Les réparations de corrosion perforante de bacs acier sont soumises à devis et comprennent la fourniture et la pose de tôle neuve, la reprise d’étanchéité et les reconstitutions nécessaires, conformément aux DTU 43.3 et NF EN 1090. Elles sont limitées aux zones dont la surface cumulée ne dépasse pas 2 m² par terrasse et par année. Une corrosion structurelle généralisée — perte d’épaisseur supérieure à 30 %, déformation de nervure ou affaissement — relève d’un marché spécifique avec étude structurelle préalable.
Moyens, sécurité et contraintes techniques
L’équipe dédiée comprend au minimum un conducteur de travaux spécialisé en étanchéité et deux compagnons certifiés QUALIBAT 3211. Les interventions en hauteur mobilisent une nacelle conforme, propriété du titulaire ou louée ; le titulaire maintient aussi un stock tampon de membranes compatibles avec l’existant pour assurer la continuité technique et chromatique des réparations.
Les interventions respectent les NF DTU 43.1, 43.3 et 43.11, les Avis Techniques ou DTA applicables, les règles professionnelles du SNED et de l’ESSEC Étanchéité, les prescriptions des fabricants et les recommandations R486 et R408 ainsi que les articles R4323-58 à R4323-90 du Code du travail. Un système d’origine ne peut être traité en contradiction avec son Avis Technique sans validation écrite du maître d’ouvrage.
Avant l’accès aux toitures, le dispositif antichute est vérifié et une protection collective ou individuelle conforme est mise en place. Les intervenants portent les EPI réglementaires et justifient d’une formation au travail en hauteur. Si l’accès est impossible en raison d’un dispositif absent ou non conforme, le maître d’ouvrage en est informé et le délai est suspendu jusqu’à la mise en conformité.
En cas de doute sur la présence d’amiante, le titulaire consulte le DTA et sollicite un repérage complémentaire avant toute intervention intrusive ; ce repérage est à la charge du maître d’ouvrage. Les opérations de perçage, ponçage ou découpe susceptibles de libérer des fibres sont réalisées par du personnel formé SS4, avec confinement limité, aspiration à la source et contrôle visuel final. Le retrait étendu d’étanchéité amiantée ou la démolition de panneaux en fibrociment est exclu du marché et relève d’un marché spécifique. Les déchets amiantés produits en SS4 sont conditionnés en big-bags homologués et étiquetés, puis transférés vers une ISDD ; le bordereau de suivi est joint au rapport d’intervention.
La mobilisation en milieu urbain comprend les démarches d’occupation du domaine public et de stationnement, les DT/DICT, la coordination avec les concessionnaires et services de circulation si nécessaire, le balisage et la remise en état des abords.
Suivi, traçabilité et réception
Chaque opération est consignée dans un carnet numérique partagé : localisation, tâche, durée, matériaux utilisés, intervenants et photographies avant/après. Les photographies sont datées automatiquement, géolocalisées et montrent l’échelle du désordre ; elles sont rattachées à l’intervention. Un compte rendu est transmis sous 72 heures après intervention ; pour une urgence, un rapport circonstancié est remis sous 48 heures. Chaque intervention fait l’objet d’une réception contradictoire matérialisée par un bon d’intervention signé.
Un espace numérique sécurisé, accessible en ligne aux personnes habilitées, permet notamment de consulter et télécharger les bons, rapports, devis, photographies, documents techniques et historiques par site ou équipement. Un rapport consolidé est établi au 30 juin de chaque année ; il analyse les interventions, les pathologies récurrentes et les reprises nécessaires, avec leur niveau de priorité. Les données sont consultables et téléchargeables pendant le marché, puis restituées dans des formats courants et exploitables ; elles sont conservées pendant au moins 10 ans. Les indicateurs portent sur le délai moyen d’intervention, le taux de reprise, les non-conformités relevées en contre-visite et la conformité documentaire.
Préparez votre dossier
Critères d'évaluation
Visite de site
Date(s)
Non précisé
Lieu
Non précisé
Modalités
Visite préconisée et facultative ; le candidat est réputé s’être rendu sur place et avoir apprécié la configuration des espaces et les difficultés éventuelles.
Marchés similaires
Autres appels d'offres proches encore ouverts.
Entretien et maintenance de toitures-terrasses
LE FOYER STEPHANAIS
Entretien et maintenance de toitures-terrasses
Urssaf de Paris-région parisienne
Entretien et réparations de toitures-terrasses et couvertures
Commune de Pornic
Posez vos questions sur le marché
Notre IA a lu l'intégralité du DCE et répond à toutes vos questions sur ce marché.