Détection et géoréférencement de réseaux

Date limite
1 décembre 2026 à 12 h
Localisation
Marseille (13)
Durée
48 mois fermes
Budget
Max: 25 000 €

Détection et localisation des réseaux

La mission vise à reconnaître les ouvrages souterrains, branchements et affleurants et à les localiser en classe de précision A, afin de fournir des données utilisables pour la conception et le suivi de travaux d’espaces publics. Le périmètre indiqué couvre 26 500 m². Les investigations portent sur les réseaux sensibles et non sensibles, y compris les réseaux conducteurs et non conducteurs.

Préparation et investigations

La préparation comprend une réunion sur site et son compte rendu, les démarches DT/DICT, l’analyse des récépissés et des plans d’exploitants, les demandes d’arrêtés de circulation ainsi que la signalisation du chantier. Le titulaire repère les affleurants et indices de voirie, vérifie les plans disponibles et adapte ses méthodes aux conditions du terrain. Les investigations non intrusives comprennent la géolocalisation et la détection depuis la surface ; l’ouverture de regards requiert l’accord des exploitants. L’identification de réseaux électriques parmi plusieurs réseaux impose la méthode électromagnétique avec raccordement direct.

Pour les mesures non intrusives, l’espacement entre points ne dépasse pas 10 m sur un ouvrage rectiligne et est réduit à 1 m en courbe, avec au moins un point en début, au milieu et en fin de courbe. Les points singuliers sont relevés ; les ouvrages et branchements non cartographiés sont relevés tous les mètres et à chaque changement de direction. Le titulaire garantit au minimum la classe A ou précise les tronçons pour lesquels elle ne peut être atteinte. Les mesures indirectes de position doivent être certifiées par un géomètre-expert.

Des investigations intrusives peuvent être commandées après examen des résultats non intrusifs, notamment lorsque la classification demeure incertaine. En tranchée ouverte, l’intervalle entre mesures ne dépasse pas 10 m pour un ouvrage rectiligne ; les ouvrages et branchements non cartographiés sont relevés au minimum tous les 2 m, ainsi qu’aux changements de direction. Le titulaire assure le compactage et la remise en état des zones concernées. Le CCTP prévoit, pour cette phase, une reprise en enrobé à chaud raccordée sans ressaut ni ornière. Ses sujétions générales prévoient aussi, pour les sondages, une réfection provisoire en grave non traitée revêtue d’enrobé à froid ; la réfection définitive relève en principe de la SPLA-IN AMP, sauf dans les rues revêtues de matériaux qualitatifs, où le titulaire rétablit les matériaux d’origine selon le prix spécifique prévu.

Géoréférencement et livrables

Les ouvrages détectés ou localisés sont relevés en XYZ, rattachés au système de référence prévu et représentés sur un fond géoréférencé. Lorsque les points remarquables ne sont pas directement marqués au sol, le titulaire établit au minimum trois points de référence pérennes. Les plans, au 1/200, identifient les réseaux par calques, les classes de précision, les incertitudes, les limites de détection, les points singuliers et les caractéristiques connues des ouvrages. Les cotes altimétriques sont indiquées à la génératrice supérieure ; les réseaux d’assainissement comportent également les cotes de radier et de fil d’eau.

Les rendus comprennent notamment :

  • un rapport d’intervention avec méthodologie, résultats par réseau, synthèse des linéaires, photographies et, selon le contexte, compte rendu de marquage-piquetage ;
  • des plans PDF et DWG, ainsi qu’un fichier de points en référence externe ; les relevés et données sont également remis dans les formats SIG et, selon les livrables concernés, DWG/DXF, shape et Excel ou sous forme d’attributs du dessin ;
  • des tableaux récapitulatifs par exploitant et par classe de précision, avant et après investigations, avec explication et préconisations lorsque la classe A n’est pas atteinte ;
  • pour les investigations indirectes, un compte rendu au format Word 97-2003 et PDF, et un exemplaire papier par exploitant concerné pour les réseaux sensibles.

Les résultats de relevés réalisés entre 6 mois et 4 ans auparavant peuvent faire l’objet d’une mise à jour après comparaison des nouveaux DT/DICT avec le relevé existant. Lorsque des investigations complémentaires concernent plusieurs exploitants, les coûts correspondants sont détaillés par exploitant.

Marquage et contraintes d’intervention

Le marquage-piquetage couvre la zone de terrassement augmentée de 2 m de part et d’autre. Il indique notamment le tracé, la classe de précision, la zone d’incertitude, la profondeur si elle est connue et les points singuliers. Il fait l’objet d’un compte rendu cosigné. Les produits de marquage doivent être biodégradables ; leur tenue est choisie selon la durée prévisionnelle des travaux : aérosols éphémères (2 semaines) ou temporaires (6 mois). Le marquage suit le code couleur NF P 98-332 ; une zone encombrée de réseaux rapprochés ou de très faible superficie est matérialisée en rose selon les cas prévus.

Le titulaire assure la sécurité des interventions, le maintien des écoulements et la continuité des cheminements piétons. Lorsqu’un trottoir est empiété, un passage d’au moins 1,40 m est maintenu, ou une solution de déviation sécurisée est aménagée. Les fouilles mécaniques sont interdites dans un rayon de 2 m autour du tronc des arbres ; les fouilles dans cette zone sont manuelles. Les documents graphiques doivent respecter la charte métropolitaine, les formats demandés et les exigences de précision et de structuration des données ; les fichiers non conformes sont remis en conformité.

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