Détection et géoréférencement de réseaux enterrés
- Date limite
- 26 novembre 2026 à 12 h
- Localisation
- Pyrénées-Atlantiques (64)
- Durée
- 4 ans à compter de la notification ; non reconductible
- Budget
- Non précisé
Objet et réseaux concernés
La mission vise à lever ou réduire les incertitudes de localisation de réseaux enterrés déclarés en classes B ou C, afin d’atteindre la classe A : incertitude maximale de 40 cm pour les réseaux rigides et de 50 cm pour les réseaux flexibles. La classe B correspond à une incertitude supérieure à la classe A et inférieure ou égale à 1,50 m ; la classe C, à une incertitude supérieure à 1,50 m. Les relevés localisent les ouvrages en X, Y et Z.
Les réseaux visés comprennent l’électricité HTA/BT et l’éclairage, le gaz combustible et les hydrocarbures, les réseaux thermiques et le chauffage urbain, les feux tricolores et la signalisation routière. Sont aussi concernés l’eau potable (réseau principal) et les télécommunications.
Détection et relevés
La géodétection peut combiner des méthodes acoustique, radar géologique, électromagnétique, par sonde et le levé topographique. Le choix tient compte du matériau, de la profondeur et de l’environnement ; un accès au réseau pour une méthode active peut nécessiter des démarches auprès des concessionnaires, à la charge du prestataire.
Les mesures respectent un espacement maximal de 10 m sur un ouvrage rectiligne. Il est réduit en courbe pour garantir la localisation en classe A, avec un maximum de 2 m entre points de mesure. Les regards, branchements, coudes et changements de direction ou de dénivelé sont relevés. Les réseaux sont reportés sur le fond de plan topographique ; lorsqu’une zone n’atteint pas la classe A, le rapport en indique la raison, la classe atteinte, les zones concernées et une méthode permettant d’atteindre la classe A. Les ouvrages détectés font également l’objet d’un marquage-piquetage selon la norme, maintenu pendant la mission et accompagné d’un procès-verbal.
Sondages et remise en état
Lorsque la détection ne suffit pas, des sondages permettent de découvrir et relever les réseaux. L’aspiration est privilégiée ; le terrassement ou la démolition peuvent être nécessaires. La mission comprend notamment le balisage, l’implantation et le nivellement, les démolitions au droit des sondages, l’évacuation des déblais non réutilisables, le relevé géomètre en X, Y et Z, le remblaiement compacté, la protection des accès et la remise en état provisoire.
Les prescriptions de terrassement décrivent des séquences différentes : la consistance de mission annonce un terrassement mécanique sur 40 cm puis manuel jusqu’à 1,30 m ; le détail d’exécution prévoit un décapage mécanique d’environ 10 cm, le reste étant réalisé manuellement ou par aspiration. Les sur-profondeurs en cas de réseau non repéré nécessitent l’accord du maître d’œuvre.
Pour les trottoirs, la réfection provisoire prévoit 20 cm de grave 0/31,5 et 3 cm de béton bitumineux 0/6, avec entretien pendant la phase provisoire. Pour les chaussées : 35 cm de grave 0/31,5, deux couches de grave-bitume de 12 et 10 cm, une couche d’accrochage à l’émulsion de bitume et 6 cm de béton bitumineux 0/10. Le titulaire assure aussi le balisage et la signalisation des déviations nécessaires.
Préparation, rapports et quantités estimatives
À chaque commande, un programme détaillé est soumis à l’agrément du maître d’œuvre : méthodologie et techniques, plans d’installation et de signalisation, planning et demandes d’arrêté. Avant l’intervention, une note comprend notamment les récépissés de DICT, les arrêtés de circulation et les plans de repérage des sondages au 1/200.
Le rapport comporte trois sous-dossiers : « DT », « Investigations complémentaires » et « Plan des réseaux modifié ». Il précise notamment le mode opératoire, la classe obtenue par réseau ou tronçon, les mesures, les dates, les intervenants certifiés, les numéros de DT et DICT, les ouvrages concernés ainsi que la technologie, la marque et le numéro de série des appareils. Les plans indiquent les classes de précision, les résultats des mesures, les zones non détectées en classe A, l’altitude à la génératrice supérieure, la nature, les dimensions et le matériau des canalisations. Deux fichiers DWG distincts sont requis : relevé 2D et relevé 3D, compatibles AutoCAD 2015 ; le rapport est remis en deux exemplaires papier, avec plans au 1/200, rapport PDF et DOC, plans PDF et DWG ainsi que des fichiers raster.
À titre de quantités estimatives, le DQE indique 100 000 ml de détection, 40 nuits de travaux et 10 forfaits de rapport. Pour chacune des deux catégories de signalisation (voies circulées et voies piétonnes ou non circulées), il prévoit 30 jours pour les interventions de 1 à 3 jours, 20 jours pour celles d’une semaine et 10 jours pour celles dépassant une semaine.
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