Désamiantage, déplombage et démolition d’immeubles
- Date limite
- 4 décembre 2026 à 12 h
- Localisation
- Chalon-sur-Saône (71)
- Durée
- 9 mois par tranche (ferme et 3 optionnelles), à compter de l’OS ; préparation : 1 mois incluse
- Budget
- Non précisé
Périmètre et préparation
Démolition de deux bâtiments d’habitation, de l’ancien fournil et d’éléments maçonnés, avec traitement préalable de l’amiante et du plomb. Le marché comprend la sécurisation des bâtiments et des avoisinants, les travaux de maçonnerie et de confortement, le tri et l’évacuation des déchets, puis la remise en état des ouvrages conservés.
Les travaux préparatoires comprennent la création d’un accès depuis la rue des Taquiers, avec demandes de voirie, protection des trottoirs, démolition du mur sur rue en conservant les refends, et, si nécessaire, aménagement du caniveau pour l’accès des véhicules. Sont aussi prévus le nettoyage et le défrichage de la parcelle, une base vie avec sanitaires, vestiaires et réfectoire/salle de réunion, les raccordements, les installations électriques de chantier et leurs vérifications réglementaires. Il faut également baliser et signaler le site, contrôler ses accès, poser un panneau de chantier de 3 000 × 2 000 mm, et créer l’accès nécessaire aux investigations complémentaires du fournil.
Le titulaire prévoit les études et documents d’exécution, les constats d’huissier avant et après travaux, l’évaluation des risques, les protections collectives, les étaiements et les moyens de sécurisation. La sécurisation du bâtiment des Meules doit être définie avec un bureau d’études structures. En cas d’intrusion avérée, un gardiennage peut être exigé sans compensation financière.
Amiante et plomb
Les matériaux amiantés non investigués dans le bâtiment des Taquiers sont à considérer comme amiantés. Le phasage prévoit d’abord le traitement des matériaux repérés en toiture et la dépose de la toiture et de la charpente par du personnel formé au risque amiante, puis des investigations au R+1 et au RDC, notamment par nacelles déportées ou drones. Si l’accès aux matériaux est impossible, leur traitement se fait comme s’ils contenaient de l’amiante, avec pelle à cabine pressurisée, brumisation continue, découpes manuelles par opérateurs formés, APR et EPI adaptés, et évacuation en déchets amiantés. Les trois tranches optionnelles portent sur les interventions sous procédure amiante au R+1 et au RDC, manuelles, et sur la démolition mécanique du RDC.
Les matériaux amiantés identifiés comprennent, aux Taquiers, 2 m de conduit et 1 mitron en amiante-ciment ; aux Meules, 20 m de conduit, 20 m² de plaques ondulées, 15 m² de plaques planes et 2 m² de revêtement de sol. Le BPU-DQE prévoit également des postes pour 20 m de conduite amiantée enterrée et jusqu’à 100 tonnes de déchets de démolition issus de sinistre mélangés avec des matériaux amiantés ; les quantités estimées par le maître d’œuvre sont indicatives.
Pour l’amiante, le titulaire établit et transmet le plan de retrait/démolition, les études et modes opératoires nécessaires, des rapports quotidiens et une synthèse hebdomadaire. Les mesurages sont réalisés par un organisme accrédité : surveillance hebdomadaire par processus et phase opérationnelle, et hebdomadaire par zone de travail pour rechercher une dispersion hors zone. S’ajoutent les mesurages d’état initial, de première restitution pour chaque zone et de fin de chantier, avec un seuil final inférieur à 5 fibres/litre. Le nettoyage de fin, les examens visuels et les éléments de preuve de restitution sont prévus.
Le titulaire retire les matériaux contenant du plomb dont la teneur est supérieure ou égale à 1 mg/cm². Il prévoit des techniques limitant les poussières, l’aspiration avec filtres à très haute efficacité ou le nettoyage humide, les protections adaptées et la douche en fin de poste. Le contrôle de l’exposition est réalisé par des laboratoires accrédités : VLEP de 0,03 mg/m³ sur 8 heures ; VLB de 300 µg/l de sang jusqu’au 31 décembre 2028, puis 150 µg/l à partir du 1er janvier 2029.
Curage, déconstruction et démolition
Les encombrants et ordures ménagères présents sur la parcelle et dans les bâtiments sont ramassés, conditionnés et triés. Le bâtiment des Taquiers, trop dégradé, ne fait pas l’objet d’un curage préalable : ses matériaux de second œuvre sont triés et évacués au fur et à mesure de la démolition. Le bâtiment des Meules et l’ancien fournil sont curés avant démolition, avec tri des matériaux et dépose des éléments nécessitant une filière spécifique.
La déconstruction des parties proches des constructions voisines est réalisée manuellement et par phases, du point haut vers le bas. Elle comprend notamment la dépose des souches, couvertures, charpentes, élévations et planchers, avec découpe prudente des éléments ancrés dans les murs mitoyens et protections contre les dégâts des eaux. Des échafaudages et protections des avoisinants sont prévus. Le titulaire missionne un bureau d’études structures pour définir les confortements et documents d’exécution.
La démolition mécanique utilise des pelles équipées d’un bras de déconstruction, de pinces ou broyeurs à béton et de godets. Les démolitions par explosif, grandes sapes, foudroyage, vérinage, traction, boule sur grue treillis, bélier en bout de bras et rampes de surélévation sont interdites. L’arrosage doit limiter les poussières ; des mesures de bruit, de poussières et de vibrations peuvent être imposées. Les caves sont conservées : les engins ne doivent pas évoluer au-dessus et les gravats sont évacués à l’avancement pour éviter de charger leurs voûtes. Aucune purge des fondations ni démolition des infrastructures n’est prévue.
Déchets, finitions et réception
Les déchets sont triés, conditionnés, transportés et dirigés vers des filières adaptées et agréées ; ferraille, briques non plâtrières et bois doivent être triés et recyclés. Les déchets dangereux sont conditionnés selon leur nature, avec respect de l’ADR le cas échéant, et leur traçabilité est assurée par les bordereaux et outils prévus. Le titulaire fournit notamment le SOGED, les justificatifs de filières, les bordereaux de suivi et le DOE. Le CCTP interdit le concassage et le stockage sur site dans ses prescriptions générales ; sa section déchets n’admet toutefois qu’un stockage temporaire ponctuel et prévoit l’évacuation au fil de l’eau.
Les finitions incluent les arases et chaînages en béton armé, le bouchage des réservations au mortier, les couvertines, les reprises d’abergements et de rives des couvertures mitoyennes, et des enduits à la chaux sur les murs rendus extérieurs. Le titulaire reprend les chéneaux et vérifie la capacité de la descente d’eaux pluviales du bâtiment mitoyen conservé. Des clôtures définitives de 2 m, de type simple torsion avec piquets raidisseurs et contreventement scellés au sol, et un portillon de 2 m rue des Taquiers sont installés. Le panneau de chantier est fabriqué après agrément du projet par le maître d’ouvrage et le maître d’œuvre. Le DOE comprend notamment le récapitulatif des déchets et leurs bordereaux, des photographies, le plan de récolement altimétrique, le rapport de fin de travaux amiante et les modes opératoires.
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Critères d'évaluation
Visite de site
Date(s)
Non précisé
Lieu
26 rue des Taquiers et 23 rue des Meules, Chalon-sur-Saône
Modalités
Visite obligatoire et attestation à joindre à l’offre, signée par un représentant de l’OPAC Saône-et-Loire et l’entreprise. Aucune date ni modalité de rendez-vous préalable n’est précisée.
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