Désamiantage, déplombage, curage et déconstruction
- Date limite
- 20 novembre 2026 à 17 h
- Localisation
- Ambérieu-en-Bugey (01)
- Durée
- De la notification à la fin de la GPA ; chantier : 4 mois max, dont 1 mois de préparation (RC/CCTP) ; CCAP : préparation de 2 mois incluse
- Budget
- Non précisé
Périmètre et organisation des travaux
Déconstruction sélective d’une maison, d’un hangar et d’un appentis, avec curage, retrait préalable des polluants identifiés, démolition mécanique, gestion des déchets et remise en état. Les surfaces indiquées sont d’environ 290 m² pour la maison, 300 m² pour le hangar et 55 m² pour l’appentis. Les bâtiments sont libres ; aucune activité ne sera maintenue pendant les opérations de curage, désamiantage et déplombage.
L’intervention est organisée en une tranche ferme. Elle comprend les études et procédures d’exécution, les installations de chantier, la sécurisation des réseaux, les protections, le curage, les travaux sur polluants, la déconstruction, le réemploi et la restitution. Le titulaire établit notamment le plan de retrait amiante, le mode opératoire plomb, le PPSPS, le SOGED, les plans d’installation et de circulation, les notes méthodologiques et le planning. Les documents sont soumis à visa avant exécution. Le planning d’avancement et le suivi des évacuations et mesures d’empoussièrement sont actualisés chaque semaine ; un reportage photo mensuel comporte au minimum 5 photos légendées par semaine de travaux.
Préparation, réseaux et sécurité du chantier
Le titulaire fait réaliser les constats d’état des lieux avant et après travaux, vérifie les réseaux consignés (absence de tension, soufflage et purge) et repère, piquette et protège les réseaux actifs. Les réseaux gravitaires enterrés sont séparés et bouchonnés avant démolition ; les bouchons sont repérés sur plan et photographiés. Les réseaux enterrés dans l’emprise démolie sont déposés jusqu’à au moins 1,50 m sous les dallages existants. La déconnexion des réseaux électriques de l’habitation est effectuée en amont par le maître d’ouvrage, qui transmet les procès-verbaux de suppression.
Le chantier est clôturé avant toute intervention : clôture mobile d’au moins 2 m, garde au sol maximale de 5 cm et portail d’au moins 5 m de largeur. Les horaires prévus sont du lundi au vendredi, de 8 h à 18 h. Les interventions aux abords des réseaux aériens et de l’éclairage public doivent préserver ces équipements ; la ligne électrique est soumise aux prescriptions d’Enedis. Une étude géotechnique de type G5 est prévue pour déterminer les moyens de stabilisation de la voirie lors de la démolition.
Cinq points d’arrêt sont prévus : localisation des MPCA avant travaux, validation après désamiantage, validation après curage complémentaire, validation des protections avant démolition, puis contrôle après démolition et évacuation des déchets. Chaque point est sollicité au moins une semaine à l’avance et n’est levé qu’après accord du maître d’ouvrage et du maître d’œuvre.
Curage et retrait des polluants
Le curage est réalisé en deux temps, en coordination avec le désamiantage : pré-curage pour rendre les MPCA accessibles, puis curage complémentaire après retrait pour ne conserver que les structures et faciliter le tri. Il porte sur les éléments intérieurs et extérieurs, amovibles ou de second œuvre : mobiliers, sanitaires, équipements électriques et luminaires, radiateurs, réseaux, gaines, faux plafonds, cloisons et revêtements. Les interventions sont manuelles ou réalisées avec des mini-engins si la portance des planchers est démontrée et si l’absence de risque lié à l’amiante le permet. Le curage rouge est étendu à tout matériau pour lequel l’analyse de risque identifie un risque d’émission de fibres.
Les MPCA repérés à retirer comprennent : mastic vitrier (3 unités), colle de plinthe carrelée (38 ml), éléments de rive en amiante-ciment (6 ml), plaques ondulées de toiture en amiante-ciment (60 m²), bac à fleurs en amiante-ciment (1 unité) et coffrage perdu en amiante-ciment (6 ml). Des investigations complémentaires sont prévues pour les réseaux enterrés ; les travaux dans les zones concernées sont suspendus jusqu’à la levée des réserves du diagnostiqueur. Le désamiantage comprend le retrait complet des matériaux et résidus visibles ou atteignables, le conditionnement et l’évacuation en filière agréée. La démolition avec amiante en place est interdite. Les locaux sont restitués à moins de 5 fibres par litre, avec une sensibilité analytique inférieure ou égale à 0,3 fibre par litre ; les mesures de première restitution et de fin de chantier sont à la charge du titulaire. Les méthodologies indicatives prévoient notamment humidification, aspiration à la source, nettoyage fin et conditionnement adapté ; le procédé effectif relève de l’entreprise certifiée et de son analyse de risques.
Les peintures plombées repérées sont situées sur les volets, dauphins et verrière de façade Est (8,49 à 10 mg/cm²), les volets de façade Sud (8,25 à 9,55 mg/cm²), ainsi que chéneau, dauphins, conduits et grille métallique de façade Ouest (1,71 à 13 mg/cm²). Les éléments concernés sont retirés intégralement, conditionnés et dirigés vers un exutoire agréé. Le traitement vise à empêcher la dispersion et la surcontamination ; il inclut nettoyage, suivi par lingettes et mesures d’air, ainsi que caractérisation des substrats contaminés par lixiviation.
Parmi les autres polluants et équipements à traiter figurent environ 30 m³ de mâchefers non inertes dans les murs du hangar, des fluides frigorigènes et caloporteurs, des hydrocarbures dans une chaudière et des cuves, une fosse de vidange, ainsi que des têtes de détection incendie à source radioactive. Leur dépose sélective, conditionnement, transport et traitement en filière adaptée sont accompagnés de justificatifs dédiés. Les mâchefers sont évacués vers une installation agréée, sous réserve du certificat d’acceptation préalable et des analyses ; l’offre doit intégrer l’hypothèse d’évacuation la plus défavorable. Les liquides et huiles sont vidangés avant dépose ; les eaux de lavage sont traitées comme des déchets. Une anomalie de plomb dans les sols entre 0 et 1 m au droit du sondage BGP5 est également signalée.
Déconstruction, déchets et restitution
La démolition est mécanique, à la pelle hydraulique. Le mode opératoire précise les engins, leur positionnement, les distances de sécurité, les protections et les moyens de réduction des poussières. Les ouvrages en béton sont croqués à la pince à béton et les éléments métalliques coupés à la pince ou cisaille à ferraille ; les outils visant à heurter, tirer ou pousser les ouvrages sont interdits. Les fondations et réseaux enterrés sont démolis jusqu’à 2 m sous le dernier plancher, avec relevé topographique des fondations profondes laissées en place. Le mur Ouest du sous-sol est conservé pour maintenir le remblai sous la route ; toute adhérence ou fondation débordante impose l’arrêt des travaux et l’information du maître d’œuvre.
Les cuves sont dégagées, vidangées, nettoyées et dégazées ; le certificat de dégazage présenté avant leur dépose doit dater de 24 heures au maximum. Les sols excavés sont stockés provisoirement sur une aire étanche protégée des intempéries, puis caractérisés et orientés selon les analyses et les critères des filières. Si le maître d’ouvrage demande une purge de pollution, les terres sont excavées par couches successives de 0,5 m ; les bords et fonds de fouille sont analysés par un laboratoire COFRAC jusqu’à compatibilité avec l’usage futur.
Le tri est réalisé à la source, au-delà des catégories déchets inertes, non dangereux et dangereux, selon les 7 flux et par matériau. Les coûts de traitement supplémentaires dus à un tri insuffisant restent à la charge du titulaire. Les bétons doivent être débarrassés des impuretés, réduits sur site en éléments chargeables de 0 à 600 mm, puis concassés hors site ; le concassage sur site est interdit. Le titulaire fournit la preuve de leur traitement en vue de leur réutilisation. La traçabilité comprend notamment les CAP, BSD, BSDD et BSDA sur Trackdéchets.
La dépose en conservation et la recherche de filières de réemploi concernent notamment les pavés autobloquants, une porte vitrée, les radiateurs en fonte et le tableau électrique. Elles comprennent le stockage, les tests de dépose, la traçabilité et les preuves de cession ou de vente. Les éventuels taux chiffrés de réemploi figurant dans le tableau du CCTP ne sont pas lisibles dans les données disponibles.
Après démolition, les vides sont remblayés et nivelés. Le terrain est sécurisé contre les chutes et débarrassé des gravats et fers à béton. La restitution comprend une clôture définitive en bac acier blanc de 2 m, un portail plein de 2 m sur 5 m fermant à clé et la remise de 3 jeux de clés, le nettoyage du site et des abords, la réparation des dégâts et l’évacuation des déchets. Le DOE, comprenant le rapport de fin de travaux amiante, est remis dans le mois suivant les travaux.
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Critères d'évaluation
Visite de site
Date(s)
10/11/2026, de 14 h à 15 h
Lieu
Sur site, 62 avenue de la Libération, 01500 Ambérieu-en-Bugey
Contact
Laurent Spitzner
Téléphone
06 07 55 54 14
Modalités
Visite conseillée avant la remise des offres.
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