Désamiantage et déconstruction de l’îlot Saint-Antoine
- Date limite
- 12 novembre 2026 à 12 h
- Localisation
- Castelnau-de-Médoc (33)
- Durée
- Travaux : 2 semaines ; préparation préalable : 5 semaines (25 jours ouvrés) ; 1 tranche, 1 phase
- Budget
- Non précisé
Périmètre et séquence
L’opération couvre le curage, le désamiantage et le retrait des éléments contenant du plomb, puis la déconstruction sélective et la démolition mécanique des superstructures, la gestion des déchets et la remise en état. La surface totale annoncée est de 824 m². Le programme comprend aussi la préparation et la sécurisation du chantier ainsi que la fourniture du dossier des ouvrages exécutés.
Les bâtiments comprennent notamment des structures en pierre, des murs en parpaings, des charpentes en bois et des couvertures en tuiles. Les diagnostics signalent de l’amiante, avec des combles de garage restant à investiguer, et du plomb sur des conduits métalliques, des dormants de menuiseries en bois et des plaques de bardage en bois. Certains éléments sous le seuil de 1 mg/cm² restent soumis à l’analyse de risque plomb. Le diagnostic termite ne relève pas de termites ou de xylophages. Aucune dépollution des sols n’est prévue.
Les dallages et infrastructures, ainsi que les trottoirs et bordures à conserver, sont maintenus. Les réseaux désaffectés en amont des bouchonnements EU-EP sont démolis et traités ; les réseaux conservés doivent rester protégés et accessibles. Les végétaux situés dans l’emprise des bâtiments à démolir sont supprimés. Une fosse de vidange du garage doit être purgée, nettoyée et protégée par une plaque de répartition.
Préparation, installations et sécurité
La préparation comprend notamment l’analyse des risques, le PPSPS, le plan de retrait amiante, les plans d’installation et de circulation, les études d’exécution et le SOGED. Le plan de retrait est à transmettre sous 7 jours calendaires à compter du début de la période de préparation ; les autres documents mentionnés au CCTP sont attendus sous 4 semaines. Le titulaire réalise les DICT, localise et protège les réseaux, vérifie les déconnexions privatives et établit les attestations de mise hors exploitation requises.
Le chantier est clôturé par des panneaux grillagés de 2 m, stabilisés au vent ; le portail prévoit un passage d’au moins 5 m. Une base vie comprend au minimum sanitaires avec douche, vestiaire, réfectoire et salle de réunion pour 10 personnes. Le titulaire prévoit les branchements provisoires, fait vérifier l’installation électrique et remet un procès-verbal de conformité. L’usage permanent d’un groupe électrogène est interdit, sauf groupe de secours nécessaire au désamiantage. Les accès des commerces et livraisons à proximité sont maintenus.
Avant circulation d’engins lourds, le titulaire sonde les dallages et ouvre les regards ; il vérifie la portance des plateformes et planchers. Le curage des zones instables se fait exclusivement avec un engin mécanique, sans accès à pied. Les protections des avoisinants et ouvrages conservés sont soumises aux validations prévues avant leur mise en œuvre.
Retrait de l’amiante et du plomb
Tous les matériaux amiantés sont retirés avant la démolition. Les réserves du diagnostic dans les combles du garage sont levées au début du chantier. Le titulaire met en place le balisage, les confinements, les sas, les protections collectives et les EPI adaptés aux processus et niveaux de risque. Pour les retraits intérieurs de niveau 2, le confinement dynamique prévoit un renouvellement d’air d’au moins 10 volumes par heure lorsque C < 3 300 F/L et 15 volumes par heure lorsque C > 3 300 F/L. La dépression attendue est de 15 Pa et ne doit jamais être inférieure à 10 Pa. Les installations de décontamination extérieures comportent au minimum 5 compartiments, dont 2 douches ; la décontamination des opérateurs est obligatoire au moins toutes les 2 h 30. L’aire de décontamination des matériels et déchets est clôturée sur un périmètre d’au moins 20 m × 20 m, avec traitement en circuit fermé des eaux de lavage, filtration à 25 µm puis 5 µm et capacité prévue pour 100 litres/minute.
La VLEP amiante à respecter est de 10 F/L sur 8 heures. Des mesures sont réalisées avant intervention, en zone ou aux postes de travail — au minimum une par semaine et par processus —, ainsi qu’en environnement, au minimum une par semaine et par typologie. Pour les niveaux 1 et 2, un résultat supérieur, respectivement, à 100 F/L et 6 000 F/L entraîne l’arrêt du chantier et la modification du processus ou le passage au niveau supérieur de protection. En environnement, un résultat supérieur à 5 F/L entraîne l’arrêt du chantier et des mesures correctives. Des mesures de première restitution puis de fin de travaux sont également demandées ; la poursuite du chantier est soumise aux points d’arrêt et contrôles de finition prévus.
Le retrait des matériaux contenant plus de 1 mg/cm² de plomb comprend la dépose soignée et le conditionnement des éléments démontables, ainsi que l’aspiration des poussières et écailles à proximité. Les protections et procédures de décontamination sont définies à partir de l’évaluation des risques. La VLEP plomb indiquée est de 0,03 mg/m³ sur 8 heures ; le titulaire doit mettre en place les moyens permettant de respecter une VLB de 150 µg/L. Les déchets plombés sont isolés, conditionnés et dirigés vers les filières adaptées.
Curage, démolition et déchets
Le curage mécanique retire sélectivement les éléments non structurels et non inertes : menuiseries, portes, plafonds, cloisons, doublages, isolants, canalisations non métalliques, équipements, mobiliers et encombrants. Le tri doit séparer les déchets dangereux, non dangereux et inertes, ainsi que notamment bois, métaux, PVC, plâtre, laine de verre et DEEE. Le brûlage sur chantier est interdit ; le dépôt au sol des déchets est interdit, sauf autorisation de la maîtrise d’œuvre pour les matériaux inertes triés et le bois dans des aires dédiées.
La démolition mécanique des superstructures est organisée en cinq portions. Elle est réalisée avec une pelle à flèche de grande hauteur, capable d’intervenir à proximité des bâtiments d’environ 12 m au faîtage ; l’éloignement de la pelle par rapport à la zone de travail doit être supérieur à la demi-hauteur du bâtiment. Selon les portions, des tapis antiprojection soutenus par une grue et des dispositifs pare-gravats sont requis. Le tapis prévu a des dimensions minimales de 12 m de haut sur 6 m de large. Les circulations de véhicules sont interrompues lors de la démolition lourde aux endroits concernés, avec déviation et maintien d’un passage piéton sécurisé. L’arrosage et la brumisation limitent les poussières, notamment sur le bras de la pelle et dans les zones de chute et d’évacuation. Les engins doivent limiter le bruit ; l’usage du brise-roche hydraulique est réduit au minimum, au bénéfice des pinces et broyeurs mécaniques à béton, réservés aux éléments de béton de plus de 1 m² de section (1 m × 1 m). Un responsable technique assiste le pelleteur et reste en liaison radio avec lui.
Le tri des sept flux est effectué sur site — papiers/cartons, métaux, plastiques, verres, bois, fraction minérale et plâtre — sans collecte conjointe suivie d’un tri ultérieur en centre. Le SOGED décrit les contenants, les filières, le transport, les stockages et les moyens de contrôle. La préparation en vue du réemploi, le recyclage et la valorisation matière sont privilégiés avant la valorisation énergétique et, en dernier recours, l’élimination. Les gravats inertes recyclables sont évacués vers une plateforme de recyclage ; leur mise en installation de stockage est interdite. Les déchets dangereux et amiantés sont tracés, avec bordereaux réglementaires et usage de Trackdéchets pour les déchets dangereux. Les envois font l’objet des justificatifs de suivi, de pesée et de destination prévus, avec un tableau récapitulatif transmis chaque mois. Les matériaux réemployés sont accompagnés de bons d’enlèvement et des informations de traçabilité requises.
Finitions et livrables
Les arases au droit des murs démolis sont nettes et soignées, sans endommager les dallages conservés. Les voiries, trottoirs, enrobés et autres zones dégradés par les travaux sont repris à l’identique de leur état initial. Après repli des installations, le chantier est nettoyé, débarrassé des décombres et restitué sans dégradation des zones conservées.
Le DOE comprend notamment les rapports et mesures de chantier, les documents de retrait amiante, les suivis des déchets et du réemploi, les constats avant et après travaux et un plan de récolement établi par géomètre. Celui-ci représente le nivellement, les emprises démolies, les bouchonnements EU-EP, les réseaux et fondations conservés selon les axes X, Y et Z, ainsi que les ouvrages conservés ; il est livré en .dxf ou .dwg. Le DOE est demandé en 4 exemplaires : supports informatiques pour la maîtrise d’ouvrage, la maîtrise d’œuvre et le CSPS, ainsi qu’un projet PDF transmis à la maîtrise d’œuvre une semaine avant la réception ou la levée des réserves. Le visa est transmis sous 48 h pour permettre les compléments éventuels.
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Critères d'évaluation
Visite de site
Date(s)
Non précisé
Lieu
Site de l’îlot Saint-Antoine, Castelnau-de-Médoc
Contact
Adrien Blons
Téléphone
06 51 29 92 34
Modalités
Visite facultative ; le site est accessible. Prévenir préalablement le contact.
Échantillons
Modalités de livraison
Échantillons, notices techniques et procès-verbaux d’agrément à fournir aux frais du titulaire si le maître d’œuvre les demande, dans les délais qu’il fixe. Les travaux concernés ne peuvent commencer avant l’obtention des visas.
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