Désamiantage et déconstruction de la résidence Pierre Semard
Désamiantage, déconstruction sélective et remise en état
Le marché porte sur le désamiantage préalable, le curage, la déconstruction sélective d’un bâtiment de logements collectifs en R+3 avec combles et sous-sol, puis la remise en état des emprises. Le bâtiment représente environ 252 m² au sol et 14 m de hauteur. Les travaux concernent notamment les matériaux amiantés, les éléments contenant du plomb, les déchets industriels, les mitoyens, les voiries, les arbres conservés et la gestion des inondations.
Travaux préparatoires et installations
Les prestations comprennent la protection du site, les constats d’huissier avant et après travaux, les études et documents d’exécution, les DICT, l’installation de chantier, les clôtures, la signalisation, les autorisations de voirie et les dispositifs de manutention. Le cheminement entre la rue Pierre Semard et la passerelle enjambant l’Yzeron doit être maintenu, ainsi que la circulation des bus, sauf interruptions ponctuelles.
Les réseaux d’eau potable, d’électricité, de téléphone, de gaz et d’éclairage public sont déconnectés par le maître d’ouvrage. Le titulaire réalise l’identification, la vérification d’absence de tension, la mise à la terre et en court-circuit, ainsi que la coupure et le bouchonnage des raccordements d’assainissement. Les réseaux enterrés extérieurs aux bâtiments ne sont pas déposés.
Le chantier est organisé avec clôtures opaques, signalétique, protections des arbres et des voiries, protection contre les projections, surveillance du site et installations électriques, d’eau, d’air, de secours et d’assainissement. Les installations électriques et d’adduction d’air sont vérifiées par un bureau de contrôle avant travaux. Les niveaux d’éclairement minimaux sont de 40 lux pour les circulations, 60 lux pour les escaliers et 200 lux pour les zones de travail.
Désamiantage et traitement du plomb
Le désamiantage comprend le marquage des matériaux, le plan de retrait, le confinement, la métrologie, le retrait, le conditionnement, l’évacuation en filière autorisée, les bordereaux de suivi et les mesures libératoires. Les éléments identifiés comprennent notamment des conduits en fibrociment, mastics et tampons bitumineux, colles et dalles de sol. Les extrapolations portent sur l’ensemble des mastics vitriers des fenêtres en bois, des tampons bitumineux sous baignoires et éviers et des revêtements de sol souples des appartements et parties communes.
Pour les opérations dégradant les matériaux amiantés, le confinement dynamique doit assurer au minimum 6 renouvellements d’air par heure et 60 m³/h/personne, avec une dépression supérieure à 10 Pa, une alimentation électrique secourue, des sas personnel et matériel distincts, un bilan aéraulique et des tests fumée. Les confinements utilisent du polyane d’au moins 200 microns ; le niveau 3 impose une double peau. La dépression nominale est de 20 Pa, avec un minimum de 10 Pa, contrôlée et enregistrée en continu avec alarme et astreinte 24 h/24.
La VLEP amiante est fixée à 10 fibres/litre en moyenne sur 8 heures. Les niveaux d’empoussièrement sont classés ainsi : niveau 1 inférieur à 100 fibres/litre, niveau 2 entre 100 et 6 000 fibres/litre, niveau 3 entre 6 000 et 25 000 fibres/litre. Les mesures sont réalisées par un organisme accrédité selon les stratégies et normes prévues, notamment META, NF X 43-050, X 43-269 et NF EN 160007. Les mesures de suivi comprennent notamment au minimum une mesure par sas et par semaine, une par processus et zone et par semaine, une par zone et par semaine et une par groupe d’extracteur et par semaine de travail. Pour les restitutions, le niveau doit être inférieur au point zéro et à 2 fibres d’amiante par litre d’air.
Le traitement du plomb comprend le marquage, la dépose non destructrice des éléments démontables, le tri, l’ensachage, les protections contre la dispersion, l’évaluation des risques, le mode opératoire, les EPI, la décontamination, la formation du personnel, les contrôles des locaux, les prélèvements et analyses par lixiviation selon NF EN 12457-2 et la mesure surfacique de plombémie résiduelle. Les filières sont déterminées selon les teneurs lixiviables : inférieur à 0,5 mg/kgMS pour certains inertes vers ISDI, inférieur à 10 mg/kgMS vers ISDND, de 10 à 50 mg/kgMS vers ISDD et au-delà de 50 mg/kgMS vers un centre spécialisé avant stockage en ISDD.
Curage, réemploi et déconstruction
Le curage comprend l’extraction des encombrants, DIB, DIS, équipements, réseaux intérieurs, cuve en sous-sol et éléments non inertes, ainsi que le curage sélectif « 7 flux » : métal, plastique, verre, bois, papier-carton, fraction minérale et plâtre. Les éléments destinés au réemploi sont déposés soigneusement, conditionnés, étiquetés, stockés hors d’eau et hors d’air puis transportés vers la plateforme de réemploi de la SERL.
Le DQE estime notamment 6 lavabos, 6 WC, 3 radiateurs en fonte, 18 garde-corps de fenêtres, 8 m³ de transport d’éléments réemployés, 1 cuve à vidanger, inerter, neutraliser, excaver et déposer, 70 emmarchements, 6 pierres de paliers, 265 m³ de pierres de soubassement et 263 m² de tuiles. Le CCTP identifie également 66 blocs de marches et pierres de paliers, 30 garde-corps et 250 m² de tuiles comme éléments potentiellement réemployables.
La déconstruction prévoit la désolidarisation manuelle des auvents, le sciage des dalles à proximité des mitoyens, la démolition à la pince hydraulique, l’abattage au sol, l’arrachage des dalles, la purge des fondations jusqu’à 2,50 m sous le terrain naturel ou le dallage le plus bas et la démolition en touche de piano du mur Est pour préserver les arbres. Les murs de soutènement conservés sont écrêtés à 0,15 m sous le niveau de voirie et repris en béton. L’usage d’explosifs est interdit et l’oxycoupage est soumis à autorisation préalable.
Déchets, mâchefers et traçabilité
Les déchets sont triés à la source, stockés séparément et orientés selon la hiérarchie du réemploi, du recyclage, de la valorisation matière, de la valorisation énergétique puis de l’élimination. Le titulaire fournit le SOGED, les filières, les centres récepteurs, les moyens de suivi, les BSD, le registre chronologique et les justificatifs de destination finale. L’utilisation de Trackdéchets est obligatoire ; les déchets sont quantifiés en tonnes et les bordereaux sont intégrés au DOE.
Les bétons de mâchefers sont séparés des matériaux inertes, stockés par tas de 200 m³ maximum, caractérisés par analyses de lixiviation NF EN 12457-2 ou NF EN 12457-4 et, selon le niveau d’analyse, par percolation NF CEN/TS 14405. Chaque stock fait l’objet d’une identification, d’un levé topographique et d’un relevé photographique. Un CAP doit être obtenu avant évacuation et l’avis du maître d’œuvre sollicité ; toute évacuation non préalablement signalée n’est pas rémunérée.
Terrassements, mitoyens et remise en état
Les fouilles, sous-sols et cavités sont comblés avec des matériaux recyclés d’apport, par couches de 40 cm maximum. Les remblais sous voirie atteignent au moins 95 % de la densité sèche à l’optimum Proctor normal ; les formes atteignent au moins 95 % de l’optimum Proctor modifié sur 0,30 m. Les plateformes doivent présenter une portance minimale de 50 MPa et un rapport EV2/EV1 inférieur à 2. Les essais comprennent au minimum un essai de plaque par 100 m² pour la réception des plateformes, un essai de plaque tous les 500 m² et un contrôle pénétrométrique tous les 500 m³ de remblai.
La remise en état comprend le nettoyage général, le nivellement, la protection des réseaux, le traitement des mitoyens, un enduit hydrofuge et une couvertine, une clôture définitive en bardage acier d’environ 2,50 m de hauteur et un portail de 4 m. Les enduits sont talochés, de type B selon DTU 59.1, avec une épaisseur de recouvrement comprise entre 10 et 15 mm. La clôture et les ouvrages associés font l’objet de notes de calcul et de prescriptions de tenue au vent.
Contrôles et livrables
Le titulaire établit le PAQ, les procédures, le PPSPS, les plans et notes d’exécution, le programme de contrôles, les documents de suivi des déchets, les rapports de mesures et le DOE. Le DOE comprend notamment les travaux réalisés, les contrôles, les mesures, les plans de récolement, les BSD, les résultats de compactage, le levé topographique de la plateforme restituée et l’identification des réseaux et fondations conservés.
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Critères d'évaluation
| Pondération | Critère |
|---|---|
Visite de site
Date(s)
Vendredi 18 septembre à 9h30
Lieu
53 rue Pierre Semard, 69600 Oullins
Contact
Représentant de Lyon Métropole Habitat
Modalités
Présence du représentant de Lyon Métropole Habitat obligatoire. L’attestation de visite doit être remplie et signée par le pouvoir adjudicateur et l’entreprise puis remise dans l’offre. Les visites à l’improviste ne sont ni autorisées ni valides.
Échantillons
Modalités de livraison
Surface à réaliser avant le démarrage du chantier pour validation du rendu et de la teinte par le maître d’ouvrage.
Produits à fournir
- Surface de référence d’enduitx1
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