Dépollution, curage et déconstruction d’un immeuble

Date limite
17 novembre 2026 à 12 h
Localisation
Nîmes (30)
Durée
20 mois fermes ; préparation et installation : 2,5 mois ; travaux : 17,5 mois
Budget
Non précisé

Dépollution et déconstruction globale

L’opération porte sur un immeuble d’un bâtiment, de trois entrées, comportant deux niveaux de sous-sol et des niveaux du rez-de-chaussée au R+14, ainsi que ses parkings, garages, terrasse, fondations et ouvrages annexes. La surface de plancher totale indiquée est de 16 465 m² et l’emprise au sol de 2 300 m². Les quantitatifs du DPGF sont donnés comme estimatifs, non contractuels.

Préparation, curage et réemploi

La préparation comprend notamment les autorisations nécessaires, le PDRE, le PPSPS, le planning détaillé, le PIC et le plan de circulation, le SOGED, les DICT et les modes opératoires. Les coupures principales de réseaux sont à la charge du maître d’ouvrage, mais l’entreprise doit vérifier les coupures, remettre une attestation de vérification d’absence de tension et protéger les réseaux actifs conservés.

La purge libère les espaces des éléments non structurels démontables et des déchets en mélange. Le curage concerne l’ensemble du bâtiment, la terrasse et les voies d’accès aux garages et parkings dans l’emprise : il vise à laisser les structures porteuses mises à nu, sans revêtement non inerte. Les réseaux, conduits, calorifuges, vannes et accessoires sont à retirer ; le curage ne comprend pas les matériaux amiantés ni ceux en contact avec l’amiante.

La dépose sélective pour réemploi concerne notamment gravillons de toiture, menuiseries PVC, portes, équipements sanitaires, baignoires acier, boîtes aux lettres, grilles, terminaux électriques, luminaires, lampadaires, BAES et tableaux/coffrets. Parmi les éléments précisés pour récupération figurent tous les hublots avec détecteur des parties communes, tous les BAES avec leur grille, les armoires électriques complètes des services généraux, 3 petits éviers céramiques et 10 portes coupe-feu avec ferme-portes. Les éléments sont identifiés, déposés avec précaution, conditionnés et stockés en lots propres et sécurisés avant reprise, notamment par le CFA d’Alès ; la traçabilité passe par passeports matériaux et bordereaux d’enlèvement.

Dépollution et contrôles

Le retrait concerne l’intégralité des matériaux contenant de l’amiante listés dans les repérages ou découverts en chantier et arbitrés par la maîtrise d’ouvrage. Les interventions privilégient les méthodes limitant l’émission de fibres ; les niveaux d’empoussièrement de référence indiqués sont : niveau 1 inférieur à 100 F/L, niveau 2 de 100 à moins de 6 000 F/L et niveau 3 de 6 000 à 25 000 F/L. En confinement dynamique, les prescriptions comprennent notamment des sas personnel à 5 compartiments et sas déchets à 3 compartiments, une dépression maintenue 24 h/24 supérieure à 10 Pa et un renouvellement minimal de 6 volumes/heure au niveau 2 et 10 volumes/heure au niveau 3. L’éclairage de la zone de travail est d’au moins 40 lux ; le confinement est soumis à test de fumée avant démarrage.

Les mesures d’empoussièrement sont réalisées selon la stratégie d’échantillonnage et comprennent les contrôles initiaux, opérateurs, environnement et restitution. Pour la restitution finale, la valeur attendue est inférieure à 5 F/L ; les prélèvements sont de 24 h avec au moins 10 m³ d’air pour les analyses META. Les déchets amiantés sont conditionnés, étiquetés, évacués au fur et à mesure et tracés par BSDA via Trackdéchets ; les emballages endommagés sont reconditionnés. Un PV de retrait est remis en fin de désamiantage.

Les matériaux revêtus de peinture au plomb sont retirés avec des méthodes limitant les poussières ; ponçage, rabotage et chalumeau sont interdits. La VLEP plomb indiquée est de 0,03 mg/m³ sur 8 heures. Des analyses de lixiviation orientent les déchets vers les filières adaptées : seuils mentionnés de 0,5 mg/kg de matière sèche pour l’admission en ISDI et de 50 mg/kg pour les déchets dangereux destinés à l’ISDD, avec traitement préalable au-delà. Les termites et HAP ne sont pas signalés comme pollutions présentes ; plusieurs autres risques, dont mérule, pollution sanitaire, PCB et pollution des sols, ne sont pas investigués.

Phasage de déconstruction et protections

La déconstruction est organisée en trois phases :

  • Démolition de la terrasse et du parking sud, après purge, désamiantage, curage et étaiement requis des sous-sols, puis création d’une plateforme de travail stable.
  • Purge, désamiantage et curage par blocs, puis écrêtage des niveaux R+14 à R+11 et des locaux techniques de toiture par mini-engins installés en hauteur. Le curage complet d’un bloc précède son écrêtage.
  • Démolition mécanique des niveaux R+10 au rez-de-chaussée par pelle de grande hauteur depuis la plateforme, puis déconstruction des structures restantes des sous-sols et infrastructures.

Les étaiements, notes de calcul, plans, vérifications et dispositifs provisoires doivent assurer la stabilité des ouvrages conservés. La plateforme est réalisée avec tri et réduction mécanique des matériaux, en granulométrie de l’ordre de 0/80 mm, par couches de 30 cm maximum compactées. Sa portance est vérifiée par essais à la plaque à raison d’un essai pour 200 m², avec au minimum 3 essais, avant mise en station des engins. Le concassage par installation dédiée sur site est interdit. Pour les remblais, les couches sont également limitées à 30 cm, la granulométrie maximale est de 0/80 mm et le module EV2 attendu est d’au moins 30 MPa ; les essais à la plaque sont au minimum d’un par 100 m², selon la norme NF P 94-117-2.

Les opérations doivent empêcher chutes et projections hors emprise et limiter poussières et nuisances. Le passage piéton protégé est maintenu en service ; les circulations et accès environnants sont préservés, et l’avenue des Arts ne peut être coupée ni surplombée. La démolition des superstructures comprend un tapis suspendu et une grue dont la flèche ne doit jamais surplomber cette avenue, ainsi que la brumisation au bout du bras et un dispositif complémentaire au sol. Les opérations sont interrompues au seuil de vent le plus contraignant entre les notices constructeurs et 72 km/h. Les arbres conservés sont protégés sur un rayon minimal de 2 m autour du tronc, avec protection du système racinaire.

Déchets, réseaux, terrassements et fin de chantier

Le tri à la source porte sur les flux réglementaires et les autres flux identifiés au CCTP, dont plâtre, bois, métaux, verre, plastiques, menuiseries vitrées, DEEE et déchets dangereux. La traçabilité hebdomadaire comprend registres, BSD, pesées et filières ; les déchets amiantés disposent de leurs BSDA. Les menuiseries vitrées doivent être déposées et transportées intactes pour permettre le recyclage en boucle fermée du verre et, le cas échéant, du PVC. Les objectifs de valorisation matière sont d’au moins 90 % des déchets inertes et 70 % des déchets non dangereux non inertes, par réemploi, recyclage ou upcycling.

Les prestations comprennent la déconstruction des dallages, radiers, semelles, longrines, massifs et voiles enterrés, ainsi que la dépose ou neutralisation des réseaux et ouvrages enterrés dans l’emprise. Les fondations superficielles sont démolies à au moins 1,00 m sous le niveau inférieur de la dalle concernée, sauf fondations profondes dont la conservation est acceptée. Les voiries, accès et aménagements concernés sont déposés ; les réseaux amiantés découverts relèvent du prix unitaire prévu au marché, après balisage et analyse. Les excavations sont remblayées progressivement avec les matériaux compatibles issus du chantier ou, si nécessaire, des matériaux d’apport acceptés. Le site est remis aux niveaux prescrits, avec essais de portance et protections des zones talutées.

La réception inclut le nettoyage général, la remise en état, la repose des potelets, des blocs anti-stationnement et des candélabres déposés, les constats après travaux, un plan topographique en PDF et DWG, ainsi qu’un DOE numérique comprenant les méthodes et photographies, le PPSPS, le plan de retrait, les notes de calcul, la traçabilité et les quantités de déchets, les plans des réseaux bouchonnés et ouvrages laissés en place, et les justificatifs environnementaux.

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Critères d'évaluation

CritèrePondération

Visite de site

Obligatoire

Date(s)

23 octobre 2026 à 9 h ; 30 octobre 2026 à 9 h ; 10 novembre 2026 à 9 h

Lieu

Résidence Le Castor, Nîmes

Contact

Mélina Chalendard Degot

Téléphone

06 37 67 21 80

Modalités

Contacter la personne indiquée pour convenir d’un rendez-vous sur l’une des dates proposées. La visite du 30 octobre est en présence de la maîtrise d’œuvre. Attestation obligatoire à joindre à l’offre ; en cas d’absence, l’offre est irrégulière et ne peut être régularisée.

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