Démolition, désamiantage et curage
Travaux de préparation, désamiantage et déconstruction
Le marché porte sur la phase 1 de restructuration de l’ancien groupe scolaire Jean Jaurès, comprenant le désamiantage, le curage sélectif, la démolition et la préparation des bâtiments conservés. Le site comprend 7 bâtiments sur une parcelle de 3 781 m², avec environ 2 310 m² bâtis. Les travaux doivent préserver les structures conservées, les avoisinants, les arbres et les accès nécessaires à la phase 2.
La préparation de chantier comprend notamment les études et documents soumis au visa du maître d’œuvre : plan de retrait amiante, PPSPS, plans et programme d’exécution, calendrier détaillé, modes opératoires, plan d’installation et de circulation, analyses de risques par bâtiment, constats d’huissier, DICT, autorisations de voirie, SOGED et procédures relatives au plomb et aux déchets. Les documents principaux doivent être remis dans les deux semaines suivant le début de la préparation ; le plan de retrait doit être déposé au plus tard un mois avant chaque phase de travaux et remis au plus tard deux semaines après l’ordre de service de préparation.
Installation, sécurité et nuisances
L’installation de chantier comprend la base vie, les branchements et consommations, un bureau de chantier pour au moins 10 personnes, vestiaires, sanitaires, réfectoire, clôtures, portails, signalisation, contrôle des accès, stockage et tri des déchets, nettoyage des voies et remise en état. L’accès se fait par la rue Jean-Baptiste Bonte, dans un site exigu et en quartier résidentiel. Le portail doit rester accessible aux bâtiments voisins gérés par la ville. Le chantier doit rester clos ; les zones d’intervention sont protégées par clôtures type Heras ou panneaux pleins.
La signalisation et les déviations piétonnes doivent être maintenues de jour comme de nuit. Les nuisances sonores doivent respecter la réglementation ; les engins doivent être insonorisés, avec une puissance acoustique inférieure à 100 dB lorsque les engins concernés sont utilisés. En limite de site, les niveaux ne doivent pas dépasser 70 dB(A) de jour et 60 dB(A) de nuit. L’arrosage, la brumisation, les écrans, le bâchage des matériaux et le nettoyage des voiries sont prévus pour limiter poussières, odeurs et salissures.
Deux constats d’huissier sont requis pour la première phase, avant et après curage-démolition, sur les mitoyennetés, voiries, trottoirs, bâtiments voisins et ouvrages conservés. La surveillance et le gardiennage doivent garantir la sécurité du site hors horaires de travail ; tout personnel de gardiennage doit disposer d’une autorisation préfectorale et d’une formation minimale ERP1 ou SSIAP1.
Désamiantage et plomb
Le désamiantage porte sur les matériaux recensés dans les diagnostics, notamment 4 m² d’ardoise en fibro-ciment, 15 m² de plaques en fibres-ciment, 80 ml de colle de plinthes, 20 ml de colle de plinthes et 3 conduits en fibres-ciment. Environ 40 mètres linéaires de canalisations enterrées en amiante-ciment sont également prévus sur l’emprise des démolitions. Des investigations complémentaires sont nécessaires dans les parties non visitées des combles et conduits derrière coffrage.
Les niveaux d’empoussièrement de référence sont : niveau 1 inférieur à 100 f/l, niveau 2 de 100 f/l à moins de 6 000 f/l et niveau 3 de 6 000 f/l à moins de 25 000 f/l. Les protections collectives et respiratoires sont adaptées à l’analyse de risque ; les protections à usage unique sont renouvelées à chaque vacation. Les déchets amiantés doivent être triés, conditionnés, stockés en zone fermée, identifiée et couverte, avec un stockage maximal de 30 colis. Les palettes doivent être étanches et les GRV d’amiante libre porter le scellé réglementaire et l’identification de l’entreprise.
La prestation comprend les contrôles, mesures atmosphériques, chantiers tests, analyses de fin de chantier et stratégie d’échantillonnage par laboratoire certifié. Le repli des installations n’est possible qu’avec un résultat R<5 f/l. Le DOE amiante comprend notamment le diagnostic, le plan de retrait, les plans des éléments déposés, les mesures atmosphériques et les BSDA signés.
Les éléments plombifères font l’objet d’un repérage et d’un marquage. Les diagnostics mentionnent notamment 7 fenêtres ou huisseries en bois, 20 mètres linéaires de plinthes en bois et 2 dauphins EP métalliques. Les éléments bois ou plâtre contenant de la peinture au plomb sont évacués en ISDD ; les menuiseries plombées nécessaires au maintien hors d’eau des bâtiments réhabilités sont conservées. L’oxycoupage est interdit sur ces éléments.
Curage, démolition et réemploi
Le curage sélectif restitue les structures porteuses nues et sépare les matériaux pour valorisation. Il comprend notamment les cloisons, menuiseries intérieures, sols durs et souples, faux plafonds, doublages, murs mobiles, équipements électriques, ouvrages CVC-plomberie, radiateurs, réseaux, mobiliers, signalétique et installations techniques. Les façades extérieures, étanchéités de toiture, ragréages, menuiseries extérieures nécessaires au maintien hors d’eau et escaliers intérieurs sont conservés.
La phase 1 comprend notamment :
- Désamiantage et curage complet du bâtiment 6, puis démolition de ses superstructures, infrastructures et fondations, avec conservation limitée aux murs mitoyens et façades sur rue.
- Déconstruction de l’annexe du bâtiment 1, avec conservation de la charpente nécessaire à la stabilité des murs conservés.
- Démolition des dalles béton des bâtiments 2, hors hall d’entrée, 4, 5 et 7, après sciage en limite des murs conservés.
- Dépose de l’escalier du bâtiment primaire R+1, du préau et des sols souples amortissants de la cour.
- Retrait des enrobés extérieurs sur une épaisseur maximale de 10 cm, sans déstructurer la couche de forme autour de l’arbre conservé.
- Remblaiement des caves, sous-sols et fosses avec des matériaux inertes broyés en fraction 0/80 mm, par couches de 30 cm compactées, jusqu’au terrain naturel.
- Nivellement général, modelage des pentes et noues, obturation étanche des réseaux et réfection éventuelle des trottoirs.
Le curage concerne l’intégralité des bâtiments 1, 2, 3, 4, 5 et 7. Les moyens d’accès, échafaudages ou nacelles, étaiements, protections collectives et études de stabilité sont à la charge de l’entreprise. Les vibrations doivent être limitées afin de préserver les ouvrages conservés.
Les éléments identifiés pour réemploi comprennent notamment dalles lumineuses, BAES, casiers, chaises, bureaux en bois, tableaux ardoise, panneaux acoustiques, portes en bois, carrelage, chaudière, radiateurs en fonte, appareils sanitaires, robinetterie, mobilier, équipements sportifs, extincteurs et éléments de la chaufferie. Leur dépose doit être soignée, conditionnée, stockée et tracée, avec recherche d’une filière de réemploi et validation du mode opératoire par la maîtrise d’œuvre.
Déchets et reprises de mitoyennetés
La gestion des déchets comprend collecte, tri, conditionnement, stockage provisoire, chargement, transport, traitement, frais de filière et justificatifs. Le tri à la source porte au minimum sur le papier, métal, plastique, verre, bois, fraction minérale et plâtre, ainsi que sur les déchets inertes, dangereux, amiantés, DEEE, menuiseries PVC et verre. Les déchets valorisables sont conditionnés en bennes mono-flux ; le brûlage est interdit. Les déchets dangereux sont suivis via Trackdéchets, avec BSD, BSDA, CAP, registre et tableaux récapitulatifs hebdomadaires.
Les fosses ou cuves souillées comprennent vidange, dégazage, curage, collecte des résidus, nettoyage haute pression, traitement des eaux, inertage et transmission des procès-verbaux. Les déchets inertes utilisés sur site font l’objet de bons de pesée et d’une traçabilité de leur origine, de leur localisation et de leur profondeur de remblai.
Les reprises de mitoyennetés comprennent protections chez les riverains, étaiements tire-pousse, scindements manuels, sciages, purges, reprises de maçonnerie, rebouchage des trous et fissures, arasements, hydrofugation et pose de couvre-murs béton avec casse-goutte et débord de 5 cm. Pour la mitoyenneté M1, l’arasement porte sur 8,85 m à environ 3,80 m de hauteur et sur 16,55 m à 2,60 m ; pour M2, l’arasement est prévu à 2,00 m au-dessus du terrain naturel.
Le nettoyage de maçonnerie comprend piquetage, préparation des supports, reprise des joints et hydrogommage à basse pression avec granulométrie contrôlée. Les poudres à base de silice sont refusées ; des essais in situ doivent être réalisés en présence du maître d’œuvre avant intervention définitive. Le DOE comprend les plans de récolement, relevés topographiques, réseaux, ouvrages maintenus, déchets, réemploi, constats, plans amiante, mesures, photographies et fiches techniques.
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Critères d'évaluation
| Pondération | Critère |
|---|---|
Visite de site
Date(s)
15 septembre 2026 à 9h00
Lieu
64 rue Gambetta, Villeneuve d’Ascq (59491)
Contact
Mayssane Fadili
Téléphone
07 86 34 58 13
Modalités
Visite obligatoire pour déposer une offre ; attestation remise à l’issue et à joindre à l’offre.
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