Curage, désamiantage et déconstruction sélective
Une déconstruction sélective en site urbain contraint
Les travaux portent sur le curage, le désamiantage, la déconstruction sélective des bâtiments et aménagements extérieurs, la purge des réseaux abandonnés et ouvrages enterrés, l’évacuation des matériaux et déchets, puis la remise en état de l’emprise et des avoisinants. L’intervention concerne notamment les boxes de la cour, d’environ 84 m² d’emprise bâtie au sol, ainsi que la purge du massif béton et des ancrages issus de l’étaiement de 2010.
Le chantier est réalisé dans un environnement mitoyen et fragile, avec maintien de l’accès au bâtiment A par le 4 rue de la Boulangerie. Les méthodes sont exclusivement manuelles ou réalisées avec des engins légers et non vibratoires dans la cour : BRH, marteaux-piqueurs lourds, plaques vibrantes, rouleaux vibrants, grandes sapes, explosifs, foudroyage et vérinage sont interdits. Les dallages doivent être désolidarisés des ouvrages voisins avant démolition et les réseaux actifs AEP, EU/EP et branchements à conserver doivent être protégés.
Préparation, installation et sécurisation
Le titulaire prend en charge les DICT, les autorisations et arrêtés de voirie nécessaires, les études d’exécution, les sondages de portance et de stabilité, le PPSPS, le SOGED, le plan d’installation et de circulation, les notes de calcul et les constats d’huissier avant et après travaux. Une inspection commune précède la prise de possession de l’emprise. Les travaux d’infrastructure sont coordonnés avec l’archéologie préventive et ne peuvent commencer sans l’aval préalable du maître d’ouvrage en lien avec l’unité archéologique.
Les installations comprennent notamment cantonnements, sanitaires, vestiaires, réfectoire et salle de réunion, clôtures, portail, gardiennage, signalisation, homme trafic, protections de voirie et panneau de chantier de 0,90 × 1,20 m. Les clôtures de fin de chantier sont vertes RAL 6005, d’une hauteur minimale de 2 m, avec portail double pivotant de 3 m de passage. Deux portillons piétons en acier galvanisé, de 2 m de hauteur, maintiennent l’accès des riverains.
Un monitoring vibro-acoustique est installé en périphérie, avec accès en temps réel, alertes automatiques et rapports sous 24 heures à la demande. Les seuils acoustiques sont de 5 dB(A) le jour et 3 dB(A) la nuit en zone à émergence ; les seuils vibratoires de la circulaire du 23 juillet 1986 s’appliquent. Des mesures de décibel sont effectuées sur 3 points, 2 fois par semaine.
Pré-curage, désamiantage et curage
Le pré-curage comprend la protection collective, l’éclairage des zones d’ombre, la dépose et le tri des équipements, matériels et encombrants non adhérents à des matériaux amiantés ou contaminés, ainsi que l’évacuation vers des filières agréées. Une réception de la dépose du second œuvre intervient avant l’abattage des structures.
Le marquage des matériaux contenant de l’amiante constitue un point d’arrêt et doit être réalisé par du personnel formé. En cas de découverte, les matériaux amiantés sont retirés et les mesures libératoires sont réalisées avant la poursuite des travaux. Les prestations accessoires au BPU couvrent notamment les retraits d’amiante non recensé, les confinements, unités de décontamination, moyens d’accès, mesures d’empoussièrement et évacuations.
Le curage vise à séparer les déchets non dangereux non inertes et dangereux avant l’abattage, afin qu’il ne reste à trier ensuite que les inertes et la ferraille. Sont notamment déposés les cloisons, huisseries, revêtements de sol, verre, plaques de plâtre, bois, plastiques et isolants. Le tri est réalisé à l’avancement et selon le tri 8 flux.
Pour les matériaux contenant du plomb, le titulaire applique les prescriptions du Code du travail, porte les EPI adaptés, assure la formation et l’information des opérateurs, le suivi médical avec plombémie à l’arrivée et au départ du chantier, et oriente les déchets vers une filière agréée. Les seuils mentionnés sont de 10 mg/m³ d’air inhalé pour les poussières et de 0,03 mg/m³ pour le plomb dans les poussières.
Déconstruction, réemploi et gestion des matériaux
La déconstruction comprend la dépose manuelle des éléments non porteurs, la désolidarisation des ouvrages mitoyens, la déconstruction progressive des maçonneries, parois verticales et dalles béton, la récupération des métaux, la purge des dallages, fondations, massifs et réseaux abandonnés, ainsi que le traitement des découvertes en coordination avec le maître d’ouvrage, le maître d’œuvre et les concessionnaires. Les réseaux actifs et la cave en saillie du bâtiment B doivent être conservés et protégés. Les travaux de dépollution ne sont pas inclus.
Les éléments à potentiel de réemploi font l’objet de tests de dépose, d’une liste de repérage, d’une recherche de repreneurs, d’une dépose propre, d’un conditionnement et d’un stockage temporaire préservant leur intégrité. Le titulaire fournit les bons de cession, fiches de traçabilité, photographies et registre de réemploi, et justifie les efforts réalisés lorsque le réemploi n’est pas possible. Les objectifs de la charte sont de 85 % de valorisation et 5 % de fourniture en matériaux de réemploi.
Déchets, remise en état et livrables
Une aire de tri et de stockage est aménagée dans l’emprise du chantier. Les déchets sont séparés par filière, les déchets amiantés sont doublement ensachés, douchés, étiquetés et stockés dans un local couvert, fermé à clé et signalé. Ils doivent être évacués dans les 5 jours ouvrés suivant la fin du désamiantage. Le concassage sur site est interdit ; les gravats inertes sont orientés vers une ISDI ou un centre de recyclage.
Le titulaire fournit les CAP, BSD, BSDA, bons de pesée, registres, SOGED, justificatifs des exutoires et bilans de valorisation. Il assure un bilan carbone mensuel et dans le DOE, incluant les consommations des engins, transports de déchets et base-vie, avec données finales en kgCO2eq.
Le remblaiement est réalisé par couches de 20 cm maximum, sans vibration, sur géotextile, avec matériaux 0/31,5 mm ou 0/20 mm en zone contrainte. La plateforme piétonne vise EV2 ≥ 25 MPa et K ≥ 2 ; une plateforme d’entretien VL, si demandée, vise EV2 ≥ 40 MPa et K ≥ 2. Les essais sont réalisés au minimum à raison d’un essai par couche et par 50 m². Les tolérances comprennent notamment ± 2 cm d’épaisseur, ± 1 cm de nivellement et ± 0,5 cm sous règle de 3 m.
La remise en état comprend le traitement hydrofuge des pignons mis à nu, l’étanchéité des surfaces enterrées, la reprise des descentes EP, le cheminement piéton sur géotextile avec grave drainante de 0,15 m et couche superficielle de sable 0/8 de 0,05 m ou plaque antidérapante, un local poubelle en bois traité de 6 à 8 m², la repose des boîtes aux lettres et, si nécessaire, la reprise des réseaux EU/EP.
Le dossier final comprend notamment les photographies, constats, méthodologies, journaux de chantier, CAP, BSD/BSDA, quantités évacuées, fiches techniques, rapports d’essais, relevés géométriques et altimétriques, localisation des réseaux, état de finition et bilan carbone. Le DOE est remis en un exemplaire papier, un exemplaire sur clé USB et un transfert informatique.
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Critères d'évaluation
| Pondération | Critère |
|---|---|
Visite de site
Date(s)
28 septembre 2026 à 10h30
Lieu
4 rue du Four Bécard à Saint-Denis (93)
Modalités
Attestation de visite obligatoirement signée par l’entreprise et le représentant du pouvoir adjudicateur ou du maître d’œuvre.
Échantillons
Modalités de livraison
Présentation pour validation ou approbation par le maître d’œuvre et/ou le maître d’ouvrage avant toute mise en œuvre ; fourniture du fuseau granulométrique et analyses physico-chimiques et granulométriques exigées.
Produits à fournir
- Échantillon de matériau d’apport pour remblaiement
- Échantillon de grave recyclée
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