Conception-réalisation de logements sociaux et en accession

Date limite
30 novembre 2026 à 12 h
Localisation
Dieppe (76)
Durée
30 mois (signature ou date prévue), dont 24 mois max. de travaux ; ferme : conception, études et autorisations ; optionnelle : travaux ; sans reconduction
Budget
Non précisé

Conception et réalisation d’un programme résidentiel

Marché global non alloti comprenant une tranche ferme de conception architecturale et technique, études de diagnostic et dépôt et obtention des autorisations d’urbanisme, puis une tranche optionnelle de travaux. Le programme totalise 152 logements pour 9 854 m² de surface habitable : 95 logements collectifs locatifs sociaux, 40 logements individuels ou individuels superposés locatifs sociaux, 11 maisons en location-accession PSLA et 6 logements PLAI-A dédiés aux gens du voyage.

La programmation comprend :

  • Collectifs : 44 PLUS (19 T2, 25 T3), 32 PLAI (16 T2, 16 T3) et 19 PLS (7 T2, 12 T3).
  • Individuels et individuels superposés locatifs sociaux : 20 PLUS (5 T3, 14 T4, 1 T5), 11 PLAI (10 T4, 1 T5) et 9 PLS (2 T3, 6 T4, 1 T5).
  • Location-accession : 11 PSLA, tous T4.
  • Logements PLAI-A dédiés aux gens du voyage : 4 T2 et 2 T3. Chacun est prévu sur un terrain mitoyen d’environ 250 m², avec au minimum une place de caravane de 50 m² et une place de stationnement pour un fourgon ; deux caravanes et deux fourgons sont recherchés si possible.

Équipe et conception architecturale

Le groupement doit réunir deux cabinets d’architectes, dont un architecte principal mandataire, un paysagiste, une équipe d’ingénierie couvrant l’économie de la construction, les structures, les fluides, l’acoustique et les performances énergétique et environnementale, un BIM Manager et une entreprise générale ou un groupement d’entreprises capable de réaliser l’ensemble des travaux.

Le projet prévoit une cohérence d’écriture architecturale et de matérialité entre les logements, des connexions physiques et visuelles avec les espaces publics et des prolongements extérieurs généreux. Les collectifs du nord sont organisés en quatre plots séparés par un interstice de largeur H=L, en R+3 ou R+4, dans la limite de 17 m indiquée au regard du futur PLU. Les individuels sont en R+1 maximum ; les logements superposés le long des coulées vertes en R+2 maximum, avec possibilité d’un socle de stationnement en rez-de-chaussée supportant des terrasses au R+1. Les logements dédiés aux gens du voyage sont de plain-pied ou en duplex, jamais superposés, et doivent être directement proches des caravanes. Les balcons en saillie sont proscrits.

Le stationnement peut être semi-enterré ou en rez-de-chaussée ; s’il est hors du volume principal, il doit être intégré dans une structure légère et qualitative. Une mutualisation est possible pour les logements locatifs sociaux collectifs et superposés. En plus des places imposées, 20 % des places sont dédiées aux visiteurs ; des aménagements le long de la voie de desserte doivent empêcher le stationnement des véhicules.

Matériaux et confort d’été

Les revêtements extérieurs de façade sont limités au bardage bois vertical pré-grisé, à l’enduit taloché fin en teinte naturelle (monocouche proscrit, sur la hauteur complète de la façade, palette blanc, terre de Sienne ou terracotta) et à la brique de teinte naturelle. Le cahier de confort d’été privilégie des matériaux biosourcés ou géosourcés, durables, à faible entretien et issus si possible de filières locales.

Les prescriptions de conception bioclimatique indiquent une compacité soignée, des orientations Nord/Sud privilégiées et une majorité de logements traversants ou bi-orientés. La surface maximale de vitrage par orientation est de 75 % ; le ratio de surface des baies mesurées en tableau sur SHAB du logement est compris entre 17 % et 20 %. La porosité de façade doit atteindre au moins 6 %, sans risque d’intrusion ni de pluie. Des ouvrants correctement dimensionnés favorisent ventilation et éclairage naturel ; les ouvrants motorisés des circulations donnant sur l’extérieur sont contrôlés selon les températures intérieure et extérieure.

L’enveloppe doit équilibrer inertie thermique et impact environnemental. Le cahier préconise une isolation au niveau de l’exigence Bbio réglementaire ou renforcée de 15 % ; à titre d’exemples, il donne R ≥ 3 m²·K/W pour les planchers sur locaux non chauffés, R ≥ 4 m²·K/W pour les murs et planchers donnant sur l’extérieur, R ≥ 7 m²·K/W en toiture, un coefficient linéique inférieur à 0,6 W/m·K, des vitrages Uw de 1,5 W/m²K et une classe A*4 selon EN 12207. Une toiture rampante doit être ventilée entre couverture et plafond.

Les protections solaires fixes de façade ou végétales sont recherchées, notamment sur les façades Sud/Est à Sud/Ouest. Tous les ouvrants reçoivent des protections extérieures amovibles et poreuses permettant la ventilation nocturne ; le facteur solaire vitrage plus protection est inférieur à 0,15, et inférieur à 0,1 pour les baies horizontales. Le traitement des abords privilégie végétalisation, essences locales, sols et façades limitant le rayonnement, et rafraîchissement par évapotranspiration.

Au moins deux dispositifs de rafraîchissement passif sont à mettre en œuvre parmi la ventilation nocturne naturelle ou mécanique, le brassage d’air, le géocooling, le puits climatique et le rafraîchissement adiabatique. Pour les brasseurs d’air, le cahier recommande les diamètres les plus importants possibles (supérieurs à 1,20–1,40 m), une hauteur sous pales d’au moins 2,3 m, au moins trois vitesses, un appareil par tranche de 12 à 15 m², une efficacité minimale de 500 m³/h·W, un niveau sonore recherché inférieur à 40 dB et des moteurs DC ; les études de confort limitent la vitesse d’air à 1 m/s. Le cahier décrit également les dispositions favorisant l’ouverture nocturne et la protection anti-intrusion au rez-de-chaussée.

Un guide de bonne utilisation des logements doit être remis en fin de chantier, notamment sur les ouvrants, protections solaires, chauffage, eau et déchets. Pour une opération pilote, le cahier prévoit une simulation énergétique dynamique, en plus du calcul réglementaire, avec météo caniculaire ou scénario GIEC 2040 A1B. Les indicateurs cités comprennent le temps au-dessus de 28 °C en occupation (moins de 50 h en BR1, 60 h en BR2 et 70 h en BR3) ou un taux de confort selon EN 15251 catégorie II ou Givoni (plus de 98 % en BR1, 96 % en BR2 et 94 % en BR3). Les rendus minimaux comprennent notamment hypothèses, zonage, besoins de chauffage en kWh/an/m² SRT, consommations de tous usages, température maximale et durée d’inconfort au-delà de 28 °C, et pourcentage d’inconfort Givoni.

Pour les opérations pilotes, le cahier prévoit aussi des sondes de température et d’humidité en zones jour et nuit, à 1,50 m du sol et à l’abri d’une source de chaleur, avec accès distant et historique toutes les 10 minutes sur au moins 6 mois, ainsi qu’une enquête de satisfaction adressée à tous les habitants. Il prévoit le suivi des indicateurs aux étapes projet et la remise des cadres de rendu, fiches de synthèse, simulations, calculs RE2020, guide utilisateur, suivis de performance, bilans et enquêtes aux phases indiquées dans le cahier.

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Optionnelle

Date(s)

Février 2027

Lieu

Site du macrolot 04, Val d’Arquet Est, Dieppe

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