Travaux de curage, désamiantage et déconstruction

Date limite
27 novembre 2026 à 12 h
Localisation
Île-de-France
Durée
2 ans env. ; reconduction tacite 1 fois de 2 ans env. (total ≤ 4 ans ; fin initiale : 12/05/2029, ou 12/05/2031 après reconduction)
Budget
Max: 8 000 000 €

Une intervention globale, du sécurisage à la remise en forme du site

Le marché couvre des opérations associant travaux préalables, installation de chantier, curage, retrait des matériaux amiantés, gestion des éléments plombés et déconstruction. Les commandes peuvent porter sur des interventions ponctuelles ou sur l’ensemble du processus, adapté à chaque bâtiment et à son état.

Travaux préalables et installations

Les interventions ponctuelles comprennent notamment le murage de baies en parpaings creux de 20 cm, la pose, la location et la dépose de portes anti-squat Sitex, le remplacement de serrures ou cadenas, la sécurisation des ouvrants, les petites démolitions de pièces humides, le débarras d’encombrants et l’accompagnement technique d’un diagnostiqueur (par exemple par nacelle, échafaudage ou sécurisation de planchers). L’enlèvement de dépôts sauvages comprend ramassage, tri, transport vers une filière agréée et justificatifs de traçabilité.

L’entreprise aménage et entretient les installations nécessaires au chantier : accès et aire de manœuvre des bennes, clôtures et portails, base vie, raccordements et réseaux provisoires, éclairage, installations électriques et sanitaires, ainsi que les protections des abords. Le gardiennage ou la télésurveillance est prévu selon les prescriptions propres à l’opération. Les installations sont contrôlées, maintenues et repliées par le titulaire. Des reportages photographiques couvrant au moins les phases curage, désamiantage et démolition sont transmis chaque mois.

Pré-curage, curage et réemploi

Le pré-curage retire les équipements, encombrants et éléments déposables sans risque de contact avec des matériaux amiantés ou contaminés. Le curage complet précède la déconstruction et vise à séparer les déchets non dangereux non inertes et dangereux : dépose du second œuvre, équipements techniques et matériaux non structurels non inertes, notamment cloisons, menuiseries, revêtements, verre, plaques de plâtre, bois, plastiques et isolants. Les cloisons en parpaings sont démolies lors de la déconstruction, non du curage. Le tri s’effectue au fur et à mesure ; la défenestration des déchets est interdite.

Les déposes destinées au réemploi sont réalisées avec soin, puis conditionnées et stockées de façon à préserver l’intégrité des éléments. Le titulaire identifie un responsable réemploi, les repreneurs et les filières, tient une traçabilité des cessions et actualise le suivi des matériaux bimensuellement. Les tests de dépose nécessaires sont à sa charge. Les fenêtres et autres éléments vitrés intègres sont démontés et stockés sans les jeter dans les bennes ; leur transport doit préserver leur intégrité et leur recyclage en boucle fermée vers les installations FLOAT est justifié par une attestation récente de moins de 6 mois. Un bilan hebdomadaire des menuiseries est également prévu. Le plâtre est orienté vers une filière de valorisation en nouvelles plaques. Pour les mâchefers, la valorisation visée est d’au moins 75 % du gisement ; le recours à une filière plus classique est limité à 25 %, sous réserve d’un refus écrit et motivé de la filière de valorisation et des caractérisations requises. Les étanchéités non amiantées de toiture et les ITE sont déposées avant démolition, avec valorisation des isolants à privilégier.

Désamiantage, plomb et contrôles

Le retrait des matériaux, équipements et articles contenant de l’amiante s’effectue selon des processus adaptés et un plan de retrait décrivant notamment les zones, quantités, méthodes, protections, décontamination, déchets et mesures d’empoussièrement. Le titulaire doit disposer de la certification requise pour le retrait ou l’encapsulage : QUALIBAT 1552, AFNOR Certification, GLOBAL Certification ou équivalent. Pour le curage et la démolition, les qualifications demandées à la candidature sont QUALIBAT 1111, 1112, 1142, 1161 et 1162, ou équivalent. Les intervenants concernés par les réseaux doivent disposer d’une AIPR à jour.

Les zones sont confinées, mises en dépression et équipées d’extracteurs avec filtres HEPA de classe H13 au minimum, d’extracteurs de secours et de sas. Les contrôles de confinement comprennent notamment l’inspection visuelle, des essais fumigènes, un bilan aéraulique et la vérification de la dépression : supérieure à 10 Pa au point d’arrêt calfeutrement et comprise entre 12 et 18 Pa au point d’arrêt confinement. Le sas matériel comprend, sauf impossibilité de configuration, un compartiment de lavage d’au moins 3 m² et un compartiment d’ensachage d’au moins 1,5 m² ; l’éclairement des compartiments est d’au moins 400 lux. L’eau chaude doit permettre une douche à au moins 37 °C toutes les 2 heures. Les eaux des zones confinées sont filtrées à 5 µm et analysées avant rejet, avec un prélèvement hebdomadaire ; le seuil maximal de matières en suspension est de 30 g/m³. En cas de dépassement, un comptage des fibres est réalisé et, si la valeur fixée est dépassée, les travaux sont arrêtés, le système nettoyé et les filtres changés.

La surveillance META prévoit notamment une mesure par extracteur le deuxième jour de dépose, une mesure hebdomadaire au vestiaire d’approche et en ambiance de zone, deux mesures hebdomadaires au poste de travail, deux mesures environnementales hebdomadaires en périphérie et, pour les travaux extérieurs, deux mesures hebdomadaires en limite de site. Les mesures de première restitution sont d’au moins deux par zone traitée, selon la surface. Les sensibilités maximales indiquées sont notamment de 0,5 f/l pour plusieurs mesures environnementales, 1 f/l au poste de travail, 2 f/l en ambiance de zone et 0,3 f/l pour la première restitution. Les résultats et documents de contrôle alimentent le dossier de fin de travaux.

Les matériaux contenant du plomb donnent lieu à une méthodologie spécifique et à des références, à des protections collectives et individuelles adaptées, ainsi qu’à un suivi médical de la plombémie à l’arrivée et au départ du chantier. La dépose d’amiante ignorée entraîne l’arrêt des travaux dans la zone concernée en attente d’instructions.

Déconstruction, réseaux et remise en état

Après retrait des matériaux amiantés et curage, la démolition mécanique des superstructures peut faire appel à des mini-brise-roches hydrauliques, pinces ou cisailles ; l’emploi d’engins et les protections des structures conservées sont soumis à l’accord préalable prévu au marché. Les démolitions sont accompagnées d’une brumisation pour limiter les poussières. Les parties enterrées sont démolies ; les fondations le sont généralement sur 2,50 m depuis leur tête. Sont également concernés, selon les prescriptions de l’opération, dallages, massifs, ouvrages maçonnés, enrobés, clôtures, voiries et réseaux sur l’emprise. Les réseaux d’éclairage public ne sont pas déposés ; les réseaux déconnectés indiqués au CCTP le sont, et les extrémités conservées sont bouchonnées et reportées sur plan.

Les cuves enterrées à hydrocarbures sont vidangées, nettoyées, dégazées et évacuées dans une filière adaptée, avec certificats de dégazage et de destruction et bordereaux de suivi. La prestation peut comprendre terrassement, découpe et évacuation ; les prélèvements en bord et fond de fouille précèdent la décision du maître d’ouvrage sur le remblaiement. En cas de sols pollués, les analyses de caractérisation orientent les terres vers la filière adaptée et le titulaire assure leur traçabilité. Les évidements des sous-sols et fondations sous le terrain naturel ne sont pas remblayés. Les surfaces sont nivelées ou talutées avec les terres du site ; aucun apport de terre extérieure n’est prévu sauf demande spécifique. Les végétaux sont préservés sauf nécessité autorisée ; aucune tranchée ni dépôt de gravats n’est admis dans un rayon de 1,5 m autour des troncs protégés.

Le titulaire remet notamment les plans et notes d’exécution, PPSPS et plan de retrait, documents de suivi des déchets, mesures et rapports META, constats avant/après, relevé topographique après travaux, journaux de chantier, certificats de filières et plans de récolement des réseaux et zones traitées. Le DOE comprend les documents relatifs aux travaux, les bordereaux de déchets et le bilan des tonnages par type.

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Critères d'évaluation

CritèrePondération

Visite de site

Obligatoire

Date(s)

Non précisé

Lieu

Non précisé

Modalités

Visite sur place obligatoire pour chiffrer les travaux et connaître les lieux. Accès aux bâtiments sur autorisation et visite accompagnée ; demande par courriel au maître d’ouvrage au moins 48 h à l’avance. Date, adresse de visite et coordonnées directes non précisées.

Échantillons

Requis

Modalités de livraison

À soumettre à l’accord du maître d’ouvrage et/ou du maître d’œuvre avant fabrication. Support, quantité et lieu de remise non précisés.

Produits à fournir

  • Projet ou maquette de panneau de chantier

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