Transport satellite du multiplex R1

France Télévisions SA / Société de Gestion du Réseau R1
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Date limite
1 décembre 2026 à 11 h
Localisation
France
Durée
60 mois dès le début estimé au 01/08/2027 ; sans reconduction ; bons après réception du forfait, exécutables au plus 6 mois après l’échéance
Budget
Max: 5 664 000 €

Acheminement et diffusion du signal

Le marché fournit une chaîne de transport du signal R1, depuis ses points de collecte jusqu’à sa réception satellite pour les principaux sites d’émission TNT. Le dispositif couvre le signal normal et le secours, ainsi que les moyens techniques associés à l’émission, à la supervision et à l’exploitation.

Les signaux TSoIP sont disponibles en permanence dans les centres de données TH2 et Interxion PAR 3, en MMR. Le titulaire prend en charge l’hébergement de ses équipements dans ces deux centres. Un flux PRA v2 est également fourni par la tête de réseau via deux URL, selon le protocole SRT. Le titulaire héberge les passerelles fournies par l’opérateur du flux et met en place les liens internet nécessaires ; le signal est livré en TSoIP ou ASI, au choix du candidat, avec commutation entre les arrivées directes et les passerelles.

Transport terrestre et stations montantes

La solution doit préserver les caractéristiques des signaux des trois multiplex et sécuriser le transport entre les points de collecte et les stations montantes principale et secondaire. Au minimum, quatre liaisons utilisent des parcours géographiquement distincts, deux par station. Les parcours doivent éviter tout point commun, y compris les chambres de tirage ; les éventuels croisements ou infrastructures partagées doivent être indiqués sur les plans, accompagnés d’une analyse des risques et de mesures palliatives. La mutualisation des liaisons physiques avec celles d’autres opérateurs de stations montantes n’est pas admise. Le recours à deux opérateurs de fibre distincts est apprécié.

L’offre décrit les tracés, protocoles et performances des liaisons, notamment latence et pertes de paquets. L’écart de temps de trajet entre voies normale et secours doit être inférieur à 500 ms ; les mécanismes limitant les perturbations lors des commutations sont également décrits.

Les deux stations montantes doivent présenter les mêmes caractéristiques techniques et fonctionnelles et être distantes d’au moins 500 km. Le candidat justifie le choix de la station secondaire par une analyse des risques majeurs indépendants (climat, catastrophes naturelles ou industrielles, dépendance énergétique, notamment). L’impact d’une bascule entre stations doit viser moins d’une seconde. La station principale dispose d’une antenne et d’une antenne de sécurisation sur le même site, en secours à froid, éventuellement partagée. La réponse précise les équipements et dispositifs de sécurisation de la chaîne (notamment modulateurs, amplificateurs, alimentation, onduleurs, groupes électrogènes, antennes, télégestion, sécurisation physique et contrôle de température et d’humidité), leur redondance à chaud ou à froid et, pour les éléments à froid, les délais de rétablissement.

Pour chaque station, l’offre détaille le traitement DVB-S2 multistream, les paramètres d’émission, le satellite et les transpondeurs envisagés, le classement WTA, les tracés, le synoptique et l’analyse des risques. Elle fournit les caractéristiques techniques et les bilans de liaison correspondants, comparés à la situation actuelle et calculés pour six sites représentatifs en métropole et en Corse.

Segment spatial et performances

Le satellite à 5° Ouest est souhaité. Le répéteur privilégié utilise une fréquence descendante de 11,700 à 12,750 GHz en polarisation verticale. La couverture au sol doit au minimum inclure la France métropolitaine et la Corse ; le service doit permettre l’utilisation de paraboles de réception à partir de 1,20 m. Les bilans de liaison couvrent les stations principale et secondaire et plusieurs sites équipés de paraboles de 2,40 m, 1,80 m et 1,20 m, dont au moins un en Corse, avec taux global de disponibilité et marge de réception.

La disponibilité annuelle attendue du service global est de 99,95 %, mesurée de l’acquisition du signal à sa réception avec une parabole de 1,20 m, hors maintenances programmées avec reprise par l’autre station et perturbations météorologiques avec cette même reprise. Les bilans de 2020 sont repris comme références : 99,99 % pour les paraboles de 2,40 m et 1,20 m dans les villes de métropole ; pour 0,60 m, 99,95 % à Brest, 99,96 % à Marseille, 99,97 % à Lille, Strasbourg et Ajaccio, et 99,98 % à Paris.

Supervision, exploitation et maintenance

La supervision de bout en bout, la télégestion et la télémaintenance sont assurées 24 h/24 et 7 j/7, jours fériés compris. Le dispositif permet la détection et l’anticipation des incidents, leur signalement en temps réel, le diagnostic, le rétablissement, le déclenchement des interventions et l’accès aux données de surveillance. Des récepteurs de contrôle avec paraboles de 1,20 m, 1,80 m et 2,40 m sont prévus. Les horaires de bascule, incidents et travaux sont indiqués à l’heure légale de Paris. Les communications avec l’acheteur sont en français.

Un centre de support client est l’interlocuteur principal pour les incidents, interruptions programmées, anomalies et actions correctives ; il comporte un numéro dédié pour les urgences et une adresse électronique de contact. Le titulaire décrit ses moyens humains pour l’exploitation, les stations montantes et le NOC. Il assure les maintenances préventive et curative de l’ensemble des dispositifs. Plusieurs vérifications annuelles sont prévues ; un rapport détaillé est transmis dans les sept jours ouvrés suivant chaque visite. Le titulaire fournit les équipements de test et de mesure calibrés.

Les interventions programmées sont en principe réalisées entre 01 h 30 et 06 h 00, heure de Paris, hors veille de week-end et de jour férié, sans interruption du service : le trafic est basculé sur l’autre station et un secours dégradé doit pouvoir être activé en cas de défaillance de la voie à l’antenne. Une intervention planifiée peut, à titre exceptionnel, être autorisée entre 01 h 30 et 05 h 30 du lundi au vendredi, hors veille et jours fériés, sur un seul des deux liens, avec création d’une voie C temporaire. L’acheteur peut imposer le gel des interventions programmées lors d’événements exceptionnels ou importants, sauf urgence ou accord écrit.

Les exigences comprennent aussi la protection physique des émetteurs de catégorie A contre les intrusions opportunistes et les attaques ciblées, ainsi que des mesures de sécurité informatique. L’offre fournit des éléments de preuve sur les certifications, la continuité de service, la traçabilité, la sécurisation des configurations et des accès ; les annexes de cybersécurité demandées doivent être complétées.

Contrôles et prestations sur commande

Une recette conjointe est réalisée sur les sites concernés, selon un calendrier convenu. Le candidat propose un modèle de cahier de recette et remet sa version provisoire au plus tard six semaines avant les opérations prévues. Il fournit le personnel qualifié, les équipements de mesure calibrés et les moyens nécessaires ; les frais de vérification sont à sa charge, hors personnel de l’acheteur. La recette intervient après levée des réserves majeures et acceptation du calendrier de levée des réserves mineures. Elle est suivie d’une période de vérification de service rendu de quatre semaines.

Des prestations complémentaires peuvent être commandées : surveillance QoS de la conformité DVB du transport stream (référence à la NIT et aux points de mesure ETSI TR 101 290, priorités 1 à 3) ; surveillance QoE pour détecter l’absence d’image, de son ou de sous-titrage ; pige antenne avec enregistrement du flux reçu par une parabole de 2,40 m sur l’une des stations, profondeur minimale de deux semaines et copie accessible sur demande pour analyse ; extranet web donnant l’état quasi temps réel des prestations et l’historique des alarmes sur 13 mois glissants, avec accès aux données QoS et QoE.

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Critères d'évaluation

CritèrePondération

Visite de site

Optionnelle

Date(s)

Non précisé

Lieu

Non précisé

Modalités

La visite des infrastructures du titulaire peut être demandée par l’acheteur ; préavis d’au moins 12 jours et horaire convenu avec le candidat. Une attestation est remise et doit être jointe à l’offre. Le caractère obligatoire ou facultatif n’est pas déterminé.

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