Traitement d'une zone source de pollution concentrée

Date limite
6 octobre 2026 à 10 h
Localisation
Yvelines (78)
Durée
15 mois au total : préparation 1 mois + travaux 14 mois ; début prévisionnel décembre 2026 ; fin après la plus tardive des garanties
Budget
Non précisé

Dépollution d'une zone source de COHV dans l'air du sol

Le marché porte sur la préparation, l'installation et l'organisation du chantier, puis le traitement d'une zone source de pollution concentrée située dans la partie ouest du lot G2. La zone impactée représente environ 900 m², avec des impacts en trichloroéthylène dans l'air du sol entre 0,055 et 0,150 mg/m³, au niveau de piézairs crépinés entre 2,5 et 3 m de profondeur. L'objectif de gestion est une diminution de 60 % des teneurs en TCE dans l'air du sol, soit des teneurs comprises entre 0,022 et 0,060 mg/m³.

Préparation, études et organisation

Le titulaire prend en charge les démarches préalables, la DICT au plus tard 10 jours ouvrables avant les travaux, les états des lieux contradictoires et un constat d'huissier initial, le repérage et la protection des réseaux, ainsi que les autorisations administratives. Il fournit notamment le mémoire d'exécution, les procédures de traitement, le PPSPS, le PAQ, les filières de déchets et le planning détaillé. Un référent AIPR de niveau encadrant est requis pour les opérations à proximité des réseaux.

Le chantier comprend les installations provisoires, la base-vie avec sanitaires et vestiaires hommes et femmes, les raccordements, moyens de manutention, télécommunications, signalisation, balisage et gardiennage éventuel. Les produits potentiellement polluants sont stockés sur rétention. Le chantier est nettoyé quotidiennement et les entrées et sorties de véhicules sont nettoyées au minimum deux fois par semaine pendant les phases concernées.

Le titulaire maintient un interlocuteur unique, tient un registre quotidien et transmet un compte rendu hebdomadaire décrivant l'avancement, les cubages, les déchets, les mesures HSE, les incidents, les non-conformités et les actions correctives. Des audits internes Q-HSSE sont réalisés au minimum mensuellement, avec communication des résultats sous 3 jours.

Solution de base : venting in situ

Un essai pilote par paliers et de longue durée doit déterminer la faisabilité, le couple débit-dépression, le rayon d'influence, le débit d'air par ouvrage, les flux de polluants et le nombre d'ouvrages. Les mesures portent notamment sur les dépressions, les gaz CH4/O2/CO/H2S, le PID, le volume de gaz et la température.

Les puits couvrent environ 900 m². Leur nombre et leur profondeur sont proposés selon l'essai et l'hétérogénéité des sols. Ils comprennent un tube PEHD de diamètre 52/60 mm, crépiné par fentes de 1 mm à partir d'environ 0,5 m, un massif filtrant en gravillons 2/4 mm et un bouchon de bentonite. Les réseaux aériens en PEHD de diamètre 90 mm sont répartis en collecteurs indépendants. Chaque tête de puits comporte une vanne de réglage ou de sectionnement et un piquage étanche pour les mesures et prélèvements.

Chaque unité de traitement comprend au minimum un dévésiculeur, une turbine à moteur antidéflagrant, un ou plusieurs filtres à charbon actif, les protections électriques, un coffret conforme, un explosimètre, un arrêt d'urgence extérieur et un extincteur. Une mise en sécurité automatique intervient au-delà de 10 % de la LIE, avec télésurveillance à distance et certificat de conformité électrique.

Les gaz extraits sont traités par charbon actif et/ou biofiltre avant rejet. Les visites de maintenance contrôlent les débits, dépressions, temps de fonctionnement, volumes pompés, qualité de l'air du sol, conformité des rejets, vannes, consommables, bilan massique et déchets. Le contrôle qualitatif comprend des mesures PID systématiques, 5 prélèvements d'air extrait — état initial, après 1 mois puis fréquence sensiblement trimestrielle — et des contrôles des rejets au minimum mensuels. Les valeurs limites citées sont de 110 mg/m³ pour les COV totaux, 20 mg/m³ pour le TCE et 2 mg/m³ pour les composés volatils concernés.

L'arrêt est soumis à des analyses de l'air du sol réalisées dans plusieurs ouvrages par laboratoire agréé COFRAC ou équivalent, sur l'ensemble des COV pris en compte dans l'ARR. La validation définitive repose sur 3 campagnes successives à fréquence sensiblement mensuelle, avec maintien de l'unité à l'arrêt pendant environ 3 mois. En cas de non-conformité, le traitement est repris aux frais du titulaire.

Variantes on-site

Les variantes portent sur l'excavation d'environ 2 700 m³ entre 0 et 3 m, le transfert des matériaux vers une zone de la ZAC, leur traitement puis le remblayage. Pendant les terrassements, les COV sont récupérés à la source par extracteurs de type cobra ou équivalent et traités sur charbon actif. Les poussières sont limitées par brumisation ou aspersion, sans que ces moyens ne remplacent la récupération des COV.

Pour le malaxage-chaulage, la chaux est livrée en big bags à l'abri de l'humidité. Les matériaux sont traités par lots de 100 m³, puis maturés au minimum 48 à 72 heures. Des mesures PID sont réalisées pendant la maturation et un prélèvement d'air du sol par lot est analysé en laboratoire pour les COHV avant réutilisation en remblai.

Pour le biotertre ventilé, la plateforme présente une pente d'environ 2 %, un fossé de récupération des lixiviats, une couche drainante éventuelle de 10 à 15 cm, un géotextile de 300 g/m² avec recouvrement de 30 cm, une géomembrane ou un géofilm PEHD, des drains et une toile respirante. L'unité comprend turbines, dévésiculeur et charbon actif dans un container insonorisé sécurisé. Le suivi prévoit un état initial par échantillon représentatif d'environ 100 m³, des visites hebdomadaires le premier mois puis mensuelles, des contrôles des COV, O2, CO2, température, humidité et nutriments, ainsi que des analyses mensuelles des rejets. Après 4 semaines d'arrêt, un état final est analysé par échantillon représentatif d'environ 100 m³ ; l'effet rebond entraîne la reprise du traitement.

Terrassement, remblayage et fin de travaux

Les fouilles sont talutées conformément au Code du travail et sécurisées contre les chutes. Les volumes excavés sont contrôlés par levés topographiques. Les stocks provisoires reposent sur une plateforme bordée de merlons de 0,5 m, avec géotextile, étanchéification PEHD et couche de roulement. Le remblayage n'intervient qu'après validation de la qualité de l'air du sol ; il est compacté par couches de 0,3 m jusqu'à la cote initiale, après pompage des éventuelles eaux d'exhaure.

Le repli comprend la coupure électrique, le nettoyage, l'évacuation des déchets résiduels et le démantèlement des structures nécessaires aux terrassements. Le dossier de fin de travaux comprend les moyens mis en œuvre, le bilan quantitatif, les relevés géomètre, les états des lieux, les photographies datées, la chronologie des opérations et les bordereaux de suivi des déchets.

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Critères d'évaluation

PondérationCritère

Visite de site

Obligatoire

Date(s)

Non précisé

Lieu

Site d'exécution de la ZAC Mantes Université

Modalités

Visite en libre accès sous réserve des conditions d'accès et de sécurité ; compte rendu de visite obligatoire joint à l'offre, avec les contraintes et sujétions identifiées. Une attestation est également établie à l'issue de la visite.

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