Terrassements pour opérations archéologiques
- Date limite
- 27 novembre 2026 à 12 h
- Localisation
- Fréjus (83)
- Durée
- 1 an initial dès notification ; 3 reconductions tacites de 12 mois (4 ans max) ; anticipation au maximum atteint, sans dépasser 4 ans/3 reconductions
- Budget
- Min: 30 000 € - Max: 300 000 €
Travaux de terrassement encadrés par les opérations archéologiques
Le marché associe la mise à disposition d’engins et l’exécution de terrassements pour diagnostics et fouilles. Les interventions couvrent la préparation des emprises, les excavations et sondages, l’évacuation ou le stockage des déblais, le remblaiement et la remise en état des voies, réseaux et abords. Les travaux se déroulent en coordination étroite avec les archéologues, qui dirigent les terrassements en zone sensible.
Engins, transport et moyens de chantier
Les engins sont fournis avec conducteur attitré, carburant, assurance et moyens nécessaires, sauf postes explicitement prévus sans chauffeur. Les pelles comprennent notamment :
- Pelles sur chenilles de 7/12 t (puissance minimale 51 kW), 15/20 t (95 kW) et 30 t (130 kW), ainsi qu’une pelle sur pneus de 19/20 t (100 kW). Les équipements comprennent des godets à lame lisse et, selon le modèle, des godets à dents, de curage, trapézoïdaux ou de largeur supérieure.
- Mini-pelles sur chenilles de 2,5 t (19 kW) et 3,5/5 t (28 kW), également disponibles sans chauffeur ; chenilles en caoutchouc pour les modèles concernés, godets à lame lisse d’au moins 1,2 m et godets à dents. Une chargeuse sur pneus de 10/12 t, d’au moins 100 kW, est également prévue.
- Moyens de transport : dumpers gyrabenne de 2 000 l et de plus de 3 000 l, avec ou sans chauffeur ; camion-benne tout chemin 6×4 (volume minimal 7 m³, charge utile minimale 15 t) ; semi-remorque-benne (20 m³, 24 t) ; tombereau articulé 6×4 (14 m³, 22 t) ; camion avec grue de levage de 24 t et chariot télescopique tout-terrain de 4 à 6 t.
L’amené et le repli sont prévus par catégories de poids : camion ou remorque jusqu’à 5 t, porte-char au-delà. Le transport, le chargement, le déchargement et le transfert restent sous la responsabilité du titulaire. Une panne doit être réparée dans les 12 heures ; si un engin est immobilisé, son remplacement doit être au moins équivalent en poids et puissance, sans facturation des heures de panne.
Terrassements, déblais et remblaiements
Les prestations incluent les sondages préalables sur réseaux, les découpes d’enrobés, les terrassements en tranchée ou en plateforme, ainsi que les travaux délicats en terrain sensible. À titre de contexte, les diagnostics utilisent des sondages sur environ 7 à 10 % du terrain, en tranchées d’environ 2 m de largeur. En zone sensible, les couches sont dégagées successivement par passes de 30 cm sous contrôle direct des archéologues ; une couche de fond d’environ 1 m est prise en compte dans les bons de commande. Les déblais ne sont pas évacués après les sondages préliminaires, qui sont rebouchés.
Pour les fouilles profondes — pouvant dépasser 7 m —, les terrains instables ou les excavations dont le rapport profondeur/largeur dépasse 3/2, une étude de sol complémentaire peut être requise après accord du service archéologique, avec rapport établi par un bureau de contrôle agréé. Le titulaire demeure responsable de la stabilité des ouvrages. Les tranchées verticales doivent être blindées au-delà de 1,30 m de profondeur lorsque leur largeur est égale ou inférieure aux deux tiers de leur profondeur.
Les déblais peuvent être stockés sur site sur demande ; sinon, leur évacuation et leur dépôt définitif sont prévus jusqu’à 30 km du chantier, avec choix du dépôt, autorisations nécessaires et bordereau de suivi. Les remblaiements de fouilles archéologiques suivent l’ordre initial des terres, sans apport de matériaux sauf stipulation particulière ; un géotextile non tissé de type BIDIM ou similaire et une couche de sable de 30 cm protègent les vestiges. Le remblaiement ne doit pas être effectué en présence d’eau. Pour les voies circulables, le CCTP prescrit des couches compactées de 30 cm ; le poste BPU de remblaiement en fouille mentionne, lui, des couches compactées de 20 cm. Ce point mérite clarification dans l’offre. Le BPU prévoit aussi, pour certains sondages de réseaux, un compactage à 95 % de l’optimum Proctor et un tapis d’enrobé à chaud de 7 cm.
Travaux complémentaires et remise en état
Selon les besoins, les prestations comprennent la démolition mécanique ou manuelle de maçonneries, le sciage d’enrobés, le rétablissement des réseaux provisoirement déposés ou dévoyés, et la remise en place des bordures et du mobilier urbain. Elles peuvent inclure l’alimentation en eau ou en électricité, une base de tamisage avec dalle provisoire de 2 à 4 m², arrivée d’eau et drain, ainsi que des locaux temporaires de chantier.
Les clôtures peuvent être mobiles en treillis soudé (panneaux d’au moins 3 × 2 m, fils d’au moins 4 mm, mailles d’au plus 105 × 230 mm) ou opaques (panneaux d’au moins 2 m de longueur et 2 m de hauteur, bardage acier d’au moins 0,6 mm). Les panneaux sont fixés sur plots béton, assemblés par colliers anti-vandalisme et renforcés par des jambes de force ; les portails à deux vantaux ont une largeur totale de 5 m. Pose, entretien, dépose et évacuation sont prévus selon les besoins du chantier.
Le pompage des fouilles prévoit le transport et l’installation des pompes, l’évacuation vers un exutoire approprié et, pour le rabattement de nappe, les dispositifs de pompage, décantation et rejet, l’alimentation, les essais, les relevés piézométriques et la maintenance. La signalisation temporaire routière et piétonne doit être conforme à la réglementation, entretenue et adaptée à l’avancement des travaux. La sécurité comprend notamment le balisage, la protection des bords, les accès sécurisés au fond de fouille, le blindage, le drainage provisoire et l’éclairage si nécessaire.
Les équipements font l’objet d’une réception de conformité ; les bons d’attachement des engins sont présentés chaque jour et indiquent le chantier, le temps de travail, les arrêts et les pannes. Les quantités de travaux peuvent faire l’objet d’un métré contradictoire. La réception des ouvrages suppose le nettoyage et la remise en état des lieux ; pour les remblais concernés, le contrôle de compactage et le rapport du bureau de contrôle, lorsqu’il est requis, doivent être satisfaisants et transmis.
À titre indicatif, le DQE comporte notamment 400 m³ de déblais de moins de 500 m³, 3 journées de démolition de petite maçonnerie, 5 journées de mini-pelle 2,5 t, 20 journées de mini-pelle 3/5 t, 10 journées de pelle 7/12 t et 17 journées de pelle 15/20 t. Il prévoit également 8 journées pour chacun des deux dumpers sans chauffeur, 2 journées de camion-benne 6×4, une demi-journée de camion-grue de 24 t, 2 journées de chariot télescopique, 15 m³ de sable, 200 m² de géotextile, 50 m de sciage d’enrobé et un forfait de signalisation temporaire. Les postes de clôture et d’installations de chantier comprennent aussi, à titre estimatif, 100 m de clôture Héras pour 0 à 30 jours, 300 m pour plus de 90 jours, des bases de vie ou sanitaires chiftrés par mois, 21 journées de sanitaires autonomes et des conteneurs de stockage de 15 m³ et 33 m³.
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