Télégestion et mise à niveau des ouvrages d’eau potable

Communauté de Communes du Pays Riolais
Date limite
12 octobre 2026 à 14 h
Localisation
Pays Riolais (70)
Durée
12 mois ; préparation 1 mois en amont ; démarrage prévu janvier 2027 ; prolongation selon intempéries
Budget
Non précisé

Déploiement d’une télégestion multisite et renouvellement d’équipements d’eau potable

Le marché comprend la conception, les études d’exécution, la fourniture, l’installation, le raccordement, le paramétrage, les essais et la mise en service d’équipements destinés à moderniser des ouvrages existants de production et de distribution d’eau potable. Les prestations couvrent notamment les pompes, débits, pressions, niveaux, volumes, consommations énergétiques, paramètres qualitatifs, accès, débordements, alarmes et communications intersites.

Le titulaire doit auditer les installations avant travaux et intégrer tous les équipements nécessaires au fonctionnement, à la sécurité et à la surveillance continue des ouvrages, même lorsqu’ils ne figurent pas explicitement dans les listes indicatives. Les études et documents de préparation comprennent le programme d’exécution, les plans détaillés, les analyses fonctionnelles et organiques, les études de dimensionnement électromécanique, les notices d’exécution, les demandes d’agrément et le plan de prévention.

Équipements et travaux d’ouvrages

Le bordereau prévoit notamment :

  • éclairage intérieur ou extérieur de 150 lux, avec câblage, protections et détection de mouvement selon les sites ;
  • systèmes anti-intrusion avec interrupteurs de position, lecteurs de badges HID, boîtier à bouton tournant, alarmes et temporisation de 30 secondes ; un lot de 10 badges HID est prévu ;
  • sondes piézorésistives de niveau 4–20 mA, poires de niveau de secours, capteurs de pression avec transmetteur, compteurs volumétriques DN40, têtes émettrices et débitmètres avec sortie 4–20 mA et afficheur déporté ;
  • turbidimètres en ligne avec capteur, transmetteur et chambre de passage, notamment capteur CUS52D, transmetteur CM442 et chambre CUA252 ou équivalents ;
  • vannes motorisées, électrovannes, pressostats, ventilation forcée IP adaptée avec ventilateur axial 230 V, 50 Hz, 500 m³/h, filtre et variateur cinq positions ;
  • chauffage avec radiateur inox 409 de 3 000 W, 230 V, IP66/67, thermostat 5–30 °C, grille inox 304 et sondes de température et d’humidité ;
  • pompes doseuses, bacs d’au moins 15 l, détecteurs de niveau, dispositifs anti-siphonage et équipements de mesure ou de détection liés à la chloration ;
  • détecteurs de fuite et de bouteille vide de chlore gazeux, analyseurs de chlore actif en ligne et armoires à chlore pouvant accueillir deux bouteilles de 30 kg, de dimensions 1 880 × 1 010 × 455 mm ;
  • ballons ACS de 500 l ou 100 l selon les ouvrages, conduites en inox AISI 316L, vannes, ventouses, clapets, points de prélèvement, boîtes à boues de maille standard 2 mm, préfiltres à disques 200 µm, 10 m³/h, 10 bar et robinets à flotteur en inox 316 L avec PFA 16 ;
  • travaux de chaudronnerie et de petite maçonnerie, reprises de conduites, piquages, socles et plots béton adaptés aux milieux chlorés, sans soudure sur chantier, avec caillebotis en acier galvanisé à chaud lorsque prévu.

Les équipements en contact avec l’eau potable doivent respecter les exigences de qualité alimentaire et disposer des agréments requis. Les conduites sont prévues en inox AISI 316L avec boulonnerie A4 ; les câbles sont protégés mécaniquement par gaines PVC sur supports inox avec visserie inox 304L. Les fiches techniques et agréments sont soumis à validation avant mise en œuvre. Les matériels équivalents doivent démontrer des performances, une robustesse et une interopérabilité au moins équivalentes, sans passerelle tierce ni surcoût de licence.

Armoires électriques et télégestion

Les armoires de puissance et de commande comprennent la dépose des équipements existants lorsque prévue, les protections, borniers, parafoudres, départs protégés, variateurs, dispositifs de permutation et de secours, gestion des modes dégradés, réarmement automatique, chauffage anticondensation, ventilation filtrée, consignation, mise à la terre et raccordements. Elles intègrent notamment les commandes auto-0-manu, voyants de marche et de défaut, indication de présence secteur et de mode dégradé, arrêt d’urgence à clé, tests de lampes et acquittements.

La télégestion repose sur des automates de type S4W équipés d’un modem GSM 4G, d’un port Ethernet RJ45, d’un écran IHM déporté, d’une batterie de secours et des cartes d’entrées-sorties nécessaires. Les cartes SIM et abonnements sont fournis et payés par le maître d’ouvrage ; le titulaire spécifie les formats requis, installe les cartes et configure l’APN, le code PIN et les serveurs de destination. Il garantit la compatibilité avec le réseau retenu et valide les communications avant réception.

L’automate gère les entrées et sorties TOR et analogiques, les modes normaux et dégradés, les sécurités, les défauts, les tables d’échanges, les grafcets, les variables commentées et les communications avec la supervision, les autres automates et les terminaux. Les signaux 4–20 mA sont surveillés hors plage ; les pertes de mesure ou de communication doivent déclencher un fonctionnement dégradé sur informations TOR, temporisations ou consignes préprogrammées. Une mesure redondante est basculée automatiquement en cas de défaut de l’instrument prioritaire.

Supervision, intégration et livrables

L’intégration est réalisée nativement dans la supervision Topkapi existante, sans remplacement, surcouche ni passerelle OPC tierce. Elle comprend les tables de communication, la base des organes et fonctions hydrauliques, les essais point par point, les serveurs d’acquisition, l’archivage, les synoptiques, les alarmes, les courbes, les bilans, les tableaux de bord et les transmissions vers les téléphones d’astreinte.

Le titulaire paramètre les automatismes, les terminaux opérateur, les communications interautomates, les équipements communicants, les liaisons avec Topkapi et les systèmes de télétransmission. Il définit les menus, pages écrans, droits opérateurs, mots de passe, paramètres et niveaux d’accès, avec représentation conforme aux règles du maître d’ouvrage.

Les essais comprennent les contrôles qualitatifs et quantitatifs, la vérification de conformité, les tests de communication, les réglages, la mise au point, la démonstration du logiciel et le contrôle par organisme agréé. La réception est conditionnée à la remise du DIUO, des schémas électriques, plans de récolement, fiches techniques, notices, grafcets, sauvegardes des programmes et paramétrages. Le DOE est fourni en trois exemplaires papier et un exemplaire informatique ; le bordereau prévoit également une clé USB et une présentation aux agents d’exploitation.

Continuité, sécurité et cybersécurité

Les travaux doivent maintenir l’alimentation en eau des riverains et limiter les interruptions lors des interventions dans les cuves et chambres à vannes. Les opérations nécessitant un arrêt d’eau sont coordonnées avec le service des eaux ; les équipes disposent des habilitations électriques adaptées et l’entrepreneur réalise les consignations électriques.

Le système doit assurer les communications en mode normal et dégradé, le stockage local et la resynchronisation automatique des données après perte de liaison, ainsi que l’archivage sans modification rétroactive des mesures et journaux d’alarmes. Les réseaux IT et OT sont cloisonnés ; les flux de télégestion passent par des VPN chiffrés dédiés et les accès distants par une passerelle sécurisée avec authentification multifacteur. Les profils sont fondés sur le moindre privilège et chaque commande distante est nominativement journalisée.

La supervision doit prévoir une architecture hautement disponible, des sauvegardes automatiques quotidiennes externalisées sur un site distinct et déconnecté, ainsi que la prise en compte de la limite Topkapi de 20 000 variables. Les données restent la propriété de la collectivité et sont restituées dans des formats standardisés et réversibles, notamment SQL, CSV et fichiers sources non compilés.

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Critères d'évaluation

PondérationCritère

Visite de site

Obligatoire

Date(s)

Sur rendez-vous ; prise de rendez-vous au plus tard le 5 octobre 2026 à 12h

Lieu

Accueil du bâtiment des services techniques, 16 rue du Tacot, 70190 Rioz

Contact

CHAUVILLE Heïdi, responsable adjointe du Service Eau et Assainissement

Modalités

Attestation de visite datée et signée par l’entreprise et le maître d’ouvrage à joindre à l’offre.

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