Système de vidéoprotection urbaine
Fourniture et évolution du système
L’accord-cadre couvre la maintenance, les travaux neufs, d’extension ou de renouvellement, les réparations de liaisons et l’évolution du Centre de Supervision Urbaine (CSU). Les interventions sont commandées selon les besoins, à partir des prix unitaires. Les matériels proposés doivent s’intégrer au système existant ; les références données sont indicatives et les produits compatibles ou équivalents sont acceptés. Le titulaire conseille l’acheteur et fournit les éléments nécessaires au bon fonctionnement complet des installations.
Les équipements concernés comprennent notamment les caméras et logiciels de vidéoprotection, les enregistreurs, les postes et écrans de supervision, les commutateurs, les liaisons radio et les infrastructures cuivre et fibre optique. Le bordereau prévoit également des serveurs et volumes de stockage, des fonctions LPI/LAPI et d’analyse d’images, ainsi que des équipements nomades de transmission 4G/5G.
Quantités du devis estimatif
Le devis estimatif de comparaison prévoit notamment :
- 50 caméras à 4 objectifs de 5 Mpx avec PTZ 5 Mpx, 25 caméras à 1 objectif de 8 Mpx, 50 caméras PTZ mobiles de 5 Mpx et 25 caméras à 4 objectifs de 5 Mpx ;
- 2 plateformes serveurs représentant chacune la moitié du périmètre existant, 2 volumes d’enregistrement correspondants, ainsi qu’une plateforme LPI/LAPI et une plateforme d’analyse d’images, chacune prévue pour jusqu’à 50 caméras ; les plateformes de stockage mentionnent un enregistrement possible jusqu’à 15 jours, 24 h/24, avec RAID 5 matériel au minimum ;
- 16 commutateurs extérieurs à 2 ports fibre et 4 ports RJ45 PoE, 32 interfaces modulaires monomodes 1 Gbit/s, 4 injecteurs PoE extérieurs de 30 W et 4 de 60 W, ainsi que 4 liaisons hertziennes de plus de 500 Mbit/s utiles en 5 GHz ;
- 4 études de couverture radio et 4 préparations, configurations et paramétrages de liaisons radio ; 600 raccordements de câbles 4 paires sur coffret existant, 20 cordons RJ45 de 2 m et 20 de 5 m.
Caméras et équipements vidéo
Les caméras doivent être compatibles avec le système global existant et leurs nouvelles liaisons IP intégrées à la supervision. La mise en œuvre comprend le paramétrage complémentaire. Les couleurs des équipements sont définies au bon de commande ; les supports sont adaptés à l’implantation et réalisés en matériau anticorrosif.
- Dômes PTZ : modèles 1080p ou 4K, 25 images/s au minimum, zoom optique 20×, rotation horizontale à 360°/s en préposition, 99 prépositions, au moins une patrouille, WDR, fonction jour/nuit, stabilisation électronique et 8 masques dynamiques des zones privées.
- Caméras fixes : modèles 1080p ou 4K, y compris plans larges, serrés et panoramiques ; 25 images/s au minimum, fonction jour/nuit, stabilisation et 4 masques dynamiques. Une solution infrarouge ou équivalente doit produire des images nettes dans l’obscurité.
- LAPI : reconnaissance de caractères interfacée avec une base de données, champ minimal de 4 m et lecture des plaques de véhicules légers, poids lourds et motocyclettes jusqu’à 140 km/h ; résolution minimale 1280 × 960, 25 images/s et éclairage infrarouge.
- Enregistrement et exploitation : interfaces IP, port Ethernet d’au moins 1 Gbit/s, RAID 5 matériel extensible, disques remplaçables à chaud, enregistrement à au moins 25 images/s par flux et recherche ou lecture d’archives sans interruption de l’enregistrement. Les fonctions de consultation et d’enregistrement doivent pouvoir s’exécuter simultanément ; la recherche des images est multicritère.
Réseaux, câblage et réception
Les extensions comprennent, selon les besoins, des réseaux de transmission cuivre, fibre optique ou radio. Les équipements actifs doivent privilégier les standards interopérables, prendre en charge IPv4 et IPv6 au même niveau de performance, et préserver la qualité de service et le multicast. Les liaisons radio sont proposées de préférence en 5 GHz ; leur étude présente les débits et le diagramme de Fresnel. Les équipements extérieurs fonctionnent au minimum de −10 °C à +50 °C, disposent d’outils d’alignement et de diagnostic, et leurs débits ménagent 10 % de capacité supplémentaire sans changement d’équipement. La puissance PIRE est ajustable et limitée à 1 W.
Le câblage structuré respecte la catégorie 6A, classe EA. Les câbles cuivre et optiques sont cheminés, protégés et repérés ; les chemins de câbles conservent 30 % de réserve et sont séparés des câbles d’alimentation électrique d’au moins 30 cm lorsqu’ils suivent un parcours parallèle. La recette comprend les contrôles visuels, statiques et dynamiques, et les tests de toutes les liaisons concernées. Les liaisons cuivre sont testées en Permanent Link, classe EA, à 500 MHz ; les fibres sont mesurées dans les deux sens, à 850 et 1 300 nm en multimode ou à 1 310 et 1 550 nm en monomode. Les résultats, fiches de mesure, plans et dossiers de recette sont remis en français, également sous forme numérique.
Avant travaux, le titulaire réalise les relevés et l’état des lieux nécessaires ; il soumet les devis et documents d’étude à validation. Les travaux sont suivis des contrôles, essais et réceptions, de la mise à jour des plans et schémas et de la remise du DOE et du dossier de maintenance. Les installations existantes conservées sont protégées ; les installations déposées sont évacuées et les détériorations réparées à l’identique. Les travaux ont lieu sur des sites en exploitation : les interventions à risque requièrent l’autorisation préalable, et les mesures de prévention, balisage, protection et nettoyage sont à la charge du titulaire. La garantie des travaux est de 2 ans minimum, avec intervention et rétablissement du service sous 8 h maximum ; la garantie constructeur du précâblage ne peut être inférieure à 25 ans.
Maintenance, formation et pilotage
La maintenance comprend les opérations préventives, curatives et évolutives. La maintenance préventive est programmée avec les services techniques ; les opérations courantes, généralement à périodicité inférieure ou égale à un an, et leurs consommables sont inclus au forfait. Les opérations plus conséquentes peuvent être espacées de 2 à 3 ans. Chaque visite donne lieu à un rapport. La maintenance curative comporte un diagnostic et un plan d’action, provisoire ou définitif ; si le titulaire est à l’origine de l’incident, la réparation est entièrement à sa charge.
Le dispositif MCO prévoit une hotline du lundi au vendredi, de 8 h à 18 h, hors jours fériés, avec suivi des incidents, accès distant sécurisé et rapport d’intervention. La GTR minimale est de J+1 pour les enregistreurs et commutateurs cœur de réseau et de J+3 pour les caméras et commutateurs de distribution ; une panne totale de vidéoprotection doit être résolue à J+1 en jours et heures ouvrés. Les correctifs et mises à jour sont planifiés au moins 10 jours à l’avance ; une formation est assurée après chaque mise à jour logicielle. Les sauvegardes nécessaires au maintien en conditions opérationnelles sont à la charge du titulaire.
L’initialisation comprend l’inventaire et la prise en compte de l’architecture existante et donne lieu à un livrable consolidé. Le titulaire organise les réunions de pilotage et d’opportunité, les réunions de crise et la réunion de fin de marché, avec compte rendu. La réversibilité comprend l’assistance au transfert et les dossiers de configuration à jour. La formation est adaptée aux utilisateurs et administrateurs ; le CCTP prévoit 6 agents de la Police municipale et 4 agents de la Direction du système d’information.
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