Repérage et diagnostic des réseaux enterrés

Date limite
27 novembre 2026 à 16 h
Localisation
Aix-les-Bains (73)
Durée
Durée estimée : 5 mois dès réception de la commande formelle ; terrain ≤4 semaines ; provisoire ≤4 semaines après terrain ; définitif ≤2 semaines après observations
Budget
Non précisé

Une reconnaissance non destructive des réseaux existants

La mission diagnostique les réseaux enterrés et encastrés d’eaux pluviales (EP), d’eaux usées et eaux vannes (EU/EV), ainsi que les conduites d’eaux soufrées maintenues en charge. Elle est réalisée sans travaux sur les réseaux et dans le respect du caractère historique du bâtiment. Les accès existants sont privilégiés ; toute dépose de dalle, ouverture de regard scellé, carottage, percement ou sondage nécessite l’accord écrit de la maîtrise d’œuvre.

Détection et inspections

  • Détection géoradar sur l’ensemble du rez-de-chaussée et investigations ponctuelles sur deux cibles au R+1. Le maillage prévu comprend des profils croisés espacés de 0,50 m au maximum, resserrés sur les cibles ; une autre maille est possible si elle est justifiée. Une détection électromagnétique complète le repérage des réseaux métalliques. Les zones dégradées ou aveugles et les limites de fiabilité doivent être cartographiées ; une anomalie non confirmée reste une hypothèse.
  • Reconnaissance des 43 points EP recensés : localisation, statut, matériau, diamètre, état du pied de chute et pénétration dans le sol. Seules les descentes entrant dans le sol ou un ouvrage donnent lieu à inspection aval ; pour les autres, le cheminement de l’eau est établi, avec essais d’arrosage pour les points non raccordés. Le titulaire recense également les attentes sous dallage laissées par le curage, avec position, diamètre, matériau, altitude, photographie et report sur plan.
  • Préparation des réseaux : dépose et repose des dauphins sans outil de choc, ouverture puis refermeture des bouchons d’attente, sécurisation des regards, recherche des accès recouverts sans excavation et désobstruction ponctuelle sans outil destructif. L’hydrocurage n’est pas systématique : il est justifié tronçon par tronçon et réalisé uniquement sur les EP obturées. Les fraises, chaînes et robots coupeurs sont interdits sans accord de la maîtrise d’œuvre ; les matières récupérées ne sont jamais chassées dans le collecteur public.
  • Inspection télévisée des collecteurs principaux repérés et des réseaux EP depuis les pieds de chute, et non depuis les naissances. Elle suit branchements, collecteurs et sorties de parcelle jusqu’au raccordement au collecteur public, ainsi que les siphons, avaloirs, caniveaux et antennes rencontrés. Les ouvrages visitables sont inspectés à pied ; toute inspection interrompue est documentée et reprise par l’autre extrémité si un accès existe. L’équipement comprend notamment compteur métrique étalonné, vidéo HD, sonde émettrice et inclinomètre ; les tronçons sont identifiés de nœud à nœud et les raccordements caractérisés.

Fonctionnement, localisation et état

Les injections d’eau ou de colorant biodégradable dans les attentes et points suspects permettent d’établir les connexions ; une fiche documente chaque essai. La fumée, non toxique et sans résidu, peut être utilisée de façon non systématique après identification des collecteurs principaux et information préalable de la Ville, du voisinage, de l’entreprise de curage et, si besoin, des secours. Les réseaux EU/EV sont décrits par zone et par niveau dans un schéma directionnel : départ, collecteur de rattachement, exutoire présumé, usage antérieur et état. Le tracé précis des piquages EU/EV n’est pas demandé ; chaque conclusion est qualifiée d’avérée, probable ou hypothétique.

Les réseaux EP inspectés, collecteurs structurants et réseaux d’eaux soufrées en charge sont localisés avec une incertitude maximale de ±1 m en planimétrie et en altimétrie ; la classe A est recherchée (≤40 cm pour un réseau rigide, ≤50 cm pour un réseau flexible). Précision et méthode sont déclarées par tronçon, sans tracé extrapolé non signalé comme présumé. Les profondeurs sont relevées à la génératrice supérieure et au fil d’eau, puis converties en altitude selon le système IGN NGF 69. La section d’origine est mesurée ou estimée, et la réduction de section utile est évaluée visuellement et codée.

Pour chaque tronçon, le rapport qualifie les possibilités de réutilisation : en l’état, après curage, après réhabilitation sans tranchée (avec indication de la faisabilité du chemisage ou gainage) ou non réutilisable. L’état sanitaire est codé selon NF EN 13508-2, avec photographies. Chaque EP reçoit aussi une note d’urgence de 1 à 4 ; tout tronçon noté 4 est signalé à la maîtrise d’ouvrage sous 24 heures.

Eaux soufrées, collecteurs et livrables

Les réseaux soufrés maintenus en charge sont relevés (tracé, profondeur, dimensions, matériau, état et exutoire) ; les deux cibles de détection sont levées et l’origine ainsi que l’exutoire actuel de l’eau soufrée observée dans la courette anglaise Nord sont recherchés. Le réservoir des Princes Neufs et la galerie des vannes sont hors périmètre comme ouvrages ; aucune de leurs vannes ne doit être manœuvrée. Température, conductivité, pH et sulfures sont mesurés in situ sur les écoulements soufrés rencontrés ; les échantillons retenus avec la maîtrise d’œuvre sont analysés par un laboratoire accrédité. Les sulfures, instables, sont fixés au prélèvement ou mesurés in situ.

Les collecteurs et exutoires sont documentés, y compris coordonnées, fil d’eau, matériaux, dimensions et traversées de mur aux sorties de parcelle, ainsi que nature, cote, état de la jonction, clapet éventuel et traces de reflux au raccordement public. L’existence d’évacuations vers le Sud, côté Pétriaux, est vérifiée. Une provision couvre 5 EP supplémentaires : leur engagement requiert la validation écrite préalable de la maîtrise d’œuvre ; les EP non validées sont seulement localisées et reportées.

Les rendus comprennent un rapport de synthèse, un plan prioritaire des conduites soufrées en charge, les schémas directionnels EU/EV, une fiche par EP, le tableau de repérage complété, la cartographie géoradar et sa carte de fiabilité, ainsi que plans DWG/PDF, rapports ITV PDF, exports XLSX ou CSV, vidéos MP4, photographies JPEG et fiches d’essais. Une restitution des réseaux relevés alimente la maquette numérique de la maîtrise d’œuvre ; le DWG 2D indique les profondeurs et caractérise les canalisations selon des classes de matériau et de dimension. Les résultats géoradar sont présentés comme des interprétations assorties de leur fiabilité.

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Critères d'évaluation

CritèrePondération

Visite de site

Obligatoire

Date(s)

10 novembre 2026 à 11 h ou 17 novembre 2026 à 11 h

Lieu

Accès par l’emprise de chantier, rue Victor-Amédée III

Contact

Muriel Chaffardon

Modalités

Visite obligatoire pour les candidats qui ne connaissent pas le site. Informer le maître d’ouvrage par courriel de sa présence ; une attestation de visite est jointe à l’offre. En l’absence de visite, le candidat doit démontrer et justifier sa connaissance du site, sous peine de rejet de l’offre comme irrégulière.

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