Réparation et restauration d’ouvrages d’art

Communauté de communes Falaises du Talou
Date limite
14 octobre 2026 à 12 h
Localisation
Seine-Maritime (76)
Durée
8 mois dont 2 mois de préparation ; travaux 6 mois maximum ; prolongation pour intempéries validées
Budget
Non précisé

Réhabilitation d’un ensemble d’ouvrages sur voie verte

Le marché porte sur la réparation et la restauration de sept ouvrages répartis sur l’ancien tronçon ferroviaire transformé en voie verte : cinq ouvrages d’art, un mur de soutènement et un ouvrage de traversée. Les prestations comprennent les études d’exécution, l’installation et la sécurisation du chantier, les travaux de maçonnerie et de béton, les étanchéités, le drainage, les garde-corps, les clôtures, les démolitions, les remises en état et l’ensemble des contrôles associés.

Ouvrages et réparations principales

  • Viaduc de Saint-Quentin-au-Bosc : pont voûte en béton de 16 m d’ouverture droite, tablier utile d’environ 4,70 m et longueur totale de 21 m ; dévégétalisation, dépose des protections, garde-corps métalliques de 1,20 m ou 1,40 m, clôture basse de 1,50 m, traitement des fissures et épaufrures, réparation des longrines avec repiquage, passivation des armatures et ragréage, étanchéité en extrados avec tranchées drainantes, démolition de deux murs en retour, reprofilage du talus et rejointoiement des parties conservées.
  • Boviduc de Guilmécourt : voûte en briques de 1,50 m d’ouverture droite, environ 21 m de longueur intérieure et 2,50 m de hauteur libre ; débroussaillage, abattage, dessouchage, élimination de la végétation, traitement des souches, rejointoiement localisé de la voûte, des tympans et des murs, reprise et ancrage des couronnements et clôture basse de 1,50 m.
  • Viaduc de Maladry : pont voûte en briques avec bandeau en pierre, 7 m d’ouverture droite, tablier utile d’environ 4,70 m et 4 m de hauteur libre ; nettoyage, remplacement des garde-corps non normalisés par des garde-corps métalliques, clôture basse de 1,50 m, rejointoiement, reprise et ancrage des couronnements, étanchéité en extrados et drainage.
  • Viaduc de Touffreville : ouvrage de neuf travées, environ 125 m de longueur, 8,50 m d’ouverture droite et jusqu’à 14,50 m de hauteur libre au-dessus de la RD16 ; mesures d’exploitation et maintien du balisage, dévégétalisation, dépose des garde-corps et parapets en béton, pose d’environ 250 m de garde-corps métalliques, clôture basse, rejointoiement, remplacement des briques dégradées, étanchéité et drainage, ainsi que quatre trappes d’accès aux réservations des piles. Le marché prévoit également un rejointoiement total et un nettoyage total par hydro-décapage en prestations supplémentaires éventuelles.
  • Mur de Saint-Martin-le-Gaillard : mur poids en briques d’environ 15 à 16 m ; dévégétalisation, remplacement d’environ 50 briques, pose d’une pierre de taille en extrémité, traitement de la fracture, dépose des protections existantes et pose d’environ 15 m de garde-corps métalliques.
  • Pont de Béclonde : pont voûte en briques, largeur hors tout de 4,90 m, ouverture droite de 4,10 m, longueur totale de 32 m et ouverture totale de voûte d’environ 19,60 m ; dévégétalisation, rejointoiement localisé, étanchéité et drainage, rehaussement des garde-corps par lisses métalliques, remise en place des pierres manquantes, consolidation de la fondation déchaussée et pose de deux potelets bois amovibles.
  • Ouvrage de traversée : débroussaillage, démolition complète de l’ouvrage vétuste et bouché, puis fourniture et pose d’une buse béton circulaire avec têtes amont et aval, terrassements, lit de pose, assemblage étanche, remblaiement compacté et raccordements hydrauliques.

Matériaux et équipements

Les matériaux sont soumis à agrément préalable, avec justification des provenances, certificats, marquages CE, déclarations de performances et contrôles de conformité. Les garde-corps sont en acier S235JR, galvanisés et peints, avec boulonnerie inox ; les soudures relèvent de la classe 2 de la NF EN 1090-2 et font l’objet d’essais par ressuage ou magnétoscopie avant galvanisation. Les briques et pierres doivent s’intégrer aux maçonneries existantes ; la réutilisation des briques issues des démolitions est interdite.

Les ragréages utilisent des produits de classe R4, avec résistance à la compression supérieure ou égale à 45 MPa, teneur en ions chlorures inférieure ou égale à 0,05 %, adhérence supérieure ou égale à 2,0 MPa et module d’élasticité supérieur ou égal à 20 000 MPa. Les mortiers de rejointoiement utilisent notamment un sable de rivière lavé, de granulométrie régulière entre 0,5 et 0,08 mm, avec moins de 10 % d’éléments retenus sur le tamis de 2,5 mm ; le sable doit être stocké au moins deux jours.

Les étanchéités sont réalisées avec une géomembrane en bitume élastomère SBS armé, d’épaisseur minimale 4,0 mm, masse surfacique minimale 4,5 kg/m², résistance à la traction longitudinale d’au moins 700 N/50 mm, résistance au poinçonnement statique d’au moins 150 N et étanchéité à l’eau d’au moins 10 000 mm. Les membranes PVC et PEHD sont exclues. Un géotextile anti-poinçonnement d’au moins 300 g/m² et 3 500 N de résistance CBR est prévu selon le support ; un non-tissé thermique est obligatoire avant répandage à chaud à partir de 140 °C. Les drains sont constitués de granulats lavés 10/20 ou 4/20, d’un géotextile filtrant O90 ≤ 100 µm et de tuyaux perforés de diamètre minimal DN 100, de rigidité SN4 minimum.

Méthodes, études et contrôles

L’entrepreneur établit les notes de calcul, plans de terrassement, coffrage et armatures, plans généraux, dossier de récolement, PAQ, PRE, PPSPS, plans d’installation et de phasage. Les documents d’exécution doivent être visés avant le début des travaux et fournis au moins 30 jours ouvrables avant la construction de chaque partie d’ouvrage. Le DOE est fourni en format numérique structuré et indexé, avec plans PDF et formats modifiables DWG ou équivalent.

Les accès complémentaires comprennent des pistes de 4,00 m de largeur constituées de 30 cm de grave hydraulique. Le chantier est clôturé, gardienné et maintenu en état ; une astreinte doit permettre de réunir une équipe d’intervention en moins d’une heure, 24 heures sur 24. Les travaux en hauteur nécessitent des nacelles ou échafaudages conformes, avec procès-verbal de conformité d’un organisme extérieur.

Les nettoyages font l’objet de planches d’essai et peuvent utiliser l’hydro-décapage, le sablage à sec ou l’hydrogommage. L’hydro-décapage est généralement réglé entre 50 et 300 bars selon le support, sans très haute pression supérieure à 300 bars sur les maçonneries anciennes ; le sablage est réalisé entre 2 et 7 bars, sans silice, et l’hydrogommage entre 0,5 et 4 bars. Les eaux et résidus sont récupérés et traités, sans rejet direct dans le milieu naturel.

Les rejointoiements sont précédés d’un dégarnissage contrôlé, généralement sur environ 4 cm, sans dépasser 5 cm pour les maçonneries de pierres et 3 cm pour les maçonneries de briques. Les plans d’essai valident la préparation, la formulation, la teinte, le profil et la finition. Les injections utilisent des injecteurs espacés de 15 à 50 cm, avec une pression d’injection inférieure à 0,5 MPa et recommandée autour de 0,1 MPa.

Pour les étanchéités, les recouvrements minimaux sont de 10 cm dans le sens longitudinal et 15 cm dans le sens transversal ; les soudures sont contrôlées à 100 %. L’essai d’étanchéité de réception prévoit une mise en charge d’eau d’au moins 5 cm pendant 24 heures, avant tout recouvrement. Les drains présentent une pente longitudinale minimale de 0,5 %. Les remblais sont posés par couches de 30 cm maximum, sans circulation d’engins directement sur l’étanchéité ; les engins vibrants à moins de 5 m d’une voûte ou d’un appui maçonné sont soumis à autorisation et les vibrations sont limitées à 5 mm/s en vitesse particulaire de crête.

Le contrôle interne est assuré par un laboratoire agréé, avec comptes rendus remis le lendemain avant 12 heures ; les résultats d’autocontrôle sont transmis au plus tard dans les 24 heures. Le contrôle extérieur comprend les vérifications du PAQ, les essais et contrôles inopinés, les réceptions de matériaux, les points d’arrêt et la gestion des non-conformités. Les travaux ne peuvent commencer sans validation des procédures et des supports concernés.

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Critères d'évaluation

PondérationCritère

Échantillons

Requis

Modalités de livraison

Échantillons et zones d’essai soumis à l’agrément ou à la validation du maître d’œuvre ; les planches de nettoyage et de rejointoiement sont réalisées sur des zones représentatives avant les travaux en grande masse.

Produits à fournir

  • Échantillons de clôture rigide
  • Planche d’essai de nettoyage des parements
  • Planche d’essai de rejointoiement des maçonneries

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