Réparation d’ouvrages d’art
Réparations d’ouvrages d’art à bons de commande
Le marché couvre les réparations, confortements et remises en état d’ouvrages d’art, selon les besoins définis dans chaque bon de commande. Les prestations comprennent l’amenée, le repliement et le transfert du matériel, les études d’exécution, les ouvrages provisoires, la signalisation temporaire, les terrassements, les travaux de maçonnerie, de béton, de drainage, de voirie et de protection des ouvrages.
Préparation, accès et sécurité de chantier
L’entreprise réalise les travaux préparatoires, notamment l’abattage et le dessouchage d’arbres, la dévégétalisation et le dégagement des emprises, le décapage de la terre végétale, le nettoyage et le sablage des maçonneries. Elle assure les échafaudages, platelages, étaiements, blindages, batardeaux, dérivation ou pompage des eaux, ainsi que l’évacuation des eaux de chantier.
Les travaux sont réalisés en continu par chantier. L’entreprise fournit un planning prévisionnel, un programme d’exécution, le projet des installations et ouvrages provisoires, les plans d’exécution, notes de calcul et études de détail soumis au visa du maître d’œuvre. Les opérations de piquetage sont contradictoires avant travaux. Les ouvrages provisoires font l’objet d’un contrôle interne transmis au maître d’œuvre 48 heures avant leur mise en place.
La circulation est maintenue lorsque la déviation est difficile, avec feux tricolores ou alternat manuel à la charge de l’entreprise. La signalisation temporaire doit fonctionner de jour comme de nuit, les samedis, dimanches, jours fériés et pendant les intempéries. L’entreprise demande les DICT au moins 7 jours avant le début de chaque bon de commande et respecte les prescriptions de marquage-piquetage et d’AIPR.
Démolition, fondations et maçonneries
Les travaux comprennent les déblais de toute nature et de deuxième catégorie, les fouilles en rigole, fondations, démolitions de maçonneries et bétons ordinaires, reconstruction de murs, parapets, tympans, murs en aile et murs de soutènement, remplacement de briques foraines, comblement de cavités et reconstitution de pierres.
Les fonds de fouille sont nivelés et compactés puis réceptionnés par le maître d’œuvre avant la poursuite du chantier. Les fondations reposent sur le bon sol ou le rocher, avec ancrages HA scellés lorsque nécessaire. Les pierres proposées doivent provenir de la pierre du pays, présenter un aspect similaire à l’existant et ne pas être altérables, gélives, friables ou caverneuses. Les briques de remplacement ont une épaisseur identique aux éléments existants ; les profondeurs de remplacement inférieures à 5 cm sont proscrites.
Les rejointoiements sont manuels pour les joints jusqu’à 1 cm, mécaniques au-delà, ou réalisés par gunitage. Dans les maçonneries anciennes, le dégarnissage s’effectue par petites surfaces ; lorsqu’il dépasse 10 cm, un calage provisoire est mis en place au fur et à mesure. Les injections de fractures et décollements sont réalisées de bas en haut, avec une pression limitée à 1,5 bar, un suivi en temps réel des pressions et volumes et une procédure décrivant le phasage, les contrôles et les mesures de protection.
Bétons, réparations et confortements
Les bétons sont normalisés selon la NF EN 206+A2/CN, produits par des centrales certifiées NF. Les formulations sont définies selon le type d’ouvrage, la classe d’exposition, la résistance à 28 jours, la consistance, la dimension des granulats et la classe de chlorures. À titre d’exemples, les fondations peuvent relever de la classe C25/30 et les caniveaux, trottoirs, accotements et dalles de la classe C30/37 ; les éléments préfabriqués de structure peuvent relever de la classe C35/45.
Les mortiers de maçonnerie sont conformes à la NF EN 998-2. Les mortiers de construction et de rejointoiement sont de classe M5, avec granulométries, consistances et dosages en liant adaptés à leur usage. Le rajout d’eau est interdit sur chantier. Les bétons de classe supérieure ou égale à C25/30 sont soumis à des épreuves de convenance et de contrôle ; les rapports d’essais sont transmis au maître d’œuvre.
Les ragréages de béton ou béton armé comprennent le sondage au marteau, le délimitage par trait de scie d’au moins 5 mm, le décapage à l’eau sous pression d’environ 300 bars, le piquage, le sablage, la passivation lorsque l’enrobage final est inférieur à 2,5 cm et l’application de mortiers conformes à la UNI EN 1504-3, de type R4 pour les réparations structurelles. Les coffrages doivent être stables, indéformables, étanches et propres ; les faces vues relèvent d’un parement simple ou fin.
Les contre-voûtes en béton projeté sont réalisées avec une épaisseur de 10 cm et une nappe de treillis soudé, ou de 20 cm et deux nappes. Elles comportent un enrobage minimal de 3 cm, des attentes HA10 de 0,50 m tous les 30 cm lorsque le support le permet, et des épingles de 8 mm disposées en quinconce à raison d’au moins 5 par m². La projection est réalisée par voie sèche, avec une passe limitée à 15 cm et une distance lance-support généralement comprise entre 0,50 m et 1,50 m.
Drainage, remblais, voirie et protections
Les dispositifs de drainage comprennent les drains, barbacanes et géotextiles. Les drains sont en PVC ou polyéthylène rigide, de diamètre nominal 110 ou 160 mm, avec une pente minimale de 1 cm/m. Les barbacanes sont en tube PVC de diamètre 100 mm en maçonnerie neuve ou 80 mm en maçonnerie existante ; elles pénètrent d’environ 50 cm dans le remblai et dépassent d’environ 10 cm du nu du mur, à raison d’une par 4 m² de parement en maçonnerie neuve.
Les remblais contigus sont constitués de matériaux R3Li insensibles à l’eau, avec écrêtement à 100 mm, posés par couches de 30 cm maximum et compactés. Les remblais en matériaux du site sont posés par couches d’environ 50 cm maximum. Les remblais drainants de granulométrie 20/40 sont enveloppés d’un géotextile anti-contaminant et mis en œuvre avec un serrage très léger.
Les travaux de voirie comprennent le sciage des chaussées, les graves non traitées 0/20 ou 0/31,5, la grave-ciment 0/20 de catégorie T3, la grave-émulsion 0/10, les enrobés à froid, les revêtements tricouches, les caniveaux, descentes d’eau, accotements et trottoirs bétonnés. Les caniveaux sont à deux pentes, en béton C30/37, d’une épaisseur minimale de 20 cm. La mise en œuvre de la GNT par pluie ou gel est interdite et l’objectif de compactage est de niveau q3.
Le revêtement tricouche comprend notamment une première couche avec gravette 10/14 à 10 l/m² et émulsion à 2,4 kg/m², puis des couches d’émulsion à 1,9 et 1,2 kg/m² avec gravillons 4/6 et 6/10. Le répandage mécanique est réalisé à une température supérieure à 10 °C ; la répandeuse doit présenter une précision transversale de 5 %. Les rejets sont balayés après plus de 72 heures.
Les ouvrages comprennent également les enrochements secs ou bétonnés, les tirants d’enserrement, les épingles, les garde-corps et la pose de douilles d’ancrage pour glissières. Les tirants sont en acier Fe500 de diamètre 32 mm, protégés par une gaine PVC ou PE de diamètre 56 mm ; les plaques d’appui mesurent 250 × 250 × 20 mm. Les épingles sont en Fe500 de diamètre 16 mm et mesurent environ 2 à 3 m. Les garde-corps sont en acier au moins S235 JR, galvanisés à chaud et éventuellement peints par thermolaquage ; les tolérances de pose sont de 5 mm en faux aplomb, 2 cm en faux alignement en plan et 1 cm en hauteur.
Contrôles, environnement et livrables
Le contrôle interne de l’entreprise porte sur les moyens, processus, matériaux, produits et composants. Le contrôle extérieur du maître d’œuvre comprend des points d’arrêt sur la signalisation, l’implantation, le niveau des fondations, la géométrie, la propreté des maçonneries avant gunitage et la profondeur du gunitage. Les essais comprennent notamment les épreuves de convenance, les essais sur béton frais, les résistances à 7 et 28 jours sur éprouvettes, les contrôles de surfaçage et les essais de réception du béton projeté.
Dans les cours d’eau, les batardeaux, bâchages, échafaudages et platelages doivent prévenir les pollutions, préserver l’écoulement et être fusibles en cas de crue. Aucun matériel ne doit rester dans le lit mineur hors horaires de chantier. Les déchets sont triés, évacués vers des filières agréées et tracés. L’entreprise remet un journal de chantier, un programme et calendrier d’exécution, les quantités de matériaux mises en œuvre et un plan de récolement dans les 15 jours suivant la réception, en deux exemplaires dont un facilement reproductible.
Préparez votre dossier
Critères d'évaluation
| Pondération | Critère |
|---|---|
Échantillons
Modalités de livraison
Les échantillons de géotextiles sont remis au maître d’œuvre avec les certificats ou fiches de contrôle usine, les instructions du fabricant et les résultats d’essais. Les planches d’essai sont réalisées sur une partie de l’ouvrage définie par le maître d’œuvre ; leur conservation comme travaux définitifs relève de sa décision.
Produits à fournir
- Échantillons de géotextiles
- Planche d’essai de teinte pour produits de ragréage
- Planche d’essai de rugosité pour béton projeté
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