Réhabilitation d’un pont routier
Réhabilitation complète d’un ouvrage d’art
Le marché porte sur la démolition du pont existant franchissant la Mossig et la construction d’un pont-dalle en béton armé, avec maintien des accès riverains, déviation de la circulation et protection du cours d’eau. L’ouvrage projeté comporte une travée droite, une longueur totale d’environ 10,50 m, une portée entre axes d’appuis de 8,80 m, une largeur hors tout de 5,10 m et une chaussée utile de 4,50 m. Le tablier présente une épaisseur structurelle constante de 50 cm et une pente longitudinale de 2,5 % vers l’Est.
Travaux préparatoires et démolition
Les prestations comprennent notamment :
- installation générale, accès, clôture mobile de chantier de 40 ml, gardiennage, signalisation et déviation ;
- implantation, piquetage général et spécial, marquage des réseaux et branchements, avec relevés et procès-verbaux photographiques ;
- échafaudages, garde-corps provisoires, plateformes mobiles, protections contre les chutes d’objets, platelage étanche dans la Mossig et filtres à paille ;
- stabilisation du mur riverain Sud-Ouest, notamment par phasage, étaiements provisoires et lestage ;
- sciage de 10 ml d’enrobés, fraisage ou arrachage de 100 m² d’enrobés avec teneur en HAP inférieure à 50 mg ;
- démolition d’environ 15 m³ de béton ou maçonnerie, y compris fondations existantes, terrassements complémentaires jusqu’à -1,00 m, évacuation en centre de recyclage et remblaiement en GNT 0/63 par couches de 30 cm ;
- dépose de 24 ml de garde-corps, dépose soignée et mise en dépôt de 4 piliers d’angle, démolition du tablier, dégarnissage de 30 m² de joints, arasage de 12 ml de culées et démolition de 10 ml de murs en retour ;
- décapage de terre végétale sur 30 cm, à stocker sur 5 m³ et à évacuer sur 100 m³, extraction de 100 m³ de terrain naturel, terrassements manuels éventuels sur 25 m³ et nivellement de 60 m² de fond de forme.
Aucun explosif n’est autorisé. Les matériaux pollués ou dangereux doivent être stockés en bennes étanches, orientés vers des filières agréées et faire l’objet de justificatifs de suivi. Aucune incinération n’est autorisée sur le site.
Fondations, structure et ouvrages provisoires
Les culées nouvelles sont constituées de chevêtres perchés en béton armé fondés sur palplanches. Les prestations comprennent 50 ml de préforage, 17 t de palplanches S355 GP de 120 à 140 kg/m², 13 ml de recépage et 2 raccordements étanches entre les extrémités des rideaux et les murs existants.
L’entreprise fournit les notes de calcul, plans de fonçage, guides, dispositifs de suivi des déplacements, carnet de fonçage et contrôles de portance. Les tolérances sont de 2 cm sur l’implantation des têtes, 10 mm/m sur l’inclinaison et le déversement, avec contrôle de verticalité ; une déviation supérieure à 1 % entraîne l’arrachage de la palplanche concernée. Les résultats d’essais de portance et les opérations de recépage sont soumis aux points d’arrêt prévus.
Les ouvrages provisoires comprennent étaiements, échafaudages et dispositifs porteurs. Le chargé des ouvrages provisoires doit présenter une qualification d’ingénieur ; les contrôles internes des ouvrages de première catégorie sont transmis au maître d’œuvre au moins 48 heures avant leur mise en service.
Béton armé et coffrages
Sont prévus 25 m² de béton de propreté C16/20, environ 35 m³ de béton coffré pour le tablier et 10 m³ pour les chevêtres, 120 m² de coffrages à parements fins et 9 000 kg d’acier B500B pour les tabliers, chevêtres et relevés. Le DQE décrit un béton gris BPS NF EN 206-1 de type C30/37, avec classes d’exposition XC4 XF4 XD3 pour les chevêtres et longrines, et XC4 XF1 XD3 pour le tablier ; le CCTP impose une résistance caractéristique minimale fck de 35 MPa.
Les bétons sont fabriqués en centrale de chantier, centrale BPE ou usine agréée, conformément à la NF EN 206+A2/CN. Les armatures respectent les normes NF EN 13670 et NF EN 1992, avec un enrobage minimal de 4 cm sur les surfaces extérieures ou en contact avec l’eau et de 3 cm sur les autres surfaces. Les coffrages doivent être étanches et non déformables ; les parements vus sont bruts de décoffrage, lisses et exempts de nids de cailloux, laitance, fissures, bulles ou reprises visibles.
Le béton est vibré par couches horizontales de 0,4 m maximum. Les reprises non prévues aux plans sont interdites. La cure est obligatoire et les procédés sont soumis à l’agrément du maître d’œuvre. Le bétonnage est interdit sans abri lorsque la température extérieure est inférieure à 5 °C ; des mesures spécifiques sont requises en cas de température durablement supérieure à 35 °C ou de béton frais susceptible de dépasser 32 °C.
Étanchéité, garde-corps et assainissement
L’étanchéité comprend 60 m² de bouches-pores et 60 m² de feuille d’étanchéité préfabriquée sur le tablier, conformément au fascicule 67 titre I et au dossier STER 81 du SETRA. Le support est préparé par élimination des parties non cohésives, grenaillage, repiquage, couche d’apprêt, égalisation et nettoyage. Un contrôle d’adhérence est réalisé toutes les 50 m² ; les épreuves comprennent notamment contrôle de température, prélèvement et essai d’arrachement.
Les garde-corps neufs sont galvanisés à chaud puis revêtus d’un système de peinture anticorrosion certifié ACQPA. Le DQE prévoit 28 ml et une hauteur de 1,00 m ; le CCTP mentionne également une hauteur de 1,03 m pour les garde-corps neufs. Les panneaux ne dépassent pas 6 m, la boulonnerie est en acier inoxydable et les tolérances de pose sont de 1 cm en alignement et 0,5 cm en faux aplomb. Le complexe C3 AMV est appliqué avec une épaisseur minimale de 240 µm sur les éléments concernés, après décapage DS 2,5.
L’assainissement comprend 20 ml de drains derrière les relevés ou dans les enrobés, avec écoulement naturel par pentes longitudinale et transversale. Les gaines et fourreaux éventuels sont posés avec fils de tirage, bouchons amovibles et une tolérance d’implantation de ± 1 cm.
Terrassements, voirie et réseaux divers
Les travaux comprennent 5 m³ de GNT 0/63 catégorie 1 sous remblais et piste cyclable, 5 m³ de GNT 0/20 catégorie 3, 28 m³ de remblais autocompactants derrière les culées, 30 m² de géotextile haute ténacité de 300 g/m², 20 m² de talus, 120 m² d’EB 10 roul 35/50 de type BBSG2 sur 7 cm, 10 ml de fermeture de joints, 15 ml de drain PVC DN 150, reprise de 5 m³ de terre végétale et rétablissement des fossés.
Les arases sous chaussées doivent atteindre EV2 ≥ 15 MPa. La couche de forme et la couche de fondation doivent atteindre EV2 ≥ 50 MPa, avec K = EV2/EV1 < 2 pour la forme et K < 1,8 pour la fondation. Les objectifs de densification sont q2 pour les fondations, q3 pour les couches de forme et q4 pour les remblais. Les graves sont soumises à des exigences de granulométrie, Los Angeles, Micro-Deval, fines, équivalent de sable et bleu de méthylène ; certains matériaux recyclés sont admis sous conditions de trafic et de qualité.
Les enrobés sont fabriqués dans une centrale unique de niveau 2. Les contrôles portent sur la formulation, la compacité, les vides, l’uni, les flashes, l’adhérence, l’épaisseur, la température et le collage. Le contrôle du collage est réalisé sur 5 carottages par lot, avec au maximum une carotte décollée par lot. La mise en œuvre est interdite sous 5 °C ou par vent supérieur à 30 km/h, sauf dérogation expresse du maître d’œuvre.
Contrôles, études et livrables
L’entreprise établit les plans d’exécution, notes de calcul, plans de coffrage et ferraillage, plans de voirie, programme et phasage des travaux, procédures d’exécution, PAQ de degré 3, fiches de contrôles interne et externe et dossier de récolement. Le dossier final comprend notamment plans conformes à l’exécution, résultats des essais, notes de calcul mises à jour, justificatifs de fournitures, photographies des étapes clés, notice de visite et d’entretien et calendrier réel des travaux.
Les points d’arrêt concernent notamment l’implantation, les fondations sur palplanches, les entures, le refus et la portance, les recépages, les centrales à béton, les épreuves de convenance, les bétons, la protection anticorrosion, l’étanchéité, le positionnement des garde-corps et les épreuves de chargement. L’autocontrôle comprend notamment un essai de plaque tous les 100 m², un contrôle des enrobés et de leur compactage tous les 50 t, un contrôle des GNT tous les 400 m³ pour les catégories 1 et 2 et tous les 100 m³ pour les catégories 3 et 6, ainsi qu’un contrôle des vides des enrobés tous les 100 m².
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Critères d'évaluation
| Pondération | Critère |
|---|---|
Visite de site
Date(s)
Non précisé
Lieu
Pont sur la Mossig, rue du Moulin, Odratzheim
Modalités
Le candidat doit prendre connaissance du site, de l’ouvrage, des accès et des modalités d’exécution avant de remettre son offre ; aucune date de visite organisée ni aucun contact dédié ne sont précisés.
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