Reconstruction de l’ouvrage MP76
Reconstruction complète d’un pont routier
Démolition puis reconstruction du pont MP76 situé sur la RD70E, franchissant le ruisseau de Saint-Pierre. L’ouvrage existant est un pont à voûte en maçonnerie de pierres, à une travée, d’une portée de 2,60 m, d’une longueur totale de 5,05 m, d’une largeur totale de 10,53 m, d’une largeur utile de 8,12 m et d’une chaussée de 7,00 m. Il est dépourvu de trottoirs et de garde-corps existants.
Les dimensions et quantités des plans et du DQE doivent être vérifiées par l’entreprise dans le cadre des relevés et études d’exécution. Un relevé géométrique obligatoire est réalisé par l’entreprise, avec implantation en Lambert 93 zone 7 et altimétries rattachées au NGF IGN 69.
Travaux préparatoires et démolition
Les prestations comprennent notamment :
- Nettoyage, débroussaillage, élagage, décapage de la terre végétale sur environ 0,20 m et évacuation des déchets ;
- Sciage des enrobés sur 20 ml environ, rabotage et dépose de la chaussée contenant des HAP sur environ 70 m² ;
- Dépose, stockage et repose de 24 ml de glissières, avec remplacement ou adaptation d’environ 10 montants ;
- Décaissement, terrassement des fouilles et talutage aux accès pour environ 210 m³ ;
- Démolition complète de l’ouvrage et évacuation des gravats en filières agréées ;
- Mise en place éventuelle de batardeaux, d’un pompage et d’un filtre à matières en suspension pour maintenir les fouilles à sec.
L’emploi d’explosifs est interdit. Les procédés de démolition, les moyens de chargement et les protections contre les projections sont soumis à l’agrément du maître d’œuvre et du coordonnateur SPS. Les derniers centimètres de chaussée au droit du tablier sont déposés avec un godet de curage afin de préserver les parties conservées.
Structure et éléments préfabriqués
La reconstruction comprend la réalisation du fond de fouille et d’un lit de pose d’environ 65 m², la fabrication de 25 m³ d’éléments préfabriqués de cadres et de murs, leur transport, grutage, assemblage et pose, ainsi que la mise en place de 9 joints water-stop entre éléments.
Les éléments préfabriqués sont fabriqués conformément aux plans d’exécution et aux prescriptions des fascicules applicables. Leurs dimensions sont soumises à une tolérance de ± 2 cm. Les murs sont posés sur un lit de sable réglé et nivelé ; toute modification du ferraillage doit être validée par le maître d’ouvrage.
Les longrines sur et hors ouvrage comprennent environ 25 m² de coffrage, 5 m³ de béton C35/45 et 1 000 kg d’armatures à haute adhérence B500B. Les armatures sont soudables et conformes aux normes applicables ; les plans précisent leur position et leurs recouvrements. Environ 150 ancrages par scellement chimique sont prévus.
Les ouvrages provisoires sont classés en première catégorie, à l’exception des échafaudages de service hors voies circulables. Les étaiements ne doivent pas se déplacer de plus de 2 cm ; les cintres sont soumis à des exigences de flèche et de stabilité. Un ingénieur chargé des ouvrages provisoires est désigné dans le PAQ.
Étanchéité et drainage
L’étanchéité du tablier est réalisée sur environ 35 m² avec une chape en feuille préfabriquée de type Terranap 431, comprenant les relevés et retombées. Le complexe doit disposer d’un avis technique applicable aux ponts-routes avec support en béton ou être justifié par les essais requis.
Le support est nettoyé, préparé et accepté avant mise en œuvre. La feuille est soudée en plein au chalumeau à gaz, avec recouvrement des lés de 5 cm. L’adhérence est contrôlée à raison d’un point tous les 200 m² et doit être supérieure à 0,4 MPa. Les cloques, gonfles et autres défauts sont repris.
Le drainage comprend environ 35 m² de nappe drainante sur les piédroits et les murs, un dispositif de drainage en pied sur environ 35 ml, un collecteur PVC de 100 mm de diamètre et environ 10 ml de drains rectangulaires transversaux. Un gravier 20/40 est mis en œuvre sur environ 12 m³ pour reconstituer le lit intérieur du cadre et assurer la continuité écologique du cours d’eau.
Remblais, talus et voirie
Les remblais contigus représentent environ 150 m³. Ils sont réalisés avec une grave insensible à l’eau, de classe VC1G11ins ou G11ins, avec Dmax ≤ 63 mm, moins de 5 % de passants à 63 μm, Vbs ≤ 0,1, LA ≤ 45 et MDE ≤ 45, avec un objectif de densification q3.
La protection et la stabilisation des talus comprennent environ 40 m³ d’enrochements et de reprofilage. Les enrochements sont denses, insensibles à l’eau et au gel, et peuvent relever des classes granulaires 63/180, 150/200, 300/400 ou 600/800 mm selon leur emploi. Les surfaces terrassées aménagées en techniques végétales reçoivent un géofilet coco biodégradable de 740 g/m², avec recouvrements et fixations adaptés à la pente.
La structure de chaussée comprend environ 40 m³ de GNT, 30 t de grave-bitume GB3 et 20 t d’enrobé BBSG 0/10 sur une épaisseur moyenne de 8 cm. Une couche d’accrochage à émulsion cationique modifiée par polymères est appliquée sur support nettoyé. Les enrobés peuvent intégrer jusqu’à 50 % de matériaux recyclés ; les fraisats sont interdits dans les formulations BBSG.
Les enrobés sont transportés sous bâche et mis en œuvre avec un finisseur à chenilles équipé de patins en caoutchouc. Les contrôles comprennent notamment la fabrication, les extractions, la teneur en vides et la macrotexture ; le niveau minimal de macrotexture est de 0,4 mm pour le BBSG 0/10 sur 90 % des points contrôlés.
Réseaux et équipements
Environ 30 ml de fourreaux sont posés sous les accotements et raccordés aux chambres de tirage existantes. Leurs diamètres et leur nombre sont définis pendant la préparation et leur mise en œuvre suit les plans visés. Le dévoiement provisoire des réseaux existants relève des concessionnaires et ne fait pas partie du marché.
Les équipements comprennent des bordures préfabriquées en béton de classe U, A et F, posées sur mortier M25, ainsi que des garde-corps métalliques de type S8, galvanisés à chaud et thermolaqués en atelier selon un système ACQPA de classe C4 GNV. Les garde-corps sont fixés en applique sur les longrines ; leur faux aplomb est limité à 0,5 cm sur la hauteur et leur faux alignement à 1 cm.
Études, qualité et contrôles
L’entreprise fournit les études d’exécution, notes de calcul, plans de coffrage et de ferraillage, plans des ouvrages provisoires, procédures d’exécution, PAQ, PRE, SOPAE/SOSED, documents de traçabilité et dossier de récolement. Les plans non visés par le maître d’œuvre ne sont pas exécutoires.
Le PAQ couvre l’ensemble des travaux et comprend l’organisation générale, les procédures d’exécution, le programme de contrôle et les documents de suivi. Les points d’arrêt concernent notamment les terrassements, la démolition, les protections du cours d’eau, l’implantation, les éléments préfabriqués, les bétonnages, l’étanchéité, les enrobés et les dispositifs de retenue.
Les bétons sont soumis aux épreuves d’étude, de convenance et de contrôle selon leur classe de résistance. Pour les longrines, le contrôle prévoit un prélèvement pour moins de 20 m³, puis trois prélèvements de 20 à 100 m³, avec un prélèvement supplémentaire par tranche de 100 m³ ou par phase de bétonnage. Chaque prélèvement comprend une mesure d’affaissement, une mesure de teneur en air pour les bétons XF2, XF3 et XF4 et trois éprouvettes cylindriques testées à 28 jours.
Le béton doit respecter la classe d’exécution 3, la classe de tolérance 1 et une durée d’utilisation de projet de 100 ans. Les granulats doivent être non réactifs ou justifiés conformément aux prescriptions relatives à l’alcali-réaction. Les bétons concernés par le gel présentent notamment un rapport E/C ≤ 0,50 en classe G et ≤ 0,45 en classe G+S.
Contraintes d’exploitation et remise en état
La RD70E est neutralisée totalement au droit du chantier et une déviation est mise en place ; l’itinéraire de substitution rallonge le parcours d’environ 5,8 km et de 5 minutes. La signalisation provisoire est fournie, posée, entretenue, surveillée et adaptée aux phases du chantier, avec au minimum deux contrôles par jour.
Le chantier est clôturé, nettoyé quotidiennement et équipé de dispositifs de recueil et de traitement des eaux. Les eaux de chantier sont récupérées et traitées ; aucun rejet dans l’environnement n’est toléré. Les travaux à proximité des habitations sont interdits entre 20 h et 7 h.
Les installations, excédents, déchets, accès, emprises et zones de dépôt sont évacués et remis en état. Les voies dégradées sont réparées, avec réfection complète de la structure de chaussée lorsque les affaissements dépassent 1 cm.
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Échantillons
Modalités de livraison
À soumettre au maître d’œuvre avant le commencement de la fabrication ou des travaux concernés ; l’aspect des éléments préfabriqués doit être homogène et conforme à l’élément témoin approuvé.
Produits à fournir
- Élément témoin préfabriqué
- Éléments témoins pour l’épreuve de convenance des parements
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