Refonte du modèle multimodal

Date limite
3 novembre 2026 à 12 h
Localisation
Clermont-Ferrand (63)
Durée
48 mois ; TF 24 mois ; TO1/TO2 12 mois chacune, affermissement au plus tard à 24/36 mois ; livraison sous 12 mois
Budget
Non précisé

Refonte et exploitation d’un modèle multimodal de déplacements

La mission consiste à concevoir, élaborer, caler, livrer puis maintenir un modèle statique multimodal destiné à analyser la demande de transport, les reports modaux, les charges sur les réseaux et les effets de projets de mobilité, d’infrastructure et d’urbanisation.

Périmètre, zonage et chaîne de modélisation

Le périmètre minimal couvre les territoires couverts par l’EMC2 de Clermont-Ferrand ainsi que Vichy Communauté, Agglo Pays d’Issoire, Auzon Communauté, Brioude Sud Auvergne, Saint-Pourçain-Sioule-Limagne et Pays de Lapalisse. Une analyse complémentaire doit déterminer si d’autres communes ou EPCI doivent être intégrés.

Le zonage interne s’appuie notamment sur les IRIS, leurs découpages, les communes, les regroupements de communes et des générateurs-attracteurs ponctuels. Le zonage externe comprend les points d’entrée et de sortie des réseaux routier et ferré, ainsi que les arrêts SLO, les aéroports importants et les plateformes d’intermodalité rail-route significatives.

Le modèle repose sur une chaîne à quatre étapes : génération, distribution, choix modal et affectation. Il comprend un sous-modèle voyageurs et un sous-modèle marchandises. La demande voyageurs est construite selon une méthode agrégée, avec distribution gravitaire et choix modal fondé sur les coûts généralisés. L’affectation routière est multiclasse à l’équilibre, avec segmentation de la demande et distribution des valeurs du temps.

Le sous-modèle marchandises produit au minimum les matrices origine-destination des VUL et des PL. Les méthodes de pré-chargement du réseau et d’estimation indirecte de la charge VUL/PL à partir de la charge VP sont proscrites.

Réseaux, modes et périodes

Les réseaux viaire, ferré et cyclable sont codés dans un réseau unique, avec typologie des voiries, capacités, vitesses, courbes débit-vitesse, connecteurs et niveaux de service. Les transports collectifs sont codés en horaires, notamment les TER, TET, Cars Région, T2C et les réseaux urbains de Vichy, Riom, Thiers, Issoire et Brioude.

Les modes voyageurs comprennent au minimum la marche, le vélo, la voiture particulière conducteur et passager, les deux-roues motorisés, les transports collectifs et l’intermodalité VP+TC. Les transports collectifs sont subdivisés en train, car, tram, BHNS et bus. Les marchandises sont représentées par les VUL et les PL.

La modélisation complète porte sur les pointes du matin et du soir et une période creuse moyenne d’un jour ouvré de base, avec une heure de pointe ou creuse pour les VP, VUL et PL. Des matrices sur la totalité du jour ouvré sont également produites.

Les horizons comprennent le calage 2023, l’horizon projeté 2026 et les horizons futurs 2032 et 2042. L’horizon 2037 est une fonctionnalité supplémentaire chiffrée séparément.

Données et reconstitution des flux

Le titulaire collecte, commande, contrôle, met en cohérence et formate les données socio-économiques, d’offre de transport, de demande, d’usage des réseaux et de comportements de mobilité. Les sources comprennent notamment les données INSEE, SIRENE, réseaux routier, ferré, cyclable et GTFS, tarifs et capacités des transports collectifs, comptages routiers, validations, enquêtes origine-destination, stationnement, covoiturage et vélo.

Les données collectées font l’objet d’un contrôle qualité, d’une mise en cohérence temporelle et spatiale, d’un traitement des décalages de millésime ou défauts de représentativité et d’un formatage adapté au modèle. Des données complémentaires, notamment des traces numériques FCD ou FMD, peuvent être commandées lorsque les données disponibles sont insuffisantes.

Les flux routiers de marchandises VUL et PL sont reconstitués pour les relations origine-destination distinctes, sans nouvelle campagne d’enquêtes routières origine-destination. Les flux voyageurs d’échange et de transit sont reconstitués pour les VP et les transports collectifs réguliers TER, TET et Cars Région. Les flux SLO, notamment au départ de Clermont-Ferrand vers Lyon, sont une fonctionnalité commandable séparément.

Fonctionnalités et logiciel

La solution doit produire les vecteurs d’émission et d’attraction, matrices origine-destination par mode et motif, parts modales, coûts généralisés, charges par type de véhicule, vitesses, montées et descentes, fréquentations des lignes de transport collectif, niveaux de service, temps de parcours et véhicules-kilomètres.

Elle comprend un gestionnaire graphique des scénarios, le suivi des états de calcul, la comparaison de scénarios, les analyses d’arborescence de flux, isochrones et plus courts chemins, les exports shapefile et tabulaires, la gestion centralisée des matrices et indicateurs et des paramétrages cartographiques prédéfinis.

Les données et résultats doivent être exploitables par tableur, logiciel SIG, scripts ou bibliothèques Python. Une variante libre et open source, sans logiciel propriétaire, est autorisée sous réserve du respect des exigences techniques.

L’affectation de la demande vélo et la meilleure prise en compte de la tarification des transports collectifs sont intégrées au modèle. Le covoiturage et l’intermodalité vélo+TC peuvent être commandés séparément, selon la faisabilité et les données disponibles.

Calage, recettage et livrables

Le modèle est calé sur la situation 2023 et doit intégrer les hypothèses validées pour les horizons projeté et futurs. Le recettage comprend la vérification de la chaîne complète, des tests de sensibilité, la vérification de conformité et un test de projet fictif de transport collectif urbain.

Les livrables comprennent notamment le rapport méthodologique, le guide utilisateur, la note de construction des scénarios futurs et projets, la documentation des logiciels utilisés, le compte-rendu de recettage, les documents de suivi, les présentations, les comptes rendus, la main courante et le bilan d’utilisation.

Gestion, maintenance et transfert

La maintenance corrective comprend l’analyse d’une anomalie signalée sous 2 jours ouvrés, la planification de sa correction, sa documentation et la livraison de la version corrigée. La maintenance évolutive peut porter sur les scénarios, les projets, les indicateurs, les paramètres graphiques et le recalage du modèle.

La gestion comprend l’administration des accès et des utilisateurs, l’assistance technique et méthodologique, les réunions techniques, les formations débutants et avancés, le Comité technique et le Club utilisateurs. En fin de gestion, le modèle, ses données, fichiers sources, scripts et éléments documentaires sont archivés sur le serveur du SMTC afin de permettre une reprise ultérieure.

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