Réalisation du bâtiment de stockage pyrotechnique MML

Date limite
4 novembre 2026 à 16 h
Localisation
Guyane (973)
Durée
7 mois prévisionnels (T0 à T0+7 mois) ; installation de chantier : 1 mois
Budget
Non précisé

Réalisation d’un bâtiment et de ses équipements techniques

Le marché rassemble les études d’exécution, les fournitures et les travaux nécessaires à la réalisation d’un bâtiment destiné au stockage et au contrôle de systèmes pyrotechniques. Le programme comprend trois alvéoles : stockage (27,5 m², capacité d’accueil de 10 à 12 pièces), local de contrôle Type 0 (20 m²) et caisson de test (3,15 m²), soit 49,75 m² au total.

VRD, terrassements et assainissement

Les travaux comprennent les relevés topographiques, la détection et la protection des réseaux existants, les études géotechniques d’exécution G3, le débroussaillage, les terrassements, les purges, les remblais, les couches de forme et la réfection des voiries. Le décapage moyen de terre végétale est de 30 cm. La plateforme doit atteindre une portance PF2, avec un objectif de 50 MPa au-dessus de la couche de forme. Sous le bâtiment, la couche de forme prévoit 50 cm de GNT 0/20 et un géotextile anti-contaminant de 200 g/m². Pour les voiries, l’hypothèse courante prévoit 25 cm de sable, un géotextile et 15 cm de GNT 0/20 ; elle peut être réduite à 15 cm de GNT en cas de PST 5 / AR 2. Les voiries lourdes sont dimensionnées pour des poids lourds de 13 t à l’essieu, à raison de 5 PL par jour, sur une durée de vie de 20 ans ; la structure prévue comprend 12 cm de grave-bitume GB3 et 6 cm de BBME 2.

Le réseau pluvial sépare les eaux de ruissellement de la nouvelle plateforme de celles de la plateforme existante, afin de permettre la récupération des eaux d’incendie polluées ; le bassin de récupération correspondant est hors marché. Le dimensionnement pluvial s’appuie sur une période de retour de 100 ans. Les ouvrages comprennent notamment canalisations, regards, têtes de buse, fossé, bordures, caniveaux et réseaux secs. Les canalisations principales prévues comprennent du PVC CR8 Ø315 et du béton 135A Ø400. Les épreuves d’étanchéité portent sur 100 % du linéaire, complétées par les contrôles de compactage et l’inspection télévisuelle après hydrocurage. Les réseaux secs comprennent les tranchées, fourreaux et chambres de tirage : 2 fourreaux TPC Ø90 pour le courant fort et 6 TPC Ø50 pour le courant faible. Les câbles relèvent des lots CFO et CFS, pas de la pose VRD des fourreaux.

Structure et clos-couvert

La structure repose sur un radier nervuré en béton C35/45 de 30 cm, ferraillé, avec film antiradon et barrière anti-termites. Les voiles en béton armé font 30 cm d’épaisseur ; la charpente est en acier S355, avec notamment potelets IPE 160, poutres HEA 200 et pannes HEA 100. La charpente reçoit une protection contre la corrosion adaptée à l’environnement marin. Le dimensionnement du bâtiment prend en compte une surpression majorée de 1,306 MJ, soit 0,31 kg équivalent TNT ; les alvéoles sont prévues coupe-feu 1 h, et la charpente R15.

La couverture, de pente 15 %, est constituée de panneaux sandwich à parements aluminium et âme PIR d’au moins 60 mm, de largeur 1 000 mm, avec revêtements PVDF. Le coefficient d’isolation demandé est K ≤ 0,36 W/m² °C. Une tôle fusible en acier de 10 mm, de 2,20 × 2,20 m, est prévue au droit du caisson de test. Gouttières et descentes d’eaux pluviales extérieures en aluminium sont prévues, avec descentes d’au moins 100 mm ; leur raccordement au réseau enterré est exclu. Les portes métalliques sont résistantes au blast et EI 60 : portes 1 et 2 de 1,40 × 2,00 m libres, portes 3 et 4 de 0,90 × 2,00 m libres. Les portes 1 et 2 reçoivent le contrôle d’accès électrique. Les sols et voiles intérieurs reçoivent une peinture anti-poussière ; les peintures et vernis mis en œuvre doivent répondre à la marque NF Environnement.

Climatisation et contrôle hygrométrique

L’installation associe une CTA à détente directe, trois groupes de condensation au total et deux unités split de redondance chaude. La CTA traite l’humidité et fournit 2 000 m³/h d’air soufflé, dont 200 m³/h d’air neuf ; les débits prévus sont de 650 m³/h vers le local 01 et 1 350 m³/h vers le local 02. Le débit repris total est de 1 800 m³/h. La batterie froide est de puissance nominale ≥ 15 kW et la batterie chaude d’environ 7,5 kW, à vanne gaz chaud exclusivement : aucune résistance électrique de chauffage n’est admise. Les splits assurent chacun le maintien thermique de leur local en mode dégradé, avec une puissance minimale de 3,5 kW pour le local 01 et de 6,5 kW pour les locaux 02 et 03.

Les consignes sont de 25 °C ± 2 °C et 45 à 65 % HR ; les limites absolues sont de 15 à 32 °C et de 40 à 70 % HR. Les prescriptions indiquent une consigne de sortie de batterie froide de 14,3 °C, tandis que le tableau de performances donne 12,9 °C : ces deux valeurs sont à articuler dans les études et essais d’exécution. Les ventilateurs desservant le stockage sont anti-étincelles ; les réseaux métalliques concernés sont équipotentiels. Il n’y a pas de recyclage d’air entre locaux. Les traversées du local de stockage sont coupe-feu 1 h et l’installation HVAC s’arrête sur ordre de détection incendie. Les équipements extérieurs doivent être adaptés à l’environnement tropical salin ; les gaines exposées à l’humidité sont protégées contre la corrosion et les réseaux aérauliques sont de classe d’étanchéité B minimum.

La régulation comprend un API général, la communication Modbus RTU et la remontée des informations vers la supervision du site via les interfaces prévues avec le lot CFS. Les essais incluent les débits, la surpression, les consignes et alarmes, les liaisons équipotentielles, l’arrêt d’urgence et une observation continue de 72 h avec enregistrement température et humidité. Un programme de maintenance préventive mensuelle, trimestrielle, semestrielle et annuelle est demandé ; toute intervention dans le local de stockage requiert une autorisation de travail. Un stock de pièces de rechange est à chiffrer.

Courants forts, mise à la terre et protection foudre

Les prestations CFO comprennent les études d’exécution, tableaux et distributions, éclairage, raccordements et mise en service. L’alimentation est en 230/400 V, 50 Hz, avec régime TNC à l’arrivée puis TN-S pour les circuits terminaux. Le lot réalise une boucle de terre en cuivre nu de 120 mm², enfouie à au moins 80 cm, les liaisons équipotentielles et le système de protection foudre de niveau I. La protection comprend notamment des parafoudres de type 1 ou combinés 1/2 en tête, avec un courant de choc Iimp ≥ 25 kA au bâtiment. Les liaisons et équipements métalliques doivent être raccordés à la terre ; les liaisons entre métaux différents nécessitent des bornes bimétalliques.

La distribution comprend les circuits de prises et d’éclairage, le tableau de climatisation, le sous-comptage électrique communicant et une alimentation secourue de catégorie III. L’onduleur demandé est de technologie double conversion, de puissance minimale 3 kVA et d’autonomie de 3 h. Les tableaux prévoient 50 % de réserve physique sur rails DIN et les puissances unitaires sont majorées de 30 % pour le dimensionnement principal. Une coupure d’urgence extérieure à sécurité positive déclenche le disjoncteur général, à l’exception des circuits de sécurité définis avec l’exploitant. L’éclairage moyen maintenu est de 500 lux dans les pièces principales et de 20 lux dans les circulations extérieures ; les BAES sont de 45 lumens, avec autonomie d’une heure, et l’éclairage d’ambiance de sécurité vise 5 lux. Les contrôles comprennent la continuité des terres, la protection foudre, les essais de supervision et la remise des documents TQC.

Courants faibles et sécurité

Le lot CFS comprend trois déports d’entrées/sorties, les coffrets de supervision et de sécurité, deux capteurs température/hygrométrie, un compteur communicant, un feu bicolore, la détection incendie, les systèmes de vidéosurveillance et de contrôle d’accès, les serrures électriques, les câblages, les essais et la mise en service. Les déports collectent les états et mesures et les transmettent vers les systèmes existants du site en Modbus ou selon les interfaces définies en exécution ; les coffrets et liaisons prévoient au moins 30 % de réserve. Les raccordements aux systèmes centraux existants et certains raccordements aux réseaux généraux sont exclus ou réalisés par le CNES selon les interfaces définies.

La détection incendie étend la boucle adressable existante, sans centrale dédiée nouvelle. Elle distingue le local Type 0 du local de stockage et comprend déclencheurs manuels ainsi qu’un module FDCIO222 : sur détection, celui-ci commande l’arrêt de la climatisation et le déverrouillage d’urgence prioritaire des serrures. Les extensions font l’objet d’essais FTR et d’essais de non-régression sur les systèmes existants. Quatre caméras IP sont prévues, deux intérieures et deux extérieures ; les caméras extérieures sont IP66 minimum et, en cuivre, protégées contre la foudre côté caméra. Le système de contrôle d’accès comprend lecteurs de badges sur les portes contrôlées, contacts d’ouverture supervisés, plateforme EVOLYNX et serrures électromécaniques ; les scénarios d’urgence incendie sont prioritaires sur les commandes normales. Les câbles de sécurité sont résistants au feu CR1 en intérieur et CR2 en extérieur par dérogation. Les essais couvrent notamment communications, alarmes, caméras, contrôle d’accès, serrures, BAES et priorités du feu bicolore.

Contrôles, documents et environnement de chantier

Les contrôles sont documentés à chaque étape, en usine, à l’approvisionnement et sur site ; les contrôles réglementaires obligatoires sont confiés à un organisme agréé. Les livrables comprennent études, notes de calcul, plans d’exécution, procédures, résultats d’essais, plans de récolement, DOE et documents TQC. Les plans de récolement VRD sont fournis en coordonnées RGFG95-UTM 22 et nivellement NGG ; les plans sont remis en DWG compatible AutoCAD 2015 et les documents finaux CFO/CVC également en PDF.

Le chantier comprend installations provisoires, clôtures, cantonnements, protections, gestion des interfaces et nettoyage. Les réseaux existants doivent rester protégés et les travaux en site pyrotechnique respecter les autorisations et phasages applicables. La gestion des déchets, la protection contre le bruit, les vibrations et l’incendie ainsi que le respect de la réglementation environnementale sont prévus ; le brûlage des végétaux est interdit.

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Critères d'évaluation

CritèrePondération

Visite de site

Optionnelle

Date(s)

07/10/2026

Lieu

Non précisé

Modalités

Visite proposée aux candidats qui en font la demande ; inscription auprès du CNES au plus tard 5 jours ouvrés avant la date, sous réserve de modification par le CNES. Les modalités organisationnelles sont communiquées après inscription. Frais de voyage, transport sur place et hébergement à la charge du candidat, non remboursés. Sans visite, le candidat ne peut invoquer la méconnaissance du site. Aucun contact nominatif ou moyen de contact spécifique n’est indiqué.

Échantillons

Requis

Modalités de livraison

Pendant la période de préparation, les références et types de matériels envisagés sont soumis à l’approbation de la maîtrise d’œuvre ; les échantillons demandés doivent être présentés. Des fiches de données environnementales et sanitaires peuvent aussi être demandées. Les matériaux concernés doivent être accompagnés des échantillons et justificatifs nécessaires à leur agrément. Aucune quantité ni adresse de remise n’est précisée.

Produits à fournir

  • Échantillons des matériaux, produits et matériels proposés, sur demande

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