Location d’hélicoptères bombardiers d’eau avec équipage

SDIS du Finistère
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Date limite
19 octobre 2026 à 10 h
Localisation
Finistère (29)
Durée
1 an à compter du 01/01/2027 ; 3 reconductions tacites ; préparation annuelle de 2 jours ; options de 7 jours entre 1–25 juin et 1–30 septembre
Budget
Max: 450 000 €

Mise à disposition opérationnelle

Le marché porte sur la location d’hélicoptères bombardiers d’eau avec équipage pour la lutte aérienne contre les feux de forêts et d’espaces naturels, ainsi que pour des entraînements, formations et missions complémentaires compatibles avec les caractéristiques de l’aéronef, ses autorisations, ses conditions d’exploitation et son manuel de vol. Les missions sont réalisées exclusivement de jour aéronautique, avec intégration des appareils à l’organisation opérationnelle du SDIS.

L’hélicoptère principal doit notamment :

  • atteindre une vitesse de croisière d’au moins 80 nœuds avec le dispositif de largage installé ;
  • disposer d’une autonomie opérationnelle de 90 minutes sans retour sur base ;
  • emporter une charge d’attaque initiale d’une tonne, comprenant le système de largage, son dispositif de fixation et l’eau ;
  • embarquer un pilote et un cadre HBE pouvant peser jusqu’à 100 kg chacun, soit 200 kg cumulés.

Les appareils affectés aux options, au remplacement ou à l’exploitation d’un deuxième HBE doivent tendre vers les caractéristiques de l’appareil principal. Chaque machine est équipée d’un dispositif de captage et de largage d’eau de type kit fixe ou seau souple. Un appareil de remplacement doit être fourni dans un délai maximal de 24 heures en cas d’indisponibilité technique.

Remplissage et largage

Pour un seau souple, la commande de largage est actionnée depuis le cockpit par câble relié à la tête de commande fixée au crochet du délesteur de charge ; un système de largage de secours de l’ensemble du dispositif est requis.

Pour un kit fixe, le dispositif est monté sous la cabine et comporte une injection à taux variable manœuvrable par le pilote et/ou le cadre sapeur-pompier embarqué. Le remplissage par aspiration sur un plan d’eau utilise une pompe d’un débit minimal de 1 000 L/min, avec des solutions limitant les risques d’accrochage. Un dispositif de secours doit permettre de libérer toute la charge emportée et, le cas échéant, la pompe.

Équipements et communications

Chaque appareil comprend notamment deux essuie-glaces, un système de rétroviseurs permettant au pilote de visualiser l’aspiration, le remplissage, le transport et le largage, une sirène d’approche, un haut-parleur extérieur accessible au cadre HBE, des systèmes coupe-câbles haut et bas et deux prises USB côté cadre HBE.

La configuration radio comprend :

  • un poste VHF sur fréquences aéronautiques civiles ;
  • un poste VHF AM couvrant les fréquences de la Sécurité civile, notamment la bande des 145 MHz ;
  • un émetteur-récepteur FM analogique sapeur-pompier en bande 83/87 MHz, paramétré sur les fréquences de la Sécurité civile ;
  • un support pour portatif TPH 900 ou une station fixe numérique ANTARES avec micro déporté, antenne et alimentation ;
  • une double boîte de mélange permettant la double veille analogique et numérique et l’émission sur l’une ou l’autre fréquence ;
  • un téléphone de bord, un alternat à main déporté et des casques radio pour toutes les places passagers.

Le SDIS fournit chaque année deux supports pour portatif ou stations ANTARES et deux doubles boîtes de mélange par aéronef. Le titulaire assure leur montage, démontage, équipement, fonctionnement et test avant chaque saison, sans surcoût.

Le titulaire fournit deux gilets de flottabilité d’au moins 220 N conformes à la norme ISO 12402, réarmables sans délai, un harnais sauveteur pour le cadre HBE, les tenues de vol de chaque équipage, ainsi qu’un casque radio aéronautique pour chaque place. Il installe également un dispositif de géolocalisation en temps réel transmettant la position des machines sur une cartographie accessible au CODIS, sans frais pour le SDIS.

Équipages et exploitation

La location inclut un pilote et le personnel d’entretien ou de maintenance. Les pilotes doivent disposer des qualifications nécessaires, justifier d’au moins 1 000 heures de vol comme commandant de bord et d’une expérience significative des feux d’espaces naturels et/ou du travail aérien. Ils doivent également posséder la formation ECASC relative aux feux d’espaces naturels des équipages de la Sécurité civile, ainsi qu’une attestation CRASHELI datant de moins de deux ans et renouvelée tous les deux ans. Une maîtrise suffisante du français est requise pour les communications aéronautiques, opérationnelles et de sécurité.

Un dossier annuel justifiant la capacité de chaque pilote, ses qualifications et son expérience détaillée doit être transmis avant la prise d’effet de la prestation annuelle. À chaque nouvelle période de garde, un exercice de perfectionnement de 30 minutes avec un cadre HBE du SDIS, comprenant écopages et largages sur objectifs désignés, est organisé sans décompte du forfait annuel. Un cadre sapeur-pompier embarqué est engagé pour tout vol autre qu’une intervention technique.

L’entretien, les réparations, les consommables, les visites, le carburant, les contenants et l’acheminement du carburant relèvent du titulaire. Celui-ci garantit la qualité et l’approvisionnement constant du carburant. Pendant la garde, l’aéronef et l’équipage doivent pouvoir décoller dans un délai maximal de 7 minutes après la demande du CTA-CODIS. L’hébergement et les repas des pilotes et personnels au sol sont également à la charge du titulaire.

En cas de panne d’un système de largage, le remplacement doit intervenir dans le délai nécessaire à la dépose du dispositif défaillant et à la pose d’un dispositif de capacité équivalente immédiatement disponible, préalablement validé par le SDIS. Le titulaire prend en charge les assurances corps, responsabilité civile passagers, tiers et biens, ainsi que les garanties usuelles applicables à cette activité ; la garantie liée aux dommages causés par l’aéronef doit atteindre au moins 10 000 000 € et le SDIS doit être assuré additionnel.

Formation, suivi et contrôle

Le titulaire met à disposition un HBE avec pilote pour la formation pratique d’avant-saison : deux jours comprenant au maximum 10 heures de vol par année contractuelle. Une période de remplacement est identifiée pour tenir compte des aléas climatiques, et le convoyage est réalisé sans surcoût.

Un bilan d’activité aérienne journalier est établi. À chaque prise de garde, le cadre HBE et le pilote réalisent une vérification technique et procédurale faisant l’objet d’une cosignature. La mise en service est subordonnée à une vérification contradictoire par le SDIS des moyens humains, techniques et documentaires prévus au marché. Les prestations font l’objet de vérifications quantitatives et qualitatives et le titulaire est soumis à une obligation générale de moyens.

Les heures de vol non consommées peuvent être reportées sur l’exercice suivant dans la limite de 10 heures, après validation annuelle selon le bilan estival.

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