Installation et réparation de réseaux d’irrigation

Date limite
13 octobre 2026 à 12 h
Localisation
Saint-Paul (974)
Durée
12 mois initiaux ; 3 reconductions tacites de 12 mois
Budget
Max: 250 000 €

Installation, remise en état et maintenance des réseaux

L’accord-cadre couvre l’installation de nouveaux réseaux d’irrigation, la remise en service de réseaux existants, leur entretien et leur réparation, y compris les interventions urgentes. Les créations et remises en état sont préparées avec le maître d’ouvrage au moyen d’un plan de réseau ou de remise en état, puis exécutées sur bon de commande après devis. Les prestations sont rémunérées au réel ou selon le BPU, avec maintenance des réseaux neufs ou remis en fonctionnement.

Les études et livrables comprennent les plans de piquetage, profils en long, plans de génie civil et d’équipement des regards, plans EXE et plans de recollement. Les plans de recollement sont remis à la réception, en version papier à l’échelle 1/500 et en version numérique à partir de bases de plans EXE ou DWG. Le titulaire utilise également l’interface e-atal et une application tablette pour géolocaliser les réseaux, enregistrer les interventions et créer les éléments patrimoniaux manquants ; le personnel affecté doit être formé et disposer du matériel adapté.

Réseaux, matériaux et équipements

Les canalisations sont en PEHD, avec scellements, massifs de support, butées et ancrages. Elles doivent respecter la norme NF T 54 072 et le label de qualité plastique France n°515 ; la pression minimale est de 10 bars pour les diamètres de 25 à 63 mm. Aucun remplacement par un diamètre inférieur n’est admis. Les canalisations en PEBD pour goutte-à-goutte ont un diamètre extérieur de 16 ou 20 mm, une épaisseur de 1,2 à 1,3 mm, une pression d’éclatement de 12 bars et doivent permettre une irrigation homogène d’au moins 90 %. L’espacement des goutteurs est de 30 ou 50 cm lorsqu’ils sont intégrés et de 20 à 40 cm lorsqu’ils ne le sont pas.

Les équipements comprennent notamment :

  • disconnecteurs antipollution sur les réseaux neufs d’eau potable, sous regard, avec vanne amont, filtre à tamis de 130 microns avec robinet de vidange et vanne aval ;
  • vannes manuelles quart de tour à boisseau sphérique chromé PN 10 et électrovannes réglables, à fermeture lente, basse puissance, 24 volts maximum, avec filtration et nettoyage automatique ;
  • programmateurs alimentés en 220 volts, électrovannes en 24 volts, jusqu’à 4 départs de cycle par jour et par programme, horloge de 365 jours, boîtier étanche et mémoire en cas de coupure ;
  • câbles de télécommande armés 2 ou 3 brins, 2 x 1,5 mm², et câbles d’alimentation 3 x 4 mm² R02V sous fourreaux ;
  • asperseurs de moyenne portée réglables de 5 à 7 m et de 40° à 360°, fonctionnant à partir de 2 bars, asperseurs de grande portée de 8 à 15 m, de très grande portée de 12 à 20 m, tuyères réglables de 2 à 6 m et arroseurs sur trépied métallique d’un mètre ;
  • goutte-à-goutte posé en tranchée de 0,15 m de profondeur et 0,15 m de largeur ou directement au sol selon les contraintes ;
  • regards visitables et verrouillables, armoires de protection galvanisées de 3 mm sur socle béton, coffrets verrouillables et pluviomètres réglables à partir de 5 mm.

Les matériaux et fournitures doivent provenir de fournisseurs, carrières ou usines agréés lorsque requis, avec justificatifs de provenance et preuves de conformité. Les conduites, raccords et pièces de robinetterie doivent être marqués lisiblement et durablement. Les matériaux doivent respecter les normes françaises et européennes en vigueur, les normes UTE, les CCTG et les règles de sécurité applicables. Les pièces à brides relèvent de la norme NF E 29 201 ; les pressions nominales prévues sont GN 10 de 0 à 10 bars et GN 16 de 10 à 25 bars. Les sables ne doivent pas dépasser 2,50 mm pour le mortier et 5 mm pour le béton armé ; le sable de mer est exclu.

Terrassement, voirie et sécurité de chantier

Le titulaire réalise l’implantation, le piquetage, le nivellement et les tranchées, avec un topographe qualifié pendant les travaux. Les résultats du piquetage et du nivellement sont communiqués au maître d’ouvrage au plus tard 15 jours après la reconnaissance sur place. Le remblai au-dessus de la génératrice du tuyau ne doit pas être inférieur à 0,40 m, sauf indication contraire du profil en long. Les fouilles sont dressées, ensablées et étayées ; l’emploi d’engins mécaniques à chenilles et l’usage de la mine sont interdits sauf dérogation.

Le titulaire assure la pose des dispositifs de butée, l’identification des réseaux, les DICT, la signalisation, la protection des ouvrages, la fourniture et la pose de deux panneaux de chantier, ainsi que le nettoyage au moins hebdomadaire et l’évacuation des déchets en centre agréé. Les réfections de chaussée sont réalisées rapidement après remblaiement et compactage, à l’identique et conformément au BPU. La signalisation nécessaire, l’éclairage, le gardiennage, la clôture si nécessaire et la protection des passages dangereux relèvent du chantier.

Contrôles, essais et entretien

Les tronçons d’essai ne dépassent pas 200 m. La pression d’épreuve est fixée à 150 % de la pression de service, sans pouvoir être inférieure à 10 bars pour le PEHD et 6 bars pour le PEBD ; elle est maintenue au moins 30 minutes. Les défauts d’étanchéité sont réparés aux frais du titulaire et donnent lieu à une nouvelle épreuve. Un procès-verbal contradictoire est établi à chaque essai avec le tronçon, la date, la durée, la pression, le résultat et les éventuelles réfections.

L’entretien des réseaux comprend la mise en eau, le contrôle des canalisations, goutte-à-goutte, asperseurs et boîtiers, la recherche de fuites et le diagnostic des dysfonctionnements. L’entretien des bassins comprend le contrôle visuel, des pompes, de la filtration et des éclairages, la vidange si nécessaire, le nettoyage, le remplissage, l’apport de chlore et le réglage des jets. Chaque visite de réseau donne lieu à un devis fondé sur le BPU avec les contrôles, préconisations et réparations éventuelles. Les prestations sont vérifiées par la collectivité au moyen d’une attestation de service fait.

Télégestion et interventions

Certains espaces verts peuvent recevoir une unité de télégestion avec compteur d’eau à turbine, impulsion de 10 litres, décodeur par électrovanne et télémaintenance. Le système détecte les anomalies, arrête le secteur concerné et peut piloter jusqu’à 50 électrovannes, avec extension du réseau de télécommande jusqu’à 6 km. L’intervention urgente doit démarrer au maximum 3 heures après l’envoi du courriel de demande ; l’intervention ordinaire doit démarrer au maximum 48 heures après réception du bon de commande.

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