Géodétection et relevés géoréférencés de réseaux

Ville de Limoges – Direction de l’éclairage public
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Date limite
14 décembre 2026 à 12 h
Localisation
Limoges (87)
Durée
2 ans prévisionnels ; garantie : 1 an à l’issue du marché
Budget
Max: 670 000 €

Poursuite de la cartographie des réseaux

Le marché porte sur les relevés géoréférencés des secteurs restant à traiter sur le domaine public, afin de compléter les données communales et de les rendre exploitables dans le SIG et les bases de gestion patrimoniale existantes. La Ville compte 11 secteurs ; les secteurs 01, 03, 09 et 11 ont déjà été relevés. Les secteurs restants seront traités dans l’ordre défini par la Ville. Le bordereau de simulation fournit des quantités estimatives de 35 000 affleurants, 500 000 ml de réseaux souterrains conducteurs, 275 000 ml de réseaux souterrains non conducteurs et 105 000 ml de réseaux aériens.

Réseaux et éléments relevés

Les relevés couvrent l’éclairage public (EP), la fibre optique (FO), la vidéoprotection (VP) et le réseau électrique VDL (ELEC). Ils portent notamment sur les ouvrages, armoires, regards, chambres, boîtes de raccordement, câbles aériens ou enterrés et fourreaux. Pour chaque tronçon linéaire, les données indiquent les matricules et les types d’affleurants à ses extrémités. Les points détectés sont fournis avec leurs coordonnées X, Y, Z et leur profondeur ou hauteur par rapport au terrain naturel ; le nombre de points est adapté à la configuration du tronçon pour atteindre la précision attendue.

Méthodes de relevé

  • Affleurants et réseaux aériens : relevé topographique complet, y compris les tronçons sur poteaux et en façade. Les mesures GNSS sont réalisées en RTK via la station permanente de la Ville et le réseau TERIA, ou en post-traitement via le portail RGP de l’IGN. Si le terrain ou l’activité ionosphérique ne permet pas des mesures fiables, le relevé est effectué au théodolite. Les autres méthodes, dont le scanner 3D et la photogrammétrie, sont soumises à l’approbation de la Direction de l’éclairage public. Pour les ouvrages aériens relevés en 3D, les mesures sont prises en génératrice inférieure ; X et Y peuvent être relevés uniquement pour les supports, et Z aux points présentant le surplomb minimal dans les conditions météorologiques les plus défavorables, ou remplacé par l’indication de la hauteur minimale réglementaire.
  • Réseaux souterrains : analyse des données disponibles, détection sur site par radar géophysique, radiodétection, magnétométrie, acoustique ou moyens adaptés, puis géoréférencement par investigations indirectes, sans fouilles. Les méthodes électro-actives sont admises pour les réseaux électriques EP et ELEC et les réseaux hybrides VP, par injection directe ou indirecte. Pour les réseaux non conducteurs, un jonc traçable, une sonde émettrice ou un dispositif équivalent est privilégié. La méthode choisie est soumise à validation préalable de la Direction de l’éclairage public.
  • Pour plusieurs réseaux souterrains jointifs, un seul positionnement est relevé sur site ; les linéaires sont ensuite segmentés et dupliqués en traitement numérique pour représenter chaque réseau selon le modèle de données. Si des réseaux conducteurs et non conducteurs sont présents ensemble, le prix du tronçon conducteur s’applique.

Référentiels et livrables

Les relevés planimétriques sont rattachés au système Lambert Coniques Conformes zone 5 (EPSG:3946) et les altitudes au NGF-IGN69. Les plans sont remis en AutoCAD (DWG) en 2D et 3D ; les données géographiques spatiales et attributaires sont également fournies en Shapefile (SHP), selon le modèle conceptuel de données et les bibliothèques de symboles prescrites. Le titulaire assure la continuité topographique et l’assemblage cohérent avec les secteurs déjà relevés, ainsi que la correspondance des identifiants avec la GMAO de l’éclairage ou la base communale de la fibre optique. Les polylignes s’arrêtent à chaque changement de nature et à chaque intersection ; les arcs sont restitués avec suffisamment de points intermédiaires et une tangence correcte aux droites d’appui.

Les éléments doivent respecter les classes de précision réglementaires. Les livrables en classes B et C doivent être justifiés ; la Ville peut demander leur reprise sans plus-value. Le délai maximal de rendu est de 60 jours ouvrés par secteur. La Ville vérifie chaque rendu et transmet ses observations sous 10 jours ouvrés ; le titulaire dispose ensuite d’un maximum de 20 jours ouvrés pour les corrections demandées. Les réunions de suivi sont mensuelles et en présentiel. Une garantie d’un an à l’issue du marché impose, en cas d’anomalie, la correction et la remise des livrables de l’ensemble du secteur concerné sans plus-value. Un plan de prévention des risques est établi en début de marché et signé par le titulaire et le pouvoir adjudicateur.

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