Géodétection et géoréférencement des réseaux souterrains

Date limite
6 novembre 2026 à 12 h
Localisation
Guipavas (29)
Durée
Prise d’effet par ordre de service (semaine 49 à titre indicatif) ; commandes jusqu’au 31 août 2028 ; sans reconduction
Budget
Max: 175 000 €

Repérer, caractériser et cartographier les réseaux enterrés

La mission porte sur la détection et la localisation des réseaux souterrains dans les emprises définies, le relevé des ouvrages associés et leur géoréférencement. L’objectif est d’atteindre la classe A lorsque les conditions d’intervention et les techniques utilisées le permettent. Les réseaux recherchés peuvent être conducteurs ou non conducteurs, notamment électriques, d’éclairage et de balisage, de télécommunications, hydrauliques, d’assainissement pluvial, de carburant ou d’autres fluides.

Préparation et investigations

En amont, le titulaire analyse les plans, données SIG/DAO et documents existants, consulte le téléservice réseaux-et-canalisations.gouv.fr et réalise les DT/DICT nécessaires. Il reconnaît les emprises, repère les ouvrages visibles, évalue les incertitudes et prépare la stratégie de détection, le plan de prévention et les documents de sécurité requis.

Les investigations suivent trois étapes : analyse des données disponibles, détection exploratoire le long des axes indiqués (bande minimale de 1 m centrée sur ces axes), puis détection détaillée et géoréférencement dans la zone de reconnaissance prévue. La détection électromagnétique utilise des modes passif et actif, avec raccordement direct ou pince privilégiés pour les réseaux conducteurs accessibles et mode inductif si l’accès ne permet pas le raccordement. Des équipements multifréquences sont requis. Le géoradar complète ces méthodes pour les réseaux non conducteurs ou difficilement détectables, notamment en PVC, PEHD, béton ou amiante-ciment ; ses profils sont analysés et confrontés aux autres données.

Les levés sont réalisés par GNSS-RTK avec récepteur bifréquence et réseau de correction ; si la réception satellitaire ne permet pas la précision requise, une station totale ou une méthode équivalente est utilisée. Les points singuliers — changements de direction, branchements, croisements, émergences, chambres, regards, vannes et équipements associés — sont relevés individuellement. Les références prévues comprennent RGF93/Lambert 93 ou le système local imposé, et NGF-IGN69 ou le référentiel altimétrique local. Le CCTP mentionne aussi RGM23/IGN23 pour les données DWG : le système à retenir est à confirmer avec le maître d’ouvrage.

À l’issue des méthodes non intrusives, le titulaire signale les secteurs restant incertains, les réseaux concernés, les limites rencontrées et les investigations complémentaires recommandées, avec estimation de leur nombre. Sondages, fouilles, terrassement, aspiration-excavation et ouvertures d’ouvrages ne sont pas compris dans le présent marché.

Repérage de terrain et restitution

Le marquage-piquetage indique la nature et le tracé présumé des réseaux, les points singuliers et les zones d’incertitude, conformément aux normes NF P 98-332 et NF S 70-003-2. Les marquages à la bombe utilisent une peinture temporaire à base d’eau ou un procédé équivalent compatible avec les exigences environnementales et les revêtements aéronautiques. Là où le marquage au sol est interdit ou soumis à autorisation, des repères temporaires validés par l’exploitant sont utilisés. Une fiche géoréférencée est établie pour chaque réseau localisé.

Les livrables comprennent les plans de synthèse, fichiers de points géoréférencés et rapport de détection détaillant périmètre, DT consultées, méthodes et matériels, conditions et limites d’investigation, résultats par réseau (localisation, profondeur, classe) et données de géoréférencement. Les plans sont livrés en DWG et PDF, avec fichiers SHP/GPKG pour le plan définitif ; les points sont fournis en CSV et SHP. Le rapport est remis en PDF et Word. Le fichier DWG doit être exploitable sous AutoCAD 2018, représenter les réseaux par calques nominatifs et couleurs dédiées, et indiquer notamment coordonnées, profondeur, dimensions et équipements associés. Les unités de plan sont le mètre (précision de trois décimales) et le grade (quatre décimales), avec zéro à l’Est et sens trigonométrique. Le plan provisoire est dû sous 5 jours ouvrés après les investigations ; le plan définitif sous 10 jours ouvrés après l’avis du maître d’ouvrage sur le provisoire ; le rapport sous 10 jours ouvrés après les investigations.

Conditions d’intervention et contrôle

L’intervention s’effectue sur une plateforme en exploitation : accès en zone réservée soumis aux autorisations, badges et formations requis, respect des itinéraires, coordination avec l’accompagnement radio et adaptation aux interruptions imposées par l’exploitation. Des interventions de nuit sont possibles entre 00 h 00 et 5 h 30, du lundi au vendredi ; les interventions de jour sont limitées à des fenêtres définies. Le titulaire maintient la propreté, prévient la présence de débris sur les aires de mouvement et retire son matériel avant remise en exploitation. Il fournit une équipe comprenant au minimum un chargé de programme, un opérateur de détection et un topographe ; les qualifications et justificatifs prévus au CCTP s’appliquent. Un plan d’assurance qualité est soumis à validation ; les prestations non conformes sont reprises aux frais du titulaire.

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Critères d'évaluation

CritèrePondération

Visite de site

Optionnelle

Date(s)

27 octobre 2026 à 14 h

Lieu

Hall de l'aérogare, Aéroport Brest Bretagne, 29490 Guipavas

Email

Sebastien.riou@brest.aeroport.bzh ; sebastien.lhourre@brest.aeroport.bzh

Modalités

Visite facultative. Indiquer le nom et la qualité des participants ; deux personnes au maximum par candidat.

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