Études et travaux de vie du réseau FttH

Date limite
12 novembre 2026 à 11 h
Localisation
Charente (16)
Durée
3 ans ; reconduction expresse 1 × 1 an (maximum 4 ans)
Budget
Max: 5 400 000 €

Études, évolution et entretien des réseaux FttH

L’accord-cadre couvre des interventions sur les composantes 2 à 6 du réseau : PM/SRO, collecte, transport, distribution et infrastructures de raccordement final en aval du PBO, sans inclure le NRO comme composante de réseau à construire. Les opérations portent notamment sur l’extension, l’effacement, le dévoiement, le déplacement d’ouvrages, le renforcement ou la désaturation des capacités, les prises isolées et les raccordements. S’y ajoutent le conventionnement et les travaux dans les immeubles, le traitement d’échecs de raccordement, la maintenance préventive et curative d’infrastructures de montée en débit transférées par le SDEG 16, ainsi que la mise en sécurité en cas d’incident, d’accident ou d’événement climatique grave.

Études et préparation des opérations

Les études ESQ et EXE sont définies selon la mission commandée. Elles s’appuient sur les DOE disponibles, le référentiel d’exploitation et les relevés de terrain. L’ESQ peut comprendre, pour les extensions, le relevé exhaustif des boîtes aux lettres, la qualification des adresses et des adductions, ainsi que leur appariement au code Hexaclé et/ou à la base adresse nationale. Elle intègre la recherche des infrastructures télécom et électriques mobilisables, les ouvrages existants, les tracés et le dimensionnement, en tenant compte des projets locaux et de la coordination des travaux.

L’EXE vérifie la faisabilité, la réutilisabilité et la capacité des infrastructures souterraines ou aériennes, prépare les autorisations et conventions, précise les tracés et les modalités de construction, puis fournit les quantitatifs correspondant aux postes du bordereau. Les études optiques comprennent notamment synoptiques, routes optiques, positionnement des boîtes d’épissure et modalités de pose et de raccordement aux SRO/NRO. Pour une nouvelle armoire SRO, elles peuvent inclure étude de sol et d’intégration paysagère, plans aux échelles 1/50, 1/200 et en 3D, photomontage, plans de câblage et dossier d’exécution.

Les dossiers immeubles visent le conventionnement, l’étude de l’adduction et, si nécessaire, de la colonne montante, les autorisations et l’estimation des travaux. Pour les immeubles d’au moins 4 logements avec parties communes non conventionnés et non pré-fibrés, le titulaire suit la démarche de conventionnement et prépare les autorisations de déploiement. Le dossier technique immeuble (DTI) rassemble notamment photos, adresse et coordonnées, Hexaclé, nombre de logements, adresses desservies, informations d’accès, état de l’adduction et parcours intérieurs. Pour les immeubles pré-fibrés, il comprend l’audit des installations et l’exploitation du DOE existant. Pour l’analyse de raccordements, il identifie le point de séparation domaine privé/public, le tracé et le type de support, ainsi que les chambres ou poteaux nécessaires.

Travaux d’infrastructure et de fibre

Les travaux comprennent les démarches d’accès et d’autorisations, la signalisation, le génie civil, la pose ou le sous-tubage de fourreaux, les chambres, les appuis, les câbles et boîtiers optiques, l’aménagement des SRO, l’étiquetage, l’autocontrôle et, si nécessaire, la dépose des ouvrages abandonnés après migration. Le titulaire coordonne les interventions avec les gestionnaires tiers et l’exploitant, suit les demandes d’accès et tient compte des contraintes d’exploitation et des délais de prévenance liés aux coupures de service. Les changements de matériels nécessitent l’approbation préalable du maître d’ouvrage après consultation du délégataire.

En génie civil traditionnel, le CCTP prévoit au minimum trois fourreaux ; les fourreaux PEHD dépassent de 30 cm dans les chambres et font l’objet d’essais de mandrinage et d’étanchéité. Le BPU distingue notamment fourreaux PEHD Ø 33/40, PVC LST Ø 42/45, Ø 56/60 et Ø 76/80, ainsi que fourreau annelé vert Ø 40. Le forage dirigé et le fonçage peuvent comprendre un tube PEHD Ø 150 mm sous-tubé par 3 conduites Ø 33/40. Les tranchées mécanisées de type micro-tranchée sont notamment distinguées à 55 cm sous chaussée et 45 cm en rive de chaussée. Les chambres sont positionnées de préférence sous trottoir ou en espaces verts ; la pose sous chaussée reste l’exception lorsque d’autres solutions sont possibles.

Les câbles optiques sont posés en fourreaux par tirage, soufflage ou portage selon le cas, puis raccordés par épissure fusion. Le BPU décline des capacités de câbles G657-A2 de 2 à 720 fibres, notamment en modulo 6 ou 12 selon les références, ainsi que des boîtiers d’épissure de capacités allant jusqu’à 720 épissures. Les fibres sont organisées en cassettes étiquetées, une cassette ne recevant qu’un tube ; les soudures sont protégées par manchons thermo-rétractables. Les raccordements comprennent joints droits, piquages en ligne et PBO de différentes capacités.

Les armoires SRO PM400 et PM800 doivent disposer respectivement d’une capacité minimale de rack 19 pouces de 28U et 40U. Le réseau décrit distingue des capacités d’utilisation optimales allant jusqu’à 499 fibres pour les PM400 et 720 fibres pour les PM800. Les travaux aériens peuvent inclure pose, remplacement et consolidation d’appuis, armements, transfert de câbles, élagage et abattage autorisés. Les descentes de câbles sont protégées mécaniquement par une goulotte sur 2,5 m à partir du sol. En façade, câbles, fixations et remise en état sont compris ; les BPE posés en façade sont installés à au moins 3 m de hauteur. En immeuble, les travaux comprennent l’adduction depuis le réseau, la colonne montante et la pose des PBO.

Contraintes, maintenance et livrables

Le titulaire prend en charge les DT/DICT, permissions de voirie, accès aux propriétés et démarches auprès des gestionnaires. Il respecte les règles d’ingénierie, de voirie, de sécurité et d’intervention sur les ouvrages exploités ; les travaux doivent limiter la gêne et préserver les ouvrages et la végétation. Le débroussaillage chimique est exclu. La gestion des déchets, la remise en état des emprises, les précautions relatives à l’amiante et au plomb et les mesures de protection des eaux, des sols et des milieux naturels sont à intégrer aux chantiers.

Pour les infrastructures de montée en débit, les réseaux de zones d’activité et les emprises de pylônes, les interventions de maintenance peuvent comprendre débroussaillage, élagage et fauchage. En cas de dommage mettant en jeu la sécurité des personnes, l’intervention est sans délai après signalement. Lorsque le dommage empêche la fourniture des services aux opérateurs présents au NRA-Med, le rétablissement de la collecte optique et des autres infrastructures est dû sous 24 heures, 7 jours sur 7. Dans les autres cas, l’intervention est prévue sous 30 jours calendaires. Pour les armoires NRA, le rétablissement de l’énergie 48 V est dû sous 10 heures ouvrables, du lundi au samedi de 8 h à 18 h hors jours fériés. Trois contacts d’astreinte sont exigés. Des prestations d’entretien des emprises et accès des pylônes peuvent aussi être commandées.

Les contrôles comprennent la vérification des tracés et poses, le mandrinage de chaque fourreau sur chaque section entre deux chambres avec procès-verbal, et un essai d’étanchéité à 1 bar par section avec procès-verbal. Les chambres, boîtiers et infrastructures tierces font l’objet de contrôles visuels ou de contrôles par échantillonnage selon le cas. La continuité des fibres non connectorisées est testée systématiquement. Les mesures réflectométriques sont normalement réalisées pour chaque fibre, à 1310 nm et 1550 nm, dans un sens pour la distribution et, pour le transport et la collecte, dans les deux sens ; des mesures bidirectionnelles peuvent être demandées en distribution.

Le titulaire remet un pré-DOE avant recette puis un DOE comprenant, selon la prestation, données SIG au format GraceTHD 3.1 ou modèle simplifié du délégataire, pièces administratives, plans de récolement DWG/PDF avec précision de localisation de classe A, mesures, plans de boîtes, synoptiques, routes optiques, fiches techniques et reportage photographique. Pour les travaux de raccordement terminal, la livraison est limitée au renseignement du formulaire de mise à jour dans l’outil du délégataire : ni pré-DOE ni DOE ne sont demandés, et les contrôles de continuité et de réflectométrie ne sont pas requis.

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