Entretien et rénovation de toitures végétalisées
- Date limite
- 10 novembre 2026 à 12 h
- Localisation
- Paris (75)
- Durée
- 1 an initiale à compter du 1er juin 2027 (ou notification si postérieure) ; 3 reconductions tacites de 12 mois ; maximum 4 ans, au plus tard le 31 mai 2031
- Budget
- Non précisé
Entretien, amélioration et rénovation des toitures végétalisées
L’accord-cadre couvre l’entretien courant de toitures végétalisées extensives et semi-intensives, des améliorations ponctuelles des couvertures existantes et la rénovation de systèmes végétalisés. Les interventions doivent respecter la portance admissible, la documentation du système en place et les contraintes de sécurité propres aux travaux en toiture. Hors ramassage des déchets et nettoyage des exutoires pluviaux, les interventions d’entretien portent sur les zones végétalisées.
Entretien courant
La fréquence annuelle est de 2 passages pour les systèmes extensifs et 3 pour les semi-intensifs. Des interventions supplémentaires pour amélioration ou rénovation peuvent être programmées après validation. Lors du premier passage, le titulaire analyse les améliorations à prévoir, en indique les matériaux, quantités, moyens d’acheminement et de mise en œuvre, puis obtient l’accord préalable de la RIVP. Dans la mesure du possible, les améliorations sont ensuite couplées aux passages d’entretien.
Les opérations comprennent notamment :
- l’inspection des éléments visibles de la toiture, le ramassage et l’évacuation des déchets et le nettoyage des exutoires d’eaux pluviales ;
- la remise en place du substrat déplacé, le désherbage manuel, le fauchage et, selon le système, la taille des vivaces, l’enlèvement des mousses et la tonte ; pour les zones engazonnées, la hauteur moyenne maximale est de 10 à 12 cm, et les tontes rases en été sont proscrites ;
- le contrôle et le réglage de l’irrigation, sa remise en service au printemps, son hivernage et la purge du réseau ; un arrosage manuel peut être proposé en cas de sécheresse prolongée, avec accord du maître d’ouvrage ;
- pour les semi-intensifs, l’interdiction des herbicides sélectifs et l’évacuation des déchets de fauche après séchage, notamment dans les prairies fleuries.
Après chaque intervention, le titulaire remet une fiche ou note illustrée de photographies avant/après, consignant les travaux, observations et améliorations ou rénovations à envisager. Les éléments de suivi doivent être transmis dans les 15 jours. Pour les améliorations, le compte rendu précise les matériaux et végétaux employés et joint leurs références et notices techniques ; pour les rénovations, il distingue les matériaux valorisés, évacués et importés.
Améliorations et habitats pour la faune
Les améliorations visent une couverture végétale d’au moins 80 % et un minimum de 6 espèces différentes. Les apports de substrat sont ciblés sur les zones peu couvertes et de faible épaisseur ; leur hauteur doit tenir compte de la documentation fournisseur ou, à défaut, d’un diagnostic de portance. Les zones, surfaces, épaisseurs et hauteurs tassées visées sont documentées et soumises à validation avant fourniture. Le mélange apporté comprend 20 à 30 % de matières organiques et 70 à 80 % de matières minérales. Les substrats locaux issus du réemploi, du recyclage ou de filières d’économie circulaire sont privilégiés. Sont proscrits : polystyrène, mâchefer, scories de lave, pierre ponce, tourbe, terre végétale, perlite, vermiculite et laine de roche.
Le renouvellement végétal cible les zones à faible couverture, avec palette adaptée au climat, à l’épaisseur du substrat et aux enjeux de biodiversité. Les densités de référence sont de 15 godets plats/m², 100 g de fragments/m² ou 25 micro-mottes/m² ; les mélanges sont adaptés aux techniques choisies. La palette est validée avant commande et plantation.
Sur demande ou proposition validée, les aménagements pour la faune peuvent comprendre des nichoirs en bois non traité, de préférence avec des planches de 15 à 18 mm, des gîtes à chiroptères, une zone d’eau temporaire alimentée par les eaux pluviales (diamètre indicatif 1 à 3 m, profondeur indicative 5 à 20 cm) ou des micro-habitats : branchages, bois mort, souche, sablière/gravière et hibernaculum. Leur implantation tient compte des contraintes structurelles ; les matériaux de coupe présents sur site sont à réemployer lorsque possible. Les nichoirs ne sont entretenus que lorsqu’ils sont inhabités.
Rénovation des systèmes
La rénovation est organisée au cas par cas, par phasage, avec réemploi des matériaux valorisables de l’ancien complexe. Les végétaux adaptés sont récupérés et replantés ; le substrat est réutilisé et mélangé au substrat neuf. Les matériaux drainants peuvent être réemployés dans le substrat ou les bandes stériles s’ils conviennent ; les dispositifs de séparation adaptés sont conservés. Les matériaux évacués doivent avoir une destination justifiée.
Les travaux comprennent, selon le système retenu, les couches d’étanchéité, bandes stériles, circulations, séparations et garde-grèves, points d’eau, irrigation, rétention d’eau, drainage, filtration, substrats et végétaux. Les revêtements d’étanchéité admis doivent être visés pour toitures végétalisées, résistants aux racines selon NF EN 13948 et classés I5. Les bandes stériles sont en gravillon de granulométrie supérieure à 15 mm, sur 40 mm d’épaisseur et 400 mm de largeur autour des relevés et zones techniques. Les circulations d’accès aux équipements ont 0,80 m de largeur. Les séparations sont ajourées en inox ou aluminium ; l’acier galvanisé est proscrit.
Au moins un point d’eau est requis par toiture, avec chaque point de la terrasse à moins de 30 m. En arrosage automatique, l’installation en amont comporte un disconnecteur et une régulation de pression. Le système d’irrigation (goutte-à-goutte ou aspersion) est soumis à validation, justifié au regard du complexe et doit limiter la consommation d’eau au strict nécessaire. Les dispositifs complémentaires de rétention doivent être décrits et leurs performances prouvées. La couche drainante est obligatoire : hauteur en œuvre de 2 cm pour plaques, géotextiles ou composites spécifiques, ou de 4 cm pour matériau granulaire de granulométrie ≥ 4 mm ; sa rétention minimale est de 5 l/m² pour le système extensif composé et de 10 l/m² pour le semi-intensif. La couche filtrante est requise entre substrat et drainage et au droit des séparations/entrées d’eaux pluviales ; elle respecte notamment les seuils de perméabilité ≥ 15 l/m²/s, grammage ≥ 100 g/m² pour non-tissé polypropylène ou ≥ 170 g/m² pour les autres non-tissés synthétiques, résistance à la traction ≥ 1 kN/m, poinçonnement ≥ 200 N et ouverture de filtration de 50 à 200 µm.
Le système extensif composé prévoit une portance minimale de 110 kg/m², une hauteur de substrat tassé d’au moins 9 cm, une rétention annoncée de 55 l/m² à cette hauteur, une couverture végétale minimale de 60 % à 1 an et 80 % à 3 ans, ainsi qu’au moins 8 espèces et une strate herbacée. Son substrat comprend 15 à 20 % de matière organique et 80 à 85 % de granulats calibrés. Des andains peuvent ajouter jusqu’à 20 cm de substrat tassé au-dessus du minimum, sur une base de 40 cm, sous réserve de validation et des contraintes structurelles. Au moins 30 % des espèces plantées sur les buttes sont mellifères.
Le système semi-intensif prévoit une portance minimale de 170 kg/m², un système d’irrigation, un plan paysager et une hauteur de substrat tassé d’au moins 15 cm. Les objectifs indiquent une rétention minimale de 65 l/m² à 15 cm ou 100 l/m² à 20 cm, une couverture végétale de 80 % à 3 ans, au moins 10 espèces et une strate arbustive. La partie de mise en œuvre du substrat indique toutefois un minimum de 12 cm et demande une rétention de 65 l/m² pour l’ensemble du complexe à cette hauteur ; ces valeurs sont donc à clarifier dans le dossier d’exécution. Le substrat comprend 20 à 30 % de matière organique et 70 à 80 % de granulats calibrés ; les andains peuvent ajouter jusqu’à 25 cm au-dessus du minimum, sur une base de 40 cm, sous réserve de validation. La palette végétale comprend au moins 30 % d’espèces mellifères.
Les performances, fiches techniques, analyses de laboratoire indépendant et poids à CME sont documentés ; les exigences qualitatives sont prouvées à l’installation et vérifiées par la maîtrise d’œuvre. Pour l’extensif composé, l’entretien de parachèvement et de confortement se poursuit jusqu’à une couverture de 80 %, dont la fin est validée par la RIVP.
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