Date limite
27 novembre 2026 à 12 h
Localisation
Bas-Rhin (67)
Durée
4 ans à compter de la notification ; au plus tard jusqu’au 31/12/2030
Budget
Max: 3 000 000 €

Entretien des cours d’eau et des ouvrages patrimoniaux

Interventions d’entretien sur les cours d’eau et ouvrages patrimoniaux du SDEA, avec moyens humains et matériels adaptés aux sites, y compris engins mécaniques. Les opérations en rivière doivent limiter la circulation dans le lit mineur et retenir immédiatement à l’aval les déchets flottants ou semi-flottants ; les déchets sont évacués vers un site agréé par le SDEA.

Gestion des milieux aquatiques

  • Traitement sélectif de la végétation des berges : coupe des arbres menaçant le lit ou l’écoulement, élagage, recépage et rajeunissement des vieux saules têtards, dégagement des jeunes plants et élimination des rémanents. La végétation autochtone et les différentes classes d’âge et d’espèces sont préservées autant que possible.
  • Pour les produits de coupe, selon les enjeux et objectifs du SDEA : dépôt des bois exploitables à disposition des riverains et évacuation des produits non exploitables ; évacuation de tous les produits ; ou broyage et régalage sur place. Le brûlage est interdit. Des fagots de produits non exploitables peuvent être façonnés en longueurs de 1,5 m, 2 m ou 3 m, d’environ 30 cm de diamètre.
  • Enlèvement, ouverture ou repositionnement des embâcles désignés par le SDEA, y compris ceux constitués de déchets.
  • Végétalisation par plantation d’arbres, d’arbustes et d’hélophytes, bouturage de saules et ensemencement manuel ou hydraulique. L’ensemencement utilise un mélange diversifié à 10–20 g/m², standard ou répondant au label Végétal Local, soumis à l’approbation du SDEA ; l’application comprend les produits nécessaires à la reprise. Les plantations comprennent la préparation et la mise en place des plants, le plombage à l’eau et les sujétions d’implantation.
  • Protection de berges et stabilisation de talus : terrassement, fourniture et pose des matériaux, remblaiement si nécessaire. Les techniques végétales privilégiées comprennent fascines d’hélophytes, tressage de saules, peignes végétaux et couches de branches ; des techniques mixtes ou à dominante minérale sont possibles. La pose doit assurer le contact du végétal avec la terre, la tenue du géotextile biodégradable et le traitement des interfaces entre matériaux.
  • Aménagements ponctuels de diversification des écoulements et des habitats en lit mineur : épis en rondins, fascines de bois mort, peignes végétaux, îlots de souches ou rémanents, banquettes, enrochements ponctuels et recharges alluvionnaires.

Ouvrages patrimoniaux et prestations diverses

La végétation est gérée pour maintenir l’état des ouvrages et faciliter leur surveillance ; selon le site, les opérations comprennent débroussaillage, taille, recépage, coupe d’arbres menaçants, abattage avec purge éventuelle des souches et racines et remise en état par génie civil. La fauche porte sur la végétation herbacée, à environ 15 cm ; les zones inaccessibles aux tracteurs sont entretenues à pied avec débroussailleuse thermique ou robot de tonte. Les produits sont évacués ou laissés sur place selon les cas. Les secteurs colonisés par des espèces invasives, notamment la renouée du Japon, peuvent faire l’objet d’un traitement spécifique.

Autres interventions : reprise des surfaces enherbées par griffage léger, semis, roulage et arrosage si nécessaire (densité pouvant atteindre 40 g/m²) ; débroussaillage manuel ou par gyrobroyage ; coupe des rejets et ronces ; entretien des clôtures et dégagement des buses ; entretien des sols inertes sans désherbant chimique ; curage à la cote indiquée par le SDEA et transport des matériaux vers la destination désignée ou un centre adapté ; entretien et recharge des fascines vivantes ou remplacement des piquets et fagots dégradés des fascines mortes. Le lot comprend aussi la fourniture et la pose de clôtures, le façonnage de fagots pressés d’environ 30 cm de diamètre et la pose mécanique de pieux en bois durable, enfoncés sur le tiers ou la moitié de leur longueur.

Quantités estimatives et moyens du BPU

Pour quatre ans, le BPU estime notamment 100 forfaits d’installation et de repli de chantier et 15 forfaits de constats d’huissier documentant l’état initial par photos, cartes ou schémas. Les moyens en dépenses contrôlées sont estimés à 5 200 h de chef d’équipe, 9 500 h d’ouvrier, 1 600 h d’ouvrier spécialisé, 4 480 h de tracteur équipé, 4 000 h de pelle sur roues et 4 000 h de pelle sur chenilles ; sont aussi inscrits 1 h pour chacun des équipements suivants : mini-pelle de 7,5 t, mini-pelle de moins de 3 t, pelle araignée, chargeur sur chenilles, broyeur mobile pour troncs de diamètre supérieur à 15 cm et engin de fauche autoporté. Le BPU estime également 5 500 h de camion-benne 6x4 et 1 000 h de broyeur mobile pour végétaux de diamètre inférieur à 15 cm. Les prix de machines comprennent un opérateur ; les prix peuvent être décomposés en demi-journées.

Une PSE facultative porte sur l’organisation d’une astreinte pour les interventions d’urgence sur ce lot. Si retenue, l’intervention en astreinte pour conditions météorologiques exceptionnelles est due dans un délai maximal de 3 heures après l’appel. Le BPU prévoit une partie distincte pour cette PSE ; son affermissement est facultatif pour le SDEA et son montant total HT ne peut excéder 500 000 €.

Les végétaux, boutures, ensemencements et végétaux incorporés aux protections de berge bénéficient d’une garantie de 24 mois et d’un taux de reprise de 90 % ; si ce taux n’est pas atteint, tous les végétaux morts concernés sont remplacés.

Préparez votre dossier

Critères d'évaluation

CritèrePondération

Marchés similaires

Autres appels d'offres proches encore ouverts.

Posez vos questions sur le marché

Notre IA a lu l'intégralité du DCE et répond à toutes vos questions sur ce marché.