Dispositifs de retenue routiers
Travaux sur les dispositifs de retenue
Le marché couvre, au fil des bons de commande, la réparation, le remplacement, l’adaptation et la création de dispositifs de retenue. Les travaux comprennent selon les postes la dépose, la fourniture, le transport, la pose, les raccordements, le réglage et la remise en état des terrains. Les interventions peuvent concerner des files simples ou doubles, en métal ou mixtes bois-métal, ainsi que leurs accessoires et équipements associés.
Équipements et configurations
Les prestations portent notamment sur les barrières métalliques NF ou CE et les barrières mixtes bois-métal, y compris les réparations à l’identique, les éléments d’habillage bois, les poses sur platines ou longrines, les extrémités abaissées ou enterrées et les raccordements entre profils ou avec des dispositifs en béton. Les systèmes proposés doivent répondre aux niveaux de retenue et largeurs de fonctionnement prévus aux postes du bordereau : notamment N2 à H2 pour les barrières métalliques et N2 ou H2 pour les dispositifs mixtes. Le périmètre comprend aussi les écrans inférieurs motocyclistes, les interruptions de terre-plein central (ITPC), les extrémités performantes P2 ou P4, les dispositifs mobiles d’accès et les atténuateurs de choc.
Pour les atténuateurs, les postes comprennent des dispositifs V90 ou V110 ; les modèles V90 doivent assurer une retenue minimale de 80 pour les sections limitées à 90 km/h, et les V110 une retenue minimale de 100 pour les sections limitées à 110 km/h. L’atténuateur pour liaisons divergentes est spécifié en classes de zone de réorientation Z1, de déplacement D1 et de sévérité B, avec indice ASI B. Certains postes comprennent la fourniture et la pose, d’autres la pose seule d’un SAVE 110 fourni par le Département : 9 200 mm de longueur, 1 200 mm de largeur, sur six supports C120 battus.
Les ITPC peuvent être amovibles, abaissables ou démontables. Un poste prévoit un passage démontable de 32 m encadré par deux extrémités abaissables de 12 m chacune ; un autre concerne une ouverture pivotante de 32 à 48 m. Un dispositif mobile à ouverture rapide peut atteindre 8 m d’ouverture. Les extrémités performantes sont prévues en simple ou double file, de niveau P2 ou P4 ; les longueurs maximales indiquées sont de 5 m en P2 et 14 m en P4.
Matériaux et conformité
Les composants doivent rester conformes aux normes, agréments, homologations et certifications applicables pendant l’exécution. Les dossiers CE, certificats, fiches techniques et éléments de certification des produits sont à produire ; les fiches de certification des produits sont demandées à l’appui de l’offre. Les performances des dispositifs métalliques couvrent les niveaux N2 à H2 ; les écrans motocyclistes relèvent notamment de la norme EN 1317-8. Les raccordements doivent respecter les référentiels de certification NF ou les normes applicables aux systèmes CE.
Pour les glissières mixtes, les bois doivent être imputrescibles, traités selon EN 335, recyclables et garantis au moins 10 ans contre le pourrissement. Le pin maritime est exclu. Les essences autorisées pour les lisses comprennent notamment le pin sylvestre, le mélèze, le Douglas, le sapin ou l’épicéa et certains autres pins ; les essences des supports sont à décrire dans le mémoire. Les cernes ne dépassent pas 10 mm sur cinq cernes consécutifs ; les nœuds ne dépassent pas 7 cm en partie courante ni 3 cm dans les 35 cm proches de chaque about. Le bois ne doit présenter aucune dégradation par champignons ou insectes et son humidité après traitement et séchage est limitée à 20 %. Lisses et supports relèvent de la classe 4 de risques biologiques. Les parties visibles côté circulation doivent être en bois ou recouvertes de bois, sans éclisse apparente côté route.
Les pièces métalliques sont galvanisées à chaud selon les normes prescrites. Les matériaux non homologués ou certifiés sont soumis à l’acceptation du maître d’œuvre dans les 15 jours suivant la notification. Les produits substitués en raison de l’obsolescence d’un article peuvent être proposés à caractéristiques équivalentes et au même prix, sous réserve de son agrément.
Pose, préparation et contrôles
L’implantation, l’ancrage et le montage sont adaptés au dispositif et à la voie. Pour les systèmes NF, la hauteur prévue est de 70 cm, avec des minima et maxima de pose spécifiés ; une autre prescription précise une pose à 70 cm ± 0,5 cm et une limite de service de 55 cm. La tolérance en plan est de ± 3 cm. Les supports ont normalement 2 m et sont battus tous les 2 ou 4 m. Des supports de 1,50 m peuvent être admis si la distance entre la glissière et la crête du talus dépasse 1,50 m ; sinon, ainsi qu’en zone de remblai récent, des supports de 2 m sont prévus. Pour un rayon de courbure inférieur à 20 m, les lisses et l’entraxe des supports sont ramenés à 2 m. Les extrémités des glissières mixtes sont réalisées sur au moins 4 m avec des pièces standard, enterrées et fixées à un support.
La pose inclut, selon les cas, le piquetage, le fonçage, le réglage, les fouilles et le sable de blocage, les raccordements et la boulonnerie. Les explosifs sont interdits ; le sable de blocage est mis en œuvre par couches de 20 cm au maximum, arrosées et damées. Le matériel de fonçage est soumis à l’acceptation préalable du maître d’œuvre et un casque de battage en acier est imposé. Les supports endommagés lors du fonçage doivent être remplacés. Les certificats d’homologation sont remis au plus tard la veille du premier approvisionnement de chaque composant concerné ; les bons de livraison sont transmis au fur et à mesure. Le maître d’œuvre peut contrôler les caractéristiques des composants et faire procéder à des essais ou prélèvements. Les éléments non conformes sont refusés et doivent être remplacés dans un délai de 30 jours. La réception s’appuie sur un constat contradictoire après travaux ; les erreurs de pose doivent être corrigées avant réception.
Les longrines béton comprennent notamment des ouvrages en béton C30/37 XF4 dosé à 350 kg/m³, adaptés au gel et aux sels de déverglaçage. Un poste de longrine non ancrée prévoit une section minimale de 25 × 35 cm, du béton C35/45, 20 kg d’armatures par mètre linéaire et des ancrages espacés de 2 m ; le dimensionnement est soumis au maître d’œuvre. Les ancrages incorporés au béton sont implantés avec une tolérance de ± 1 cm en X, Y et Z.
Organisation des chantiers et prestations connexes
Les interventions peuvent être ponctuelles. Les choix techniques sont validés lors d’une visite préparatoire ; les travaux peuvent inclure le piquetage, les déclarations relatives aux réseaux, les sondages manuels jusqu’à 1,50 m, le forage mécanique en terrain dur, les longrines, les extrémités spéciales et les déplacements entre chantiers. Le planning des interventions est à soumettre au service émetteur du bon de commande au moins trois semaines avant le début des travaux. Le travail par temps de brouillard est interdit ; les travaux sont interrompus les week-ends et jours fériés selon les horaires prescrits, sauf urgence.
Les interventions d’urgence sont déclenchées par téléphone, télécopie ou courriel au service d’astreinte du titulaire. Le CCTP prévoit un délai maximal de 6 heures ou d’une journée ouvrée selon l’importance de l’urgence ; le BPU comporte également des postes d’intervention sous un jour ouvré et sous une semaine. Le délai court à partir de la demande et la signalisation temporaire reste à mettre en place.
La signalisation des chantiers est adaptée à la circulation et aux voies concernées. Sur routes bidirectionnelles, elle est réalisée par l’entreprise, qui transmet un schéma et informe l’agence technique trois semaines avant une intervention programmée. Sur routes à chaussées séparées, elle est réalisée par l’agence technique ; l’entreprise l’informe un mois avant et met en œuvre les moyens nécessaires validés par celle-ci. Les postes de signalisation comprennent, selon le cas, pose, modification et dépose des dispositifs, relevé photographique par phase, occultation des signaux pouvant prêter à équivoque et renforcement nocturne en visibilité réduite. Les travaux peuvent être réalisés sous circulation et doivent préserver la sécurité des usagers et du personnel.
Dépose et gestion des produits
La dépose comprend le tri, l’enlèvement et le transport des déchets, ainsi que la remise en état des lieux. La destination et le mode de traitement sont soumis à l’approbation du maître d’œuvre ; les filières doivent privilégier la valorisation. Les déchets métalliques sont déposés au centre d’exploitation des routes concerné, les déchets mixtes bois-métal sont évacués et traités selon les règles en vigueur, et les déchets inertes sont dirigés vers une filière de valorisation identifiée dans le mémoire technique. La collecte et la traçabilité des matières sont attendues, avec un compte rendu annuel détaillant les quantitatifs. Pour chaque commande, les quantités sont constatées contradictoirement à partir des éléments effectivement livrés et posés.
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Critères d'évaluation
| Pondération | Critère |
|---|---|
Visite de site
Date(s)
Non précisé
Lieu
Non précisé
Modalités
Les choix techniques sont validés lors d’une visite préparatoire. Le CCTP indique également que les bons de commande peuvent prévoir une visite pour l’organisation du chantier ; aucune date, adresse ni modalité de visite de candidature n’est précisée.
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