Diagnostic périodique et schéma directeur d’assainissement collectif

Date limite
12 novembre 2026 à 12 h
Localisation
Somme (80)
Durée
Non précisé ; 5 phases successives, délais à proposer ; démarrage prévu début 2027
Budget
Non précisé

Diagnostic et programmation du système d’assainissement

La mission établit un état patrimonial et fonctionnel du système de collecte et de traitement, identifie les dysfonctionnements et leurs effets sur le milieu récepteur, puis propose des actions hiérarchisées et un schéma directeur. Le réseau comprend 36 601 m de canalisations : 21 808 m gravitaires unitaires, 11 369 m gravitaires séparatifs et 3 424 m en refoulement. Il compte 950 regards, 12 postes de refoulement, 10 déversoirs d’orage et un délesteur, ainsi qu’un bassin de stockage-restitution sur le réseau et un à la station. La station, de type boues activées, est dimensionnée pour 8 000 EH, 480 kg DBO5/j et un débit de référence de 3 000 m³/j.

Phases 1 et 2 — Connaissance, visites et mesures

La première phase réunit et analyse les études antérieures, données d’autosurveillance et de télésurveillance, consommations d’eau, données démographiques, urbanisme et activités. Elle comprend une projection à 20 ans, l’analyse des bassins versants urbains et agricoles, des flux, raccordements, rejets et apports d’eaux claires parasites. Des enquêtes sont prévues auprès des activités non domestiques raccordées, dont quatre établissements nommément désignés dans le cahier technique.

Les visites patrimoniales portent notamment sur environ 60 regards supplémentaires (170 ont déjà été ouverts par les services), les 12 postes de refoulement, les 10 déversoirs et le délesteur, le bassin de stockage-restitution du réseau et la station. Les regards prioritaires sont ceux en tête de réseau, à l’arrivée d’un refoulement et aux intersections. Les relevés décrivent dimensions, canalisations, équipements, fonctionnement et anomalies ; ils alimentent des fiches, des cartographies et la mise à jour des données SIG. Les visites des postes comprennent notamment dimensions, coupes, équipements, pompages, débits, surverses et désordres. Pour la station, elles comprennent relevés des ouvrages et équipements, défauts structurels et vérification de l’adéquation des installations aux charges hydrauliques et organiques.

La campagne de mesures est prévue en période pluvieuse et de nappe haute, avec plusieurs événements pluvieux significatifs. Elle comporte 25 points de mesure de débit supplémentaires, un pluviomètre à auget basculant et l’exploitation des appareils existants, avec un pas d’enregistrement d’au moins 5 minutes. Le dispositif prévoit notamment l’équipement des DO 6 et 11 et un point intermédiaire au niveau des bassins versants 3 et 6 ; un point est également prévu en amont du poste principal dans le secteur séparatif de Thennes et Berteaucourt-lès-Thennes. La campagne est prévue sur six semaines et peut être prolongée de deux semaines en l’absence de pluies significatives.

Le cahier technique prévoit des bilans de pollution sur le réseau et à la station, avec analyses au minimum de DBO5, DCO, MES, NTK, NH4+, phosphore total, pH et conductivité, confiées à un laboratoire agréé COFRAC. Le tableau de localisation récapitule 11 bilans de 24 h, tandis qu’une autre clause demande au candidat d’en prévoir 9 : ces indications sont discordantes. Pour l’impact sur les cours d’eau, il est demandé 8 prélèvements ponctuels, quatre par temps sec et quatre par temps de pluie, avec analyses notamment de pH, température, conductivité, oxygène dissous, DBO5, DCO, MES, formes azotées, phosphore total et bactériologie.

Quatre nuits d’inspections, entre 1 h et 5 h, couvrent les 36,6 km de réseau afin de sectoriser et quantifier les eaux claires parasites permanentes. Les résultats sont cartographiés et servent à proposer les secteurs prioritaires d’investigation. Les bilans de campagne comprennent graphiques, tableaux, cartes et rapport de synthèse.

Phase 3 — Investigations complémentaires et modélisation

Sous réserve de la validation de leur opportunité par le comité de pilotage, les investigations comprennent environ 3,6 km d’inspections télévisées et 3,6 km de tests à la fumée, un contrôle de quatre exutoires pluviaux et l’examen de 12 regards en aval de canalisations de refoulement. Les ITV consignent les défauts selon la norme NF EN 13508-2+A1 et donnent lieu à une cartographie. Les tests à la fumée utilisent un générateur non toxique et non odorant ; les anomalies font l’objet de fiches avec adresse, photographie et plan. Les exutoires sont examinés par mesure de débit et bandelettes NH4. Les tests au colorant et visites domiciliaires peuvent être préconisés selon les résultats, mais leur réalisation est effectuée par la collectivité en régie.

Une campagne continue d’une semaine mesure le H₂S en six points, de préférence en période estivale et à la sortie des refoulements ; les regards examinés sont évalués par niveau de risque et font l’objet de fiches avec photographies. Les résultats orientent les préconisations de traitement.

La modélisation hydraulique porte sur les réseaux unitaires et séparatifs, à l’exclusion des réseaux de Thennes et Berteaucourt-lès-Thennes. Elle s’appuie sur les pluies de projet de période de retour mensuelle, 1 an, 10 ans et 20 ans et sur au moins trois pluies observées pour le calage. Le logiciel doit être compatible avec SWMM version 5 ou supérieure ; les résultats, notamment déversements et débordements, doivent être cohérents entre le logiciel utilisé et SWMM. Les données, calages et résultats sont remis, idéalement au format .INP, ainsi que sous forme cartographique et de couches SIG. Le diagnostic quantifie les rejets, apports parasites, surfaces actives et anomalies, et analyse la conformité réglementaire, l’autosurveillance et les effets sur le milieu naturel.

Phases 4 et 5 — Solutions, schéma directeur et rendus

À partir des diagnostics, le titulaire compare des solutions techniques, les simule et hiérarchise les actions. Les propositions de gestion des eaux pluviales étudient les surfaces à déconnecter, contraintes foncières et de sol, infiltration, exutoires, risques et effets sur les réseaux et la station. Le programme de travaux traite aussi les eaux claires parasites, le redimensionnement des réseaux et ouvrages, l’autosurveillance et les autres dysfonctionnements identifiés. La programmation pluriannuelle est hiérarchisée sur 15 ans ; elle prend également en compte les programmes des systèmes d’assainissement de Cottenchy et d’Ailly-sur-Noye.

Les rendus de phase 4 sont de niveau APS : localisation et emprise, photographies, contraintes de sol et réseaux, description des travaux et méthodes, études nécessaires, dimensionnements et métrés sommaires, plans d’esquisse, calendrier indicatif et estimation par poste. Le schéma directeur final comprend un rapport de synthèse, un rapport détaillé, des pièces graphiques et annexes structurées, un programme d’actions hiérarchisé et des indicateurs de résultats. Les rapports définitifs sont remis en PDF et Word, tableaux et graphiques sous Excel ; les plans en PDF, DWG, DXF et SHP, en six exemplaires papier. Le modèle hydraulique doit rester exploitable avec un logiciel libre. Les interventions sur les ouvrages nécessitent le matériel de sécurité adéquat et la signalisation nécessaire.

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