Désamiantage, déconstruction et foudroyage de la tour 6

Date limite
4 novembre 2026 à 12 h
Localisation
Pessac (33)
Durée
13 mois, dont 3 mois de préparation
Budget
Non précisé

Déconstruction sélective et travaux préparatoires

Le marché porte sur la tour 6, un bâtiment de 109 logements, de niveau R+20 et d’une surface de plancher totale de 9 773 m². Il comprend la préparation et l’installation de chantier, la purge, le curage, le désamiantage et le déplombage, le foudroyage contrôlé des superstructures, puis la démolition mécanique des infrastructures et la remise en état de la parcelle. Les quantités inscrites au DQE sont des estimations, non des valeurs contractuelles.

Le chantier comprend clôtures opaques en bac acier d’au moins 2 m, gardiennage physique hors périodes de travail, contrôle des accès et vidéosurveillance avec télésurveillance. Une plateforme de transport desservant les étages peut transporter jusqu’à 2 tonnes ; elle reste disponible jusqu’à la veille du tir. Le curage porte sur les éléments non structurels, par phases descendantes, jusqu’à mise à nu des structures, et comprend la dépose des réseaux du bâtiment. Les équipements d’ascenseur sont neutralisés, déposés et évacués. Les démolitions et terrassements ne sont possibles qu’entre septembre et février.

Désamiantage, déplombage et contrôles

Le retrait couvre les MPCA identifiés ou découverts dans le périmètre, avec conditionnement, transport et élimination en filières agréées. Les quantités estimatives du DQE comprennent notamment : 431,94 m² de plaques fibres-ciment avec mousse isolante en façades ; 1 188,01 m² de menuiseries avec mastic amianté ; 3 948,48 ml de joints compriband ; 26,99 m² d’enduit amianté au RDC et 4,52 m² au R+1 ; 435,1 m² de dalles et colles dans les circulations ; 889,87 m² de revêtements de sol et colles dans les logements ; 72,42 m² de faïence et colle ; 51,61 ml de conduits fibres-ciment, un chapeau de conduit et deux éviers concernés. Le DQE estime les déchets amiante à 6,14 t de déchets peu émissifs et 80,94 t d’autres déchets amiantés.

Le retrait s’effectue avec confinement statique ou dynamique selon le niveau d’empoussièrement, sas, extraction filtrée et mise en dépression continue. Pour les niveaux 2 et 3, le renouvellement d’air minimal est respectivement de 6 et 10 volumes par heure, avec une dépression supérieure à 10 Pa ; un éclairage de 40 lux minimum est prévu. Chaque confinement est soumis à un test de fumée, point d’arrêt avant travaux. Le suivi inclut mesures d’empoussièrement META, tableaux hebdomadaires d’analyses et de déchets, BSDA, contrôles visuels et mesures de restitution ; la restitution finale exige moins de 5 fibres/L. Les effluents de douche sont analysés 1 à 2 fois par semaine, avec un seuil de MES de 30 mg/L. Les matériaux au plomb sont retirés avec captage des poussières et EPI adaptés ; le ponçage et le rabotage sont proscrits et l’usage du chalumeau est interdit pour ces matériaux. La VLEP du plomb indiquée est de 0,03 mg/m³ sur 8 heures.

Foudroyage et sécurité de l’opération

Le titulaire réalise les études structurelles et de stabilité provisoire, le plan d’affaiblissement, les forations, les protections, les démarches relatives aux explosifs, le tir, les contrôles et les interventions post-tir. Le principe de minage fixé par la maîtrise d’œuvre concerne le RDC, le R+1, le R+5, le R+10 et le R+15. Le plan de tir prévoit des explosifs de type émulsion en charge allongée dans les voiles minces, ou dynamite ou équivalent dans les poteaux et voiles épais, sous validation ; seuls les détonateurs électroniques ou l’association Nonel + électroniques sont autorisés. Les justificatifs exigés comprennent au minimum 5 artificiers titulaires du CPT et 2 chefs de tir/boutefeux titulaires du CPT et de l’option 8 ; le chargement doit pouvoir être réalisé en 5 jours au maximum.

Les protections comprennent au minimum deux tours de grillage et deux tours de géotextile non tissé de 400 g/m² sur les voiles intérieurs minés. Les protections périphériques comportent une bande de géotextile d’au moins 5 m de largeur, doublée de grillage, avec recouvrement d’au moins 1 m entre bandes. Les bâtiments sensibles situés dans un rayon minimal de 50 m sont protégés contre les bris de vitres ; le périmètre de protection des personnes est de 200 m. Le CCTP distingue également une zone de poussières dans un rayon de 100 m et une zone de sécurité de 150 à 200 m. Les réseaux conservés sont protégés sur 25 m autour de la zone d’impact. Les seuils de mesure sont une vitesse particulaire inférieure à 20 mm/s sur les bâtiments voisins et une surpression aérienne inférieure ou égale à 1 kPa en périphérie du site.

Pendant la présence d’explosifs, le dispositif minimal de gardiennage comprend deux agents de sécurité cynophiles présents simultanément. Le jour du tir, le titulaire organise le pointage du personnel, le contrôle de vacuité des bâtiments, le filtrage des accès et les liaisons avec les services mobilisés ; il fournit une sirène audible à plus de 200 m. Après le tir, il vérifie l’absence de résidus explosifs avant déblaiement et assure la sécurisation, le nettoyage et la remise en état. Le reportage du tir comprend au minimum trois prises de vue vidéo simultanées depuis trois points distincts.

Déchets, réemploi et remise en état

Le SOGED organise le tri à la source, les filières, les prestataires et la traçabilité jusqu’à l’exutoire final via Upcyclea-Net0. Les objectifs minimums sont de 100 % de valorisation globale des déchets inertes et de 80 % des déchets non inertes non dangereux ; aucun gravat ne doit être évacué en ISDI selon les prescriptions de l’économie circulaire. Les produits identifiés pour réemploi font l’objet d’un inventaire, d’une dépose soignée, d’un conditionnement adapté, d’un stockage sécurisé et de bons d’enlèvement. Les tests de dépose de certains produits sont chiffrés au BPU et ne sont demandés par la MOA que si un intérêt de réemploi est identifié.

Le DQE estime à 27 202 t le traitement et le transport des déchets inertes. Le concassage sur site est interdit. Les fondations sont démolies jusqu’à 1 m sous le dernier plancher ; les pieux ou micropieux situés plus bas peuvent rester en place après relevé. Le remblaiement est effectué par couches de 30 cm maximum avec des matériaux concassés 0/80 mm ; la finition comprend 50 cm de terre végétale propre, réglée et nivelée. Les livrables incluent le plan topographique de récolement, les documents de traçabilité des déchets, le procès-verbal de retrait d’amiante et le DOE numérique. L’option de valorisation des bétons prévoit caractérisation et préparation hors site ; pour le granulat de type 1, le CCTP fixe notamment des seuils de curage inférieurs à 0,2 pour les sulfates solubles, à 0,2 cm³/kg pour les flottants, à 10 % pour les éléments en argile cuite et à 0,5 % pour les indésirables divers.

Prestations optionnelles

Les options portent sur : le retrait de réseaux enterrés amiantés ; la mise à disposition de personnel SSIAP si les autorités la prescrivent et si la MOA retient l’option ; la dépose soignée des plaques métalliques anti-intrusion ; deux bâches de communication de 100 m² chacune ; un ou plusieurs tirs d’essai ; la dépose d’installations d’éclairage public ; la dépose de mobilier urbain ; le recensement des occupants du périmètre à évacuer et la préparation de leur évacuation ; et la valorisation des bétons de démolition en granulats recyclés.

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Critères d'évaluation

CritèrePondération

Visite de site

Obligatoire

Date(s)

Non précisé

Lieu

16 allées des Lilas, 33600 Pessac

Modalités

Visite obligatoire ; vérifier les quantités en place de PEMD et les polluants diagnostiqués, et effectuer les investigations jugées utiles à la préparation de l’offre. Une attestation de visite signée est demandée.

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