Déconstruction du pont A. Bertrand

Direction des Services Techniques
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Date limite
5 novembre 2026 à 15 h
Localisation
Langeac (43)
Durée
18 mois au total ; préparation 3 mois ; travaux 8 mois, dont intervention en lit de l’Allier 5 mois (03/05/2027–01/10/2027)
Budget
Non précisé

Déconstruction de l’ouvrage

Le marché porte sur la déconstruction du pont existant, un ouvrage en béton armé à tablier mince suspendu, composé de deux travées symétriques en arc de 68,02 m de portée et présentant un biais géométrique d’environ 79,50 grades. La reconstruction d’un ouvrage neuf n’est pas comprise.

L’ouvrage est déconstruit dans son ensemble, sauf les éléments expressément conservés : parties enterrées des massifs de fondation et partie conservée de la culée rive gauche. Les travaux comprennent notamment la démolition du tablier, des arcs, suspentes, pilettes et maçonneries visées, ainsi que la démolition partielle des massifs, des éléments de chaussée et des équipements.

  • Côté rive gauche, les arcs surélevés sont démolis jusqu’au mur de front, en préservant la culée et les ouvrages conservés.
  • À l’appui central, les massifs sont arasés à 493,31 m NGF pour permettre les travaux ultérieurs de fondation.
  • Côté rive droite, la maçonnerie de culée est démolie jusqu’au droit de l’escalier et la fondation arasée à 495,30 m NGF. Les éléments à déposer et ceux à conserver et protéger sont distingués au CCTP et aux plans de repérage.

La dépose préalable concerne notamment les panneaux, supports de bacs à fleurs, lisses de garde-corps, certains candélabres, barrières anti-franchissement, joints de chaussée, trappes et grilles concernés. Les démolitions comprennent aussi des éléments de trottoir, bordures, murets, parapets et chaussées dans les zones définies au marché.

Méthodes et installations provisoires

La déconstruction doit être progressive et contrôlée ; les démolitions par effondrement non maîtrisé et l’emploi d’explosifs sont interdits. Le tablier est démoli par tronçons successifs, du centre vers les appuis ou selon une méthode validée, avec maintien permanent de la stabilité. La méthode de démolition des arcs doit être justifiée par des notes de calcul portant notamment sur leur stabilité et les réactions d’appui. Les procédés privilégiés sont le sciage, le carottage, le découpage mécanique et la pince hydraulique.

L’offre doit présenter le mode opératoire, le phasage, les moyens, les calculs de stabilité, les ouvrages provisoires, les accès, le chargement et l’évacuation. Des protections sous les zones de travail doivent empêcher toute chute de gravats dans la rivière ; aucune installation de concassage n’est autorisée dans l’emprise. Le titulaire assure la surveillance géométrique et la stabilité des parties conservées, ainsi que le contrôle des ouvrages voisins. Il réalise à ses frais les constats préalables des constructions et équipements concernés, en présence d’un huissier.

Un seul batardeau localisé dans le lit est permis ; tout ouvrage qui obstrue le cours d’eau ou traverse toute sa largeur est interdit. Le batardeau doit préserver l’écoulement permanent, être constitué de matériaux propres, non mobiles, non dispersables et sans fines, et être équipé d’un rideau de turbidité ou de confinement. Le pompage prévoit décantation et filtration avant rejet. Les lignes d’appui provisoires dans le lit sont limitées à deux. Le passage des engins d’une rive à l’autre est interdit ; le titulaire organise par ses propres moyens les déplacements de son personnel entre les rives.

Chaussées, terrassements et évacuation

La chaussée à démolir jusqu’à la rue de la Vigerie est déposée sur toute son épaisseur ; au-delà, elle est rabotée pour le reprofilage et le raccordement. Le rabotage à froid sur l’ouvrage est d’au moins 6 cm. Les fraisats et les pierres de culée concernés sont transportés vers les dépôts du maître d’ouvrage situés dans un périmètre de 10 km. Les terres végétales sont décapées sur une épaisseur moyenne de 30 cm, adaptable par le maître d’œuvre, stockées provisoirement puis réutilisées. Les déblais et déchets sont triés, tracés et dirigés vers les filières appropriées ; les matériaux extraits du lit sont évacués conformément au schéma de gestion des déchets.

Le diagnostic signale de l’amiante dans les suspentes métalliques et du plomb dans les potelets en béton et lisses métalliques des garde-corps de l’appui central. L’enrobé analysé ne contient pas d’amiante et son taux d’HAP est inférieur à 10 mg/kg de matière sèche. Le titulaire examine les diagnostics et peut réaliser des investigations complémentaires. Les déchets dangereux sont remis à des organismes agréés, avec suivi sur Trackdéchets ; les déchets inertes béton et acier sont orientés vers une filière de revalorisation.

Préparation, sécurité et contrôles

Le titulaire établit le phasage et le planning, les études et plans d’exécution, le plan qualité, les procédures de déconstruction et le schéma de gestion et de suivi des déchets. Le CCTP prévoit notamment la remise du programme d’exécution, des plans d’installation et du PAQ/PAE dans les 15 jours calendaires indiqués à compter du début de la préparation, et des études de méthodologie de démolition et calculs de stabilité dans les 21 jours calendaires. Les documents de récolement des contrôles comprennent résultats d’essais, comptes rendus d’incidents et fiches de non-conformité ; les documents et dessins définitifs sont demandés en trois exemplaires, et le récolement général sous forme numérique exploitable sous AutoCAD V2020 au minimum.

Le PAQ est de degré 3. Les procédures couvrent notamment les terrassements, ouvrages provisoires, batardeau et déconstruction. Des points d’arrêt concernent l’acceptation des plans environnementaux et qualité, le batardeau et la procédure de démolition, les soutènements provisoires, les arases et le rétablissement du cours d’eau. Le titulaire assure les prélèvements et analyses des eaux de l’Allier prévus au marché, la surveillance du cours d’eau, un dispositif d’alerte aux crues et un plan d’évacuation du chantier. Une station météorologique sur site est requise. Une pêche de sauvegarde peut être réalisée avant les travaux en rivière ; le titulaire en organise et coordonne la prestation.

Le titulaire protège les réseaux maintenus en service, effectue les DICT et les investigations complémentaires nécessaires, reporte les relevés sur les plans d’exécution et réalise le piquetage et le marquage des réseaux. Il fournit les installations de chantier, clôtures et dispositifs de sécurité ; les installations prévues comprennent notamment un bureau et une salle de réunion de 20 m² chacun mis à disposition du maître d’œuvre. En fin de travaux, il nettoie et remet en état les emprises, pistes, accès et lit de la rivière.

La circulation routière au droit des travaux est interrompue pendant le chantier ; le titulaire maintient les cheminements piétons et les accès aux habitations spécifiés, et fournit la signalisation de chantier. Le travail est prévu entre 7 h et 18 h, du lundi au vendredi ; le travail de nuit ou en horaires décalés n’est pas autorisé sauf force majeure. La traversée de l’Allier en canoë-kayak est suspendue pendant les phases critiques.

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Critères d'évaluation

PondérationCritère

Visite de site

Optionnelle

Date(s)

Non précisé

Lieu

Pont A. Bertrand et partie située sous le pont, 45°06'02.8"N 3°29'55.0"E

Modalités

Visite préconisée ; accès au domaine public, déplacement par les propres moyens du candidat.

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