Confortement structurel et reconstruction associée

Association pour la restauration de la chapelle Notre-Dame de Celles
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Date limite
11 décembre 2026 à 15 h
Localisation
Celles (09)
Durée
365 jours calendaires dès OS de démarrage ; préparation : 60 jours calendaires dès notification du marché
Budget
Non précisé

Objet et phasage

Les travaux stabilisent le mur aval, dont le dévers atteint environ 45 à 60 cm, et reprennent ses appuis sur un terrain sain. Ils associent sous-œuvre, contrebutement en béton armé, renforcement des maçonneries, démolitions et reconstructions partielles, ainsi que des interventions de charpente et de couverture.

L’opération est organisée en deux tranches successives : la première traite prioritairement le tassement, avec les déposes et terrassements nécessaires, des tirants en pied de mur, les reprises en sous-œuvre sur micropieux et la repose du plancher intérieur ; la seconde intervient après stabilisation pour poser les contreforts, réaliser les finitions et renforcements de maçonnerie, puis les reconstructions associées.

Installations, déposes et reconstructions

Le chantier comprend une base-vie, des clôtures et protections, ainsi qu’un échafaudage périphérique tubulaire de classe 4, à trois niveaux et d’environ 8 m de haut, sur le mur aval. Les échafaudages doivent respecter les NF EN 12810 et 12811, être réceptionnés par un organisme agréé avant usage et contrôlés chaque semaine. Sont également prévus filets pare-gravats, bâchage étanche, protections des vitraux, dallages et menuiseries, signalisation et éclairage temporaire.

Les démolitions comprennent notamment, manuellement et sans engins percutants, le mur du couloir et le pan nord de la sacristie, la dépose de 55,09 m² de couvertures, ainsi que la démolition d’un dallage en béton armé de 15,99 m². Le DPGF chiffre ces démolitions de maçonnerie à 12,66 m³ et le tri/récupération/stockage de 10,48 m³ de moellons ; il prévoit 91 m³ d’évacuation de gravats en décharge agréée. Les reconstructions comprennent le mur du couloir (7,85 m³), le pan ouest de la sacristie (2,63 m³), un dallage de remplacement de 15,99 m² et des enduits à la chaux. Les mortiers de maçonnerie sont à base de chaux naturelle NHL 3.5, granulométrie 0–4 mm ; le réemploi des matériaux déposés est prévu en priorité.

Fondations, béton et maçonneries structurelles

Les reprises comprennent 57 micropieux de type II, de diamètre 150 mm et d’une profondeur minimale de 3,5 m, ancrés dans le calcaire sain, ainsi que des massifs en béton armé liés aux micropieux. Le DPGF prévoit 27 massifs d’environ 180 × 60 × 50 cm. Huit contreforts en béton armé, d’environ 70 cm d’épaisseur et 10 m de hauteur, sont ancrés au mur existant par des crosses inox de Ø12 mm espacées de 50 cm. S’y ajoutent des reprises ponctuelles des maçonneries d’assise, rejointoiements, longrines et chaînages en béton armé.

Le béton spécifié est de classe C25/30, exposition XC4-XF3, avec armatures B500B et enrobage d’au moins 50 mm. Les contreforts sont vibrés, à parement coffré, avec glacis en tête et cure humide d’au moins 7 jours ; le ressaut et le glacis sont couverts de dalles de schiste et reçoivent un enduit bâtard rustique de teinte identique à la façade. L’entreprise doit produire la mission géotechnique G3 phase EXE, les plans et notes de calcul EXE, les plans de récolement et les procès-verbaux d’essais.

Tirants, injections, charpente et couverture

Le renforcement des maçonneries comprend des tirants non métalliques GFRP Ø32 mm (résistance ultime fu ≥ 1 000 MPa, module E = 50 GPa), avec 0,80 m de longueur d’ancrage et scellement au mortier minéral compatible. Les forages sont sans percussion. Le remaillage se fait par agrafes inox Ø8–12 mm scellées au coulis de chaux ; les injections sont prévues à la chaux NHL 3.5, dosage 350 kg/m³ et pression inférieure à 0,5 bar. Un carnet d’injection et les PV d’essais des tirants sont à remettre dans le DOE. Le rejointoiement des parements sud et ouest est prévu, avec joints grattés fin.

Le DPGF prévoit aussi la vérification, le bûchage et le remplacement de 2,018 m³ de bois altérés en classe D30, le voligeage et l’écran sous-toiture, puis la couverture en tuiles canal avec 80 % de réemploi et 20 % de tuiles neuves. Les travaux comprennent les rives, faîtage, arêtiers, gouttières et descentes d’eaux pluviales en zinc, ainsi que les noues, solins et bavettes autour des contreforts.

Drainage, contrôles et points à clarifier

Le drain périphérique est prévu en Ø100 mm, avec lit de gravier 20/40, géotextile, pente d’au moins 1 % et exutoire vers l’aval ; aucun écoulement ne doit être dirigé vers le mur conforté. Les remblais sont compactés à au moins 95 % OPN. Les contrôles prévoient un essai de convenance sur un micropieu, des essais de réception sur 10 % des micropieux, des essais de traction sur 5 % des tirants, des éprouvettes béton à 7 et 28 jours à raison d’une par 10 m³, une vérification visuelle/cohésion de la maçonnerie à 100 %, et des contrôles à 100 % des volumes et pressions d’injection. Les tolérances comprennent notamment ±5 mm/m pour la verticalité des contreforts, ±10 mm pour l’alignement des tirants et ±5 mm pour le contrôle altimétrique.

Les quantitatifs du CCTP sont indicatifs et diffèrent de ceux du DPGF : terrassements 30 m³ contre 81 m³ ; longrines 55 ml contre 6,74 ml ; tirants GFRP 160 ml contre 179,04 ml ; remaillage inox 60 ml contre 40 ml ; coulis injecté 4 m³ contre 2 500 kg ; rejointoiement 50 m² contre 102,23 m² ; tuiles neuves complémentaires 10 m² contre 55,09 m² de couverture chiffrée. Le DPGF et la liste des prestations non comprises sont également contradictoires sur la dépose et repose du plancher bois : une ligne du DPGF la prévoit sur 15,44 ml, tandis que cette prestation figure parmi les exclusions. À clarifier également avant chiffrage : la liste des prestations non comprises exclut la consolidation de la charpente de la nef, des démolitions en pied du mur amont pour le drain, les reprises de réseaux lors des terrassements et la reprise des efforts horizontaux sur micropieux.

L’entreprise doit prévoir ses propres approvisionnements en eau, le site ne disposant d’aucune arrivée d’eau ; un branchement électrique peut être mis à disposition sous réserve de capacité. Aucune zone de stockage couverte n’est fournie. Les éléments patrimoniaux — notamment vitraux, décors, statues et mobilier liturgique — doivent être protégés ; les dommages causés sont réparés aux frais de l’entreprise.

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