Confortement structurel de la médiathèque

Date limite
6 novembre 2026 à 12 h
Localisation
Pamiers (09)
Durée
18 semaines, préparation comprise ; durée proposée plafonnée à 4 mois et 2 semaines ; 5 jours d’intempéries réputés prévisibles
Budget
Non précisé

Renforcement des fondations et des maçonneries anciennes

Le marché porte sur le confortement structurel d’un ouvrage existant en maçonneries de galets hourdés, moellons et/ou pierre de taille. Il associe le traitement des sols d’assise, la régénération des soubassements et plusieurs dispositifs de reprise des élévations, avec déposes et remises en état induites.

Études, investigations et installation

L’entreprise réalise les études d’exécution béton armé et les calculs de dimensionnement des éléments de consolidation : chaînages composites, tirants métalliques, ancrages et descentes de charge. Sont attendus les notes de calcul, plans d’exécution et éléments du PAQ (autocontrôles, points d’arrêt, fiches et DOE). L’étude géotechnique G2 Pro est prévue à la charge du maître d’ouvrage ; l’entreprise réalise l’étude G3 à son issue.

Les préparatifs comprennent notamment l’auscultation des maçonneries par géoradar, avec profils horizontaux, pénétration d’environ 60 à 80 cm, cartographie et synthèse interprétées. Les réseaux EU, EV, EP, HT/BT, courants faibles et gaz sont repérés ; les réseaux humides font l’objet d’une inspection caméra et d’un rapport. Le lot comprend également l’échafaudage multidirectionnel galvanisé : études et notes de calcul, montage, accès et protections collectives, contrôles avant mise en service et vérifications périodiques, démontage et évacuation. Les procès-verbaux, attestations de formation des monteurs, notices fabricant et rapports de vérification sont à fournir.

Injections et confortement structurel

  • Sous les fondations, des injections de résine expansive visent à combler les vides et à améliorer la portance. Le traitement est prévu jusqu’à environ 3 m sous l’assise (la zone est également décrite comme allant jusqu’à 3–4 m), avec des percements espacés de 0,70 à 1,20 m environ. Les tubes d’injection ont un diamètre de 12 à 26 mm. La résine doit présenter une expansion libre d’au moins 20 fois son volume initial, une pression d’expansion supérieure à 5 MPa et une polymérisation en moins de 15 secondes. Le maillage et la profondeur sont adaptés aux conditions constatées et validés par la maîtrise d’œuvre.
  • Les maçonneries de soubassement sont régénérées par injection de résine expansive à faible viscosité, avec une pression de gonflement limitée à 200 kPa et une résistance, après 24 heures, comparable à celle d’un mortier classique. Les forages font 12 à 26 mm, les tubes 6 à 26 mm et leur espacement moyen est de 70 à 120 cm. L’injection progresse du bas vers le haut ; les procédés gravitaires et les coulis sont exclus pour cette prestation. Les deux traitements par résine — sol d’assise et maçonneries — sont indiqués comme indissociables.
  • Un coulis de chaux hydraulique est injecté sous pression dans les maçonneries, après percement sur un tiers de l’épaisseur et calfeutrement des fissures à la chaux : façade rue de l’Echo sur 15 ml et façade sur cour au droit des fissures uniquement.
  • Les reprises comprennent 126 ml de chaînages composites en fibres de verre, avec forages de Ø50 mm pour tirants de Ø32 mm ; 12 broches composites de Ø20 mm sur linteaux, posées dans des forages de Ø32 mm ; 4 tirants métalliques pleins de Ø32 mm, avec forages de Ø50 mm, platines, ancres, scellement à la résine époxy, mise en tension et finition antirouille ; ainsi que 24 agrafes en acier HA disposées perpendiculairement aux fissures, avec possibilité de remaillage par broches composites.
  • Un enduit armé est prévu sur 180 m² de maçonnerie : enduit à la chaux de 10 mm, treillis bidirectionnel en fibre de carbone de module élastique supérieur à 240 kN/mm² et effort à la rupture de 185 kN/ml, puis recouvrement de 20 mm. L’épaisseur totale maximale est de 40 mm ; la finition de 10 mm est indiquée hors lot.

Pendant les injections sous fondations, les mouvements de l’ouvrage sont surveillés en continu par radar ou laser, sur au moins 100 points et avec une sensibilité au dixième de millimètre. Des essais au pénétromètre sont réalisés avant et après injection ; leurs résultats sont transmis à la maîtrise d’œuvre. Le CCTP prévoit aussi des éprouvettes de béton : six par prélèvement, dont trois essais de compression à 7 jours et trois à 28 jours. Les essais de contrôle sont prévus à raison de 1 + 1 tous les 10 m³ pour le béton n° 2, tous les 20 m³ pour le n° 3 et tous les 10 m³ pour le n° 4. Pour les opérations importantes de bétonnage, la maîtrise d’œuvre est prévenue au moins 48 heures à l’avance afin de contrôler coffrages et armatures.

Déposes, remises en état et réseaux

Les travaux comprennent la purge de 180 m² d’enduit de façade jusqu’aux maçonneries, ainsi que la dépose des doublages intérieurs, faux-plafonds, revêtements de sol, plinthes et équipements électriques lorsque nécessaire. Les métrés prévisionnels de doublages déposés et reconstruits totalisent 239 m² ; certaines déposes de plafonds (30 m² prévisionnels), de plinthes et d’électricité sont indiquées comme optionnelles dans le quantitatif annexe.

Après intervention, les doublages sont reconstruits à l’identique, avec isolant en laine de bois de 150 mm, et les parties de faux-plafonds déposées sont reprises. Les revêtements de sol sont réfectionnés si déposés ou détériorés ; les installations électriques déposées sont reposées et raccordées. Le quantitatif prévoit environ 239 m² de peinture sur parois et 247 m² sur plafonds ; le CCTP demande notamment la mise en peinture complète des plafonds des deux grandes pièces de l’aile nord. Plinthes bois identiques à l’existant si nécessaire. Un nettoyage complet des locaux est prévu avant réception.

Pour les réseaux, le puisard de chaufferie fait l’objet d’une inspection et, si nécessaire, de reprises de maçonnerie, d’enduit et de réseau, puis d’un cuvelage à base de résine conforme au DTU 14.1. Les reprises éventuelles de réseaux EU/EP et fourreaux comprennent sciage, ouverture de tranchée, remplacement, raccordement avec épreuve, lit de sable, remblai graveleux, grillage avertisseur et réfection de surface. Les diamètres prévus au bordereau sont EU/EP Ø100–125, Ø160–200 et Ø300, ainsi que fourreaux Ø50. Un écran anti-racinaire est également prévu au bordereau, avec tranchée, pose, remblaiement et réfection de surface.

Prescriptions et matériaux

Les bétons n° 2 à 4 sont soumis à étude préalable et contrôle selon NF EN 206.1 ; leurs classes d’exposition sont XC2/XF1. Les résistances et dosages indiqués sont : béton n° 1, 16 MPa et 200 kg/m³ ; n° 2, 20 MPa et 250 kg/m³ ; n° 3, 25 MPa et 280–300 kg/m³ ; n° 4, 30 à 35 MPa et 320–350 kg/m³. Les granulats des bétons n° 2 à 4 sont limités à 25 mm. Les mortiers de maçonnerie sont spécifiés selon leur usage, avec des dosages allant notamment de 250 kg/m³ de sable sec pour le mortier de remplissage à 500 kg/m³ pour les rejointoiements. Les travaux se conforment aux normes et DTU applicables, aux règles de calcul citées et aux prescriptions de tolérance du CCTP.

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Critères d'évaluation

CritèrePondération

Visite de site

Optionnelle

Date(s)

Non précisé

Lieu

Médiathèque intercommunale, rue de l’Echo – place Eugène Soula, 09100 Pamiers

Modalités

Le CCTP indique que les candidats doivent effectuer une visite des lieux ; le résumé du règlement de consultation indique « Visite sur site : Sans ». Les pièces sont contradictoires et ne précisent ni date, ni contact, ni modalités pratiques.

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